Gayvox.fr
Culture & Cinéma

CALL ME BY YOUR NAME, la romance gay portée par un gros buzz


Une romance entre un jeune homme de 17 ans et un ami de ses parents lors de vacances d'été sur la riviera italienne.


 

CALL ME MAYBE


Nouveau long métrage de Luca Guadagnino (Amore, A Bigger Splash), Call Me By Your Name est l'adaptation du très beau roman d'André Aciman, publié en France sous le titre Plus tard ou jamais. Le scénario, co-écrit par James Ivory, épure le récit d'Aciman et se concentre sur l'essentiel : l'histoire de la passion amoureuse, lors d'un été des années 80, entre un jeune homme de 17 ans et un adulte de 24 ans. C'est, dans ce film extrêmement léché qui semble posé sur les rails du récit d'apprentissage estival, le premier élément non-politiquement correct : cette relation entre un mineur (qui a l'air d'avoir 15 ans) et d'un aîné, cet apprentissage élève-maître, qu'on penserait voir dans le cinéma des années 70 mais qu'on n'oserait pas produire aujourd'hui. Il n'y a pourtant jamais rien de scabreux dans cette histoire d'une beauté solaire.


Le décor a un côté casa Buitoni, Armie Hammer a un côté Ken trop beau pour être vrai, les petits déjeuners au Nesquik semblent sortis d'une publicité, mais il y a toujours chez Guadagnino une façon hyperbolique de traiter du réel, comme s'il racontait ses histoires un ton au-dessus, quelque part dans le surréel. C'est ainsi, en tout cas, qu'il choisit de représenter la naissance du désir, dans une quintessence archétypale qui va effectivement chercher dans la carte postale. Elio et Oliver jouent au chat et à la souris, mais l'érotisme ne reste pas hors champ dans Call Me By Your Name. On l'a dit, la romance du long métrage est atypique ; elle l'est aussi grâce à son jeune acteur (la révélation Timothée Chalamet, entraperçu dans Interstellar et Homeland) qui compose un héros un rien tête à claques qui ne correspond pas aux canons classiques du brave garçon attachant de ce genre d'histoires.


Call Me By Your Name, grillé par le soleil de l'Italie, nous rappelle au bon souvenir des fondus enchainés. Tandis que les horreurs défilent sur la RAI, l'été d'Elio semble en apesanteur. Guadagnino sait y faire et sait aussi s'entourer : la photographie sensuelle est signée Sayombhu Mukdeeprom, collaborateur d'Apichatpong Weerasethakul, tandis qu'il est difficile de résister à la délicatesse amoureuse des musiques composées par Sufjan Stevens. Le réalisateur sait aussi prendre de subtils contrepieds, à l'image du traitement des personnages secondaires, des parents à la petite amie. On n'a un corps et un cœur qu'une fois : Call Me By Your Name a le sens du mélodrame et en saisit toute la beauté.


 

Call Me By Your Name sortira le 10 janvier en France.


Source : FilmdeCulte


En ligne le 4 août 2017

Infos gay lesbienne LGBTQI, news gay lesbienne LGBTQI, actualité gay lesbienne LGBTQI, culture gay lesbienne LGBTQI

Informations
Pour utiliser nos services, tu dois être membre de Gayvox et identifié.
Je suis déjà membre Mot de passe oublié ?
Pas encore membre
Je souhaite m'inscrire maintenant :

Rencontres express

Je cherche
Qui cherche
Résidant en

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus OK