Le gouvernement a demandé aux écoles d'informer les parents si leur enfant est en transition. (Getty)
Les écoles anglaises doivent informer les parents si leur enfant remet en question son sexe dans la « grande majorité » des cas, a déclaré le gouvernement.
Les directives juridiquement contraignantes présentées jeudi 12 février par le ministère de l'Éducation (DfE) indiquent qu'il est « vital » que les écoles et les collèges informent les parents ou les tuteurs si les élèves présentent des signes de dysphorie de genre.
Il demande en outre au personnel de ne pas encourager les élèves à effectuer une « transition sociale » et d'adopter une « approche très prudente » dans l'utilisation du nom ou des pronoms d'un élève transgenre.
Les écoles primaires ont reçu pour instruction spécifique de n'affirmer l'identité de genre d'un enfant trans que « très rarement ».
Rédigées pour la première fois en 2023 sous le gouvernement conservateur, les directives stipulaient à l'origine que les enfants d'âge primaire « ne devraient pas avoir des pronoms différents de leurs pronoms sexuels utilisés à cette époque ».
Le projet récemment mis à jour prévoit des exceptions mineures, mais exhorte le personnel à faire preuve de prudence lors de la confirmation d'élèves trans.

La secrétaire à l'Éducation, Bridget Philipson, a affirmé que les directives « suivaient les preuves », affirmant que la sécurité des enfants n'était « pas négociable ». Elle n’a pas précisé dans quelle mesure le fait d’affirmer le genre des élèves en question aurait un impact sur leur sécurité.
« Il s’agit d’un soutien pragmatique aux enseignants, de réassurance pour les parents et, surtout, de la sécurité et du bien-être des enfants et des jeunes. »
Le Dr Hilary Cass, auteur de l'étude très controversée sur les soins de santé pour les jeunes trans, a soutenu les lignes directrices mises à jour, affirmant qu'elles « reflètent les recommandations de mon étude ».
Elle a en outre affirmé que les preuves sur « l’impact de la transition sociale » restaient limitées, arguant que les écoles avaient le devoir de « protéger les enfants ».
Les militants ont vivement critiqué les dispositions des lignes directrices, arguant que l'utilisation de sifflets anti-trans, comme l'expression « idéologie de l'identité de genre » dans son avant-propos, était révélatrice de son intention.
La militante Sophie Molly a condamné l’accent mis sur le fait d’empêcher les élèves trans d’utiliser des espaces non mixtes cohérents avec leur identité de genre, la qualifiant d’« abus ».
Selon les statistiques de Crisis, au moins 25 pour cent des personnes trans ont connu l’itinérance à un moment donné, 77 pour cent des jeunes affirmant que « le rejet de la famille, les abus ou le fait d’avoir été invité à quitter la maison » en étaient la principale cause.
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