Les autoportraits de Dmytro Komissarenko n'ont pas peur du sensuel. Ils s'y penchent. Son travail capture l’attrait provocateur du physique masculin avec confiance et contrôle, présentant le corps comme quelque chose qui doit être étudié, admiré et, oui, désiré.
Cela aide que Komissarenko soit dans une forme incroyable. Les traits ciselés. Le cadrage délibéré. Et avec un membre comme celui-là, soyons honnêtes, la plupart des gens prendraient aussi beaucoup de photos d'eux-mêmes. Ce qui différencie ses images de la simple vanité, c’est l’intention. Ce ne sont pas des clichés jetables. Ce sont des moments construits qui semblent pris en compte même s’ils semblent faciles.


Selfies vs autoportraits, revisités
Komissarenko trace une ligne ferme entre les selfies et les autoportraits, et c'est une distinction qui compte à la lecture de son travail. Pour lui, un selfie est rapide et réactif. Un autoportrait est prévu, façonné par la lumière, la posture et la direction émotionnelle.
Cette distinction devient particulièrement claire dans son utilisation fréquente des miroirs. Plutôt que de paraître décontractées, ces compositions de miroirs mettent en valeur les courbes, les tensions et les crevasses de son corps. Ils lui permettent de se présenter sous plusieurs angles à la fois, faisant de la réflexion un outil plutôt qu'un raccourci.


Pourquoi le noir et blanc fonctionne si bien
Une grande partie de la photographie de Komissarenko est réalisée en noir et blanc, un choix qui rend les images plus intimes que flashy. Sans se concentrer sur la couleur, l’œil s’attarde sur la texture, l’ombre et la forme. L’absence de couleur rend l’œuvre plus calme, même lorsque le sujet est ouvertement sexuel.
Cette retenue donne aux images leur pérennité. Le noir et blanc élimine les excès et maintient le spectateur concentré sur ce qui se passe à l'intérieur du cadre, non seulement sur ce qui est exposé, mais aussi sur la manière dont cela est présenté.



Objectivité, vulnérabilité et contrôle
Se photographier comporte son propre ensemble de défis. Komissarenko reconnaît que l'autocritique ne disparaît pas simplement parce que vous êtes derrière la caméra. Certaines fonctionnalités semblent vulnérables. Certaines images mettent plus de temps à accepter.
Pourtant, l’autoportrait est devenu une pratique d’acceptation de soi. Chaque image est un exercice pour se voir clairement, sans se précipiter sur l'inconfort. Cet équilibre entre vulnérabilité et contrôle est ce qui donne sa charge à l’œuvre.


Sexe, intimité et « art porno »
Certaines des images les plus médiatisées de Komissarenko se situent entre la photographie érotique et la pornographie. Pour lui, la différence réside dans l’intention. La sexualité peut être directe sans être vide. La luxure ne doit pas nécessairement annuler le sens.
Des séries comme Coup de main et Confession de roses utiliser des images explicites comme métaphore plutôt que comme destination. Les images invitent à l’interprétation plutôt qu’à la consommation, demandant aux spectateurs de regarder au-delà de l’excitation.
Laisser parler le travail
Komissarenko pense que la plupart des choses intéressantes à savoir sur lui sont déjà présentes dans ses photographies, si les spectateurs sont prêts à ralentir et à regarder. Tout le monde ne le fera pas, et cela fait partie de l’échange.
En fin de compte, ses autoportraits ne sont pas une question de permission ou de performance. Il s'agit de propriété. Du corps. Du regard. Et du récit qui accompagne les deux.
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