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    « En Europe, j’ai l’impression de vivre un retour en arrière » : quand l’expatriation en Chine bouleverse tout

    9 janvier 20264 minutes
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    Partir vivre à l’autre bout du monde ? Beaucoup en rêvent, certains le font. Mais attention au retour : il peut avoir un goût amer, comme un café trop serré avalé à la va-vite dans un bar d’aéroport. Pour Adrián Díaz, entrepreneur espagnol installé en Chine, l’Europe lui semble aujourd’hui prisonnière du passé. Son témoignage bouscule les certitudes et invite à repenser ce qu’on appelle « avancer ».

    Quitter l’Europe : des défis, mais surtout une grande aventure

    Prenons un instant pour observer le parcours de ceux qui s’exilent. Si partir vers l’inconnu effraie — pas facile de faire sa valise pour une terre où même la météo n’est pas familière —, revenir chez soi… n’est pas forcément la partie la plus simple du voyage. Beaucoup partent pour s’adapter, découvrir d’autres horizons, parfois s’arracher à leurs racines. Mais, bien souvent, ce qu’on raconte moins, ce sont les difficultés inattendues du retour.

    Après un long séjour en Asie, là où le quotidien est rythmé par une discipline collective presque militaire, un sens du service poussé et une rapidité d’exécution (exit, le plombier qui vient « entre 8h et 18h »), l’Europe peut sembler marcher au ralenti. Et, pour Adrián Díaz, revenir en Espagne après la Chine, c’est un peu comme sauter d’un TGV en marche pour grimper dans une draisienne…

    L’Europe, ce doux « retour en arrière » ?

    L’expérience n’est pas isolée. Beaucoup d’anciens expatriés reviennent avec, dans leurs bagages, une bonne dose de frustration. Ce qui les fait tiquer ? Un soupçon de lenteur administrative, un service client qui manque de nerf, un monde professionnel un brin engourdi. La comparaison ne s’arrête pas là : transports, restauration, services bancaires… même la prise de rendez-vous chez le médecin donne parfois envie de reprendre l’avion. Bref, le retard digital, ou du moins la perception d’un retard face à une Asie ultra-connectée, vient chatouiller l’orgueil européen.

    • Administration jugée moins réactive
    • Services au client plus lents
    • Milieu professionnel perçu comme moins dynamique
    • Infrastructures numériques et logistiques en retrait

    Pour Adrián Díaz, après des années en Chine, le choc est grand : « Je reste 15 jours et je veux repartir », confie-t-il. Le diagnostic est sans appel : retour dans un café, et ce sont les mêmes discussions qu’il y a vingt ans. Pour lui, si la bulle immobilière espagnole continue d’étouffer l’accès au logement — notamment chez les jeunes —, le sentiment de stagnation domine.

    La Chine, terre de dynamisme… mais pas sans défauts

    Attention toutefois à ne pas peindre la Chine aux couleurs d’un conte de fées capitaliste. Oui, l’économie du géant asiatique conserve un rythme de croissance solide, autour de 4%, voire 5% en 2024, bien supérieur au 3,2% de l’Espagne l’an passé. Cela n’empêche pas certaines réalités moins reluisantes. D’après Adrián Díaz, tout n’est pas rose : « Là-bas, tout le monde paie au noir. Le gouvernement chinois le sait parfaitement, mais il leur laisse carte blanche, car cela ruinerait des secteurs entiers », affirme-t-il. Autrement dit, les réglementations économiques sont fragiles, parfois carrément piétinées. Un esprit d’adaptation, oui, mais aussi une large tolérance vis-à-vis des zones grises.

    Le contraste frappe alors : quand l’Europe reste figée dans ses normes, la Chine mise sur l’agilité, quitte à jongler avec la frontière de la légalité. Chacun ses travers, mais difficile de ne pas ressentir une différence de souffle lorsqu’on vit ce grand écart culturel.

    Retourner chez soi ? Pas aussi simple qu’il n’y paraît

    On l’aura compris, pour Adrián Díaz, l’expatriation a transformé sa vision du monde, mais aussi sa patience. Revenir au point de départ, c’est comme rallumer une vieille cassette où les sujets de conversation n’ont pas changé, où les freins économiques et administratifs semblent plus solides que jamais. Rien n’est simple, ni parfait, ni d’un côté, ni de l’autre. Mais la tentation de repartir, elle, ne fait que grandir — la preuve que s’immerger durablement ailleurs ébranle nos repères de façon durable.

    Morale de l’histoire ? L’expatriation, ce n’est pas seulement apprendre à vivre ailleurs, c’est aussi, parfois, désapprendre à rentrer chez soi.

    ★★★★★

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    Mathias Gerdy

    Après avoir fait ses premiers pas dans la presse féminine, Mathias Gerdy a fondé le site Gayvox en tant que journaliste indépendant pour écrire sur ce qui lui tenait à cœur : la cause LGBT.

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