L’étude a utilisé les données recueillies auprès de 445 jeunes diagnostiqués avec une dysphorie de genre. (Image : Getty)
Une nouvelle étude, publiée ce mois-ci dans le Journal of Adolescent Health, partage des données qui suggèrent que les adolescents trans qui reçoivent des soins d'affirmation de leur genre ne sont pas susceptibles de regretter de l'avoir fait en fin de compte.
L’étude utilise les données recueillies auprès de 445 jeunes ayant reçu un diagnostic de dysphorie de genre et soignés dans quatre cliniques au Canada entre 2012 et 2017.
Les cliniques étaient la clinique de diversité de l'Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario, la clinique de santé trans IWK de l'Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, la clinique de genre de l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique et la clinique Metta de l'hôpital pour enfants de l'Alberta.
Dans le groupe échantillon, 331 participants ont reçu une femme à la naissance et 114 un homme à la naissance. 353 ont suivi une hormonothérapie d’affirmation de genre. Quatre d’entre eux ont ensuite arrêté leurs hormones, et un seul a arrêté le traitement hormonal et a recommencé à s’identifier comme étant son sexe assigné à la naissance.
13 participants ont ensuite recommencé à s'identifier selon leur sexe assigné à la naissance après environ 2,5 ans en moyenne, tandis que certains participants sont passés d'une identité de genre binaire à une identité de genre non binaire après environ 2,5 ans.
Fluidité de genre
Dans l’étude, il a été constaté que les adolescents avaient une identité de genre plus fluide s’ils s’identifiaient initialement comme non binaires.
Cependant, aucun de ces adolescents à identification non binaire n’est revenu à une identité binaire correspondant à son sexe assigné à la naissance. Près de 80 % de ces participants non binaires ont commencé un traitement hormonal, avec un taux d'abandon de 1,1 %.
Aucun des jeunes qui ont arrêté les bloqueurs de puberté ou les traitements médicaux de soutien secondaires en raison d'un changement dans leur identité de genre n'ont fini par s'identifier au sexe qui leur avait été attribué à la naissance.
De cette étude, on peut conclure qu'une écrasante majorité des jeunes qui ont participé à des cliniques universitaires au Canada pour recevoir des soins d'affirmation de genre s'identifient toujours comme transgenres ou non binaires, avec plus de 97 % s'identifiant toujours comme tels.
Au total, seulement 2,9 % ont choisi de commencer à identifier leur genre avec le sexe attribué à la naissance dans un délai de 2,4 ans.
