Pendant longtemps, le rayon cosmétique était divisé en deux mondes bien distincts : d’un côté les produits pour femmes, de l’autre une poignée de références pour hommes, souvent reléguées dans un coin. Heureusement, les choses bougent enfin. Aujourd’hui, la beauté devient inclusive et les marques comprennent que prendre soin de soi n’est pas une question de genre, mais de respect pour sa propre peau.
En finir avec les clichés du marketing
On a tous en tête ces publicités ultra-stéréotypées où les produits pour hommes devaient forcément avoir des parfums de menthe glaciale ou des packagings gris anthracite. Ce temps-là est révolu. Les nouvelles marques préfèrent se concentrer sur l’efficacité des formules plutôt que sur des codes visuels dépassés. L’objectif est simple : que tout le monde se sente légitime d’utiliser un sérum ou un masque hydratant.
Cette évolution est aussi portée par une meilleure compréhension biologique. On sait désormais que, si les besoins varient, la peau reste un organe qui nécessite une attention particulière. Par exemple, de nombreux nettoyants visage prennent en compte les besoins uniques de la peau des hommes, notamment pour gérer les irritations liées au rasage ou une production de sébum souvent plus importante. C’est en s’attaquant à ces problématiques réelles que la beauté devient vraiment utile à tous.
Des gammes pensées pour toutes les carnations
L’inclusivité, c’est aussi s’adresser à toutes les couleurs de peau. Pendant trop d’années, les fonds de teint ou les crèmes solaires ont été pensés pour un seul type de carnation, laissant de côté une immense partie de la population. Aujourd’hui, proposer quarante ou cinquante nuances de teint n’est plus une exception, c’est devenu la norme pour toute marque qui se respecte.
Les formulations s’adaptent également aux besoins spécifiques de chaque peau. Une peau noire n’a pas les mêmes fragilités face au soleil ou aux taches pigmentaires qu’une peau très claire. En développant des soins ciblés, les marques montrent qu’elles ne se contentent plus de faire du marketing, mais qu’elles investissent réellement dans la recherche pour répondre à la diversité du monde réel.
Le mouvement « Genderless » : la peau n’a pas de sexe
On voit apparaître de plus en plus de marques dites « neutres » ou « non-genrées ». L’idée est de proposer des produits basés uniquement sur le type de peau : grasse, sèche, mixte ou sensible. Après tout, une peau déshydratée a besoin d’acide hyaluronique, que l’on soit un homme, une femme ou une personne non-binaire. C’est une approche beaucoup plus logique et surtout plus saine.
Cette tendance simplifie aussi la vie dans la salle de bain. On partage plus facilement ses produits avec son ou sa partenaire, on réduit le nombre de flacons et on se concentre sur l’essentiel. C’est une petite révolution qui remet l’humain au centre de la routine beauté, loin des injonctions sociales qui nous dictaient ce que nous devions utiliser selon notre identité.
Vers une représentation plus authentique
Enfin, l’inclusivité passe par l’image. Les marques utilisent de plus en plus de modèles aux profils variés : des personnes de tous âges, avec des taches de rousseur, des cicatrices ou de la barbe. Cette authenticité fait du bien car elle nous permet de nous identifier à des visages qui nous ressemblent vraiment, sans les retouches excessives qui créaient des complexes inutiles.
La beauté inclusive est bien plus qu’une simple mode passagère. C’est une reconnaissance de notre diversité et un pas de plus vers une acceptation de soi décomplexée. En ouvrant le dialogue et en adaptant les produits à tout le monde, l’industrie cosmétique participe à une société plus tolérante où prendre soin de son visage est un plaisir accessible à chacun, sans distinction.
