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    Le Kazakhstan adopte une loi de « propagande » anti-LGBTQ+ à la russe, suscitant une alarme mondiale

    6 janvier 20264 minutes
    Le Kazakhstan adopte une loi de « propagande » anti-LGBTQ+ à la russe, suscitant une alarme mondiale
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    Le Kazakhstan a officiellement promulgué une loi radicale interdisant ce que les autorités qualifient de « propagande LGBTQ+ », une décision qui, selon les défenseurs des droits humains, marque un revirement radical par rapport aux engagements démocratiques et reflète la répression longtemps critiquée de la Russie contre la visibilité queer.

    Le président Kassym-Jomart Tokayev a signé la loi le 30 décembre, après des mois de débat et de pression soutenue de la part des organismes de surveillance internationaux exhortant les législateurs à rejeter la mesure. Le projet de loi, approuvé pour la première fois par la chambre basse du pays en novembre, restreint la diffusion d'informations liées à ce qu'il qualifie de « l'orientation sexuelle non traditionnelle » et de la pédophilie dans les espaces publics et les médias.

    Ce que la loi interdit et ce qu'elle punit

    En vertu de la nouvelle loi, le partage ou la promotion de contenus jugés interdits peuvent entraîner des amendes allant jusqu'à 144 500 tenges kazakhs (environ 280 dollars) ou une détention pouvant aller jusqu'à 10 jours. Le langage de la loi a suscité des critiques car il confond l'identité LGBTQ+ avec un comportement criminel, ce qui, selon les experts, incite aux abus et à une application sélective.

    Le Sénat du Kazakhstan a approuvé le projet de loi le 18 décembre avant de l'envoyer au bureau de Tokaïev, malgré les vives objections des organisations de la société civile au Kazakhstan et à l'étranger.

    Les groupes de défense des droits tirent la sonnette d’alarme

    Avant le vote, une coalition de sept organisations internationales, dont Human Rights Watch, Civil Rights Defenders et le Partenariat international pour les droits de l'homme, a averti que la législation violerait les obligations du Kazakhstan en vertu du droit international des droits de l'homme.

    Dans une déclaration commune publiée le 11 novembre, les groupes ont fait valoir que de telles restrictions compromettent l'accès des enfants à l'éducation, aux ressources de santé et à des informations précises. Ils ont également averti que les lois ciblant l’expression LGBTQ+ n’ont pas leur place dans les sociétés qui revendiquent des valeurs démocratiques.

    « Des dispositions discriminatoires comme celles-ci érodent les libertés fondamentales », indique le communiqué, exhortant les législateurs à abandonner la proposition.

    Une sombre réalité pour les Kazakhs LGBTQ+

    Même si les relations homosexuelles ont été décriminalisées au Kazakhstan en 1998, les protections juridiques pour les personnes LGBTQ+ restent quasiment inexistantes. Le pays n’interdit pas la discrimination en matière d’emploi ou de logement fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, et ne reconnaît pas non plus les mariages ou les partenariats entre personnes de même sexe.

    Les personnes transgenres sont confrontées à des obstacles particulièrement graves. Les soins d'affirmation de genre sont réservés aux personnes de plus de 21 ans et la reconnaissance légale nécessite la stérilisation, une pratique largement condamnée par les autorités médicales et des droits de l'homme.

    Des membres de la communauté queer du Kazakhstan ont également signalé des cas de harcèlement, de chantage et de violence physique, impliquant parfois les forces de l'ordre. Les militants affirment que la nouvelle loi est susceptible d’intensifier ces risques en légitimant l’hostilité et la surveillance.

    Les échos de la répression russe

    Les observateurs ont établi des comparaisons directes entre la législation du Kazakhstan et la loi russe de 2013 sur la « propagande gay », qui s'est depuis développée pour devenir l'une des campagnes juridiques les plus agressives au monde contre l'existence des LGBTQ+.

    En Russie, des mesures similaires ont été utilisées pour justifier les détentions massives, fermer les lieux queer, censurer les médias et criminaliser le plaidoyer. En 2023, les autorités sont allées plus loin en qualifiant d’extrémiste le soi-disant « mouvement LGBT international », une entité fictive, interdisant de fait la vie queer elle-même.

    Depuis lors, les sanctions vont des amendes pour les publications sur les réseaux sociaux à l'interdiction des dessins animés pour enfants et des applications éducatives incluant un langage inclusif. Les groupes de défense des droits ont également documenté des décès en détention liés à l'application des lois anti-LGBTQ+.

    Une tendance régionale inquiétante

    Le Kazakhstan rejoint désormais une liste croissante de pays adoptant des variantes de l’approche russe, faisant craindre un recul régional plus large des droits LGBTQ+. Les défenseurs avertissent que ces lois ne protègent pas les enfants ou la moralité publique, mais favorisent plutôt la peur, le silence et la discrimination sanctionnée par l’État.

    Alors que l’application de la loi commence, de nombreux Kazakhs LGBTQ+ se préparent à la suite, avec moins de garanties, moins de visibilité et une pression croissante pour disparaître complètement.

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    Mathias Gerdy

    Après avoir fait ses premiers pas dans la presse féminine, Mathias Gerdy a fondé le site Gayvox en tant que journaliste indépendant pour écrire sur ce qui lui tenait à cœur : la cause LGBT.

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