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Comme la drogue ou l’alcool, la toile aurait ses @ccros. Selon des psychologues américains, surfer sur le web pourrait entraîner une dépendance qui toucherait déjà des millions d’internautes. Etes-vous netaholique ?

"Addiction à Internet" le terme a été prononcé pour la première fois à Toronto, en 1996, lors de la réunion annuelle de l’Association Américaine de Psychologie.
Aux Etats-Unis 11 millions d’internautes souffriraient de cyberdépendance, les dictionnaires médicaux français parlent eux de "nétaholisme".

"Si aux Etats-Unis, les Internet Addiction Disorders font grand bruit, en France, la cyberdépendance n’est pas reconnue. L’hypothèse la plus plausible est que l'utilisation importante d'internet est en fait chez certains internautes le reflet d'une souffrance psychologique (anxiété, dépression, manque d’estime de soi…)." estime Jacky Gautier, étudiant en psychiatrie menant la première enquête francophone sur le sujet.

La réalité même de la maladie et la valeur scientifique des études sur le sujet sont remises en question par d’éminents psychologues, qui n’y voient qu’une passagère hystérie.

Existe-t-il un profil type du nétaholique ? Selon M. Gautier, "les personnes qui ont le sentiment d’être dépendants à Internet sont principalement des hommes (près de 75 % des réponses) jeunes (entre 15 et 30 ans). Leur principale activité est la participation à des chat-rooms (dans 23 % des cas), des jeux en réseau ou la consultation de sites à caractère sexuel". On est assez loin du stéréotype du jeune adolescent complexé et asocial !

Les sites sur l’Internet Addiction Disorder pullulent sur le net. On y trouve même des cybercliniques. Parmi ces sites proposant des e-thérapies, on peut citer le Center for on-line addiction créé par la psychologue Kimberly Young ou Virtual Addiction du Docteur Greenfield, autre expert américain du sujet.
En France, on y voit là l’expression d’une singularité bien américaine. "L’avantage de ces cybercliniques est de permettre la détection de personnes souffrant de troubles psychologiques, qui s’ils restaient sous silence pourraient empirer. Cependant, l’aspect pécuniaire et le cadre même de la thérapie proposée apparaissent comme inquiétant." déclare Jacky Gautier.



Cyberdépendant? Faites-vous même le test:


1 - Vous sentez-vous préoccupé par Internet (en pensant à votre dernière connexion et en anticipant la prochaine) ?
2 - Éprouvez vous le besoin de surfer sur Internet pendant de plus en plus longues périodes avant d’être rassasié ?
3 - Avez-vous tenté à plusieurs reprises et sans succès de limiter ou de contrôler votre temps passé sur Internet ?
4 - Vous sentez-vous épuisé, patraque, déprimé ou irritable lorsque vous essayez de limiter ou de stopper votre usage du réseau ?
5 - Restez-vous sur le net plus longtemps que prévu ?
6 - Avez-vous mis en danger une relation, votre emploi, une opportunité de carrière à cause de l’usage d’Internet ?
7 - Avez-vous menti à votre famille, votre thérapeute ou d’autres personnes afin de pouvoir disposer de plus de temps sur Internet ?
8 - Utilisez-vous Internet comme un moyen de vous évader de vos problèmes quotidiens ou pour échapper à des sentiments négatifs (culpabilité, anxiété, déprime, solitude…) ?

Si vous avez répondu oui à plus de trois de ces questions, peut-être êtes-vous déjà atteint…

(d'après un article de David Bême)

Pour en savoir plus: Doctissimo.fr

Mise en ligne le 12/09/03


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