Témoignages : 3 courts métrages pour la population homosexuelle séropositive
Dans le cadre de son programme de lutte contre le sida, l’INPES lance une série de trois courts-métrages diffusés à l’occasion du Festival Gay et Lesbien du 14 au 21 novembre 2006. Leur objectif est de lutter contre la banalisation de la contamination par le virus du sida en mettant en lumière le bouleversement qu'entraîne la séropositivité et la difficulté d'adapter ses comportements à son nouveau statut. Ces courts-métrages montrent comment certaines situations de fragilité peuvent entraîner une contamination. Ils donnent la parole aux personnes atteintes et tente de faire prendre du recul sur certains comportements afin d’inciter à maintenir ou à reprendre des comportements préventifs.
Ces trois films courts renouvellent le discours de prévention et délivrent librement, avec justesse et sensibilité un message rendant compte de la complexité des situations que vit la population séropositive.
Chacun de ces courts-métrages d’une durée de 13 minutes est traité à la manière d’un reportage avec des témoignages, parfois durs ou dérangeants. La découverte de la séropositivité est un choc. Elle peut entrainer l’individu dans une fuite en avant, vers une sexualité débridée et non-protégée. Mais elle peut aussi l’amener à reprendre le contrôle de sa vie et contribuer à une prise de conscience : faire s’arrêter là la chaîne de contamination..
Trois portraits de personnes de séropositives ou comment vivre sa séropositivité au quotidien ?
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Le séropositif « responsable » : Jonathan, 30 ans, séropositif depuis 5 ans.
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La séropositivité au sein du couple : Christophe, 38 ans, séropositif depuis 13 ans
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Le séropositif « borderline » : Frédéric, 48 ans, séropositif depuis 22 ans
Dans ces « films-portraits », nous suivons chaque personne dans le quotidien de ses vies privée et sociale. Les témoignages face caméra sont entrecoupés par des scènes de vie de tous les jours : la caméra s’attarde ainsi sur les corps, les visages et les silences qui accompagnent les interviews pour mieux capter la vérité intérieure de ces personnes.
Ces trois courts-métrages sont disponibles sur le site : inpes-sida.fr. Ils seront diffusés sur les chaînes de télévision (Pink TV et Canal + entre autres) et dans les salles de cinéma. Un DVD sera également édité avant la fin de l’année 2006.
Il s’inscrivent dans le dispositif spécifique d’actions à destination des populations homosexuelles, qui comprend à la fois des actions media telle que la campagne télévisée de lutte contre les discriminations des personnes séropositives diffusée en juin, des actions sur les lieux de convivialité (documents d’information, cartes postales, roman photo nous tous, fanzine sur les sexualités gay à paraître en décembre) et des actions internet. Pour accéder à la totalité de ces actions, un site www.inpes-sida.fr donne une vision globale des actions menées par l’INPES en faveur de la lutte contre le sida.
L’épidémie progresse
Depuis la mise en place de la notification obligatoire en 2003, 2 049 séropositivités au VIH ont été découvertes et notifiées chez des hommes homosexuels en France, soit 28 % de l’ensemble des découvertes (si on exclut les cas pour lesquels le mode de contamination n’est pas renseigné). Cette proportion a augmenté au cours du temps, passant de 24 % au 1er semestre 2003 à 31 % au 1er semestre 2005. Sur cette même période, 2003-mi 2005, les homosexuels représentent 27 % des cas de sida. Près d’un homosexuel sur deux a été contaminé dans les six derniers mois.
L’analyse du nombre de pénétrations anales non protégées au cours des 12 derniers mois avec des partenaires occasionnels permet de suivre l’évolution des comportements les plus à risque de transmission du VIH. En 2004, parmi les hommes pratiquant la pénétration anale avec des partenaires occasionnels, 35,8% indiquent au moins une pénétration anale non protégée au cours des 12 derniers mois.