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la Marche des Fiertés


La marche débutera à 14h à Montparnasse pour se finir à Bastille (le déroulement de la Marche).
Et à votre arrivée sur la Place de la Bastille, une méga fête vous attendra avec le concours de Radio FG et son line-up de choix :
16 h : Samy Dee
17 h : Fabrice Mondor
18 h : Didier Sinclair
19 h : Michael Marx
20 h : Fex
21 h : Tasty Tim


Égalité ! Rarement mot d’ordre aura eu plus de sens. Nous avons vécu une campagne électorale obnubilée par l’insécurité, dont les valeurs de la République furent quasiment oubliées, ce qui eut pour résultat d’offrir une tribune à l’extrémisme.
L’extrême droite, c’est la discrimination généralisée, c’est le projet de la remise en ordre de la société par une hiérarchie des races, des sexes, des sexualités et des modes de vie, par le rejet de l’étranger comme de toute étrangeté.
Les lesbiennes, les gais, les bi et les trans sont en première ligne. N’oublions pas que ce furent les victimes des premières rafles des nazis en 1933 et que nombre de régimes, sur tous les continents, les persécutent en toute impunité.
Le mouvement LGBT a contribué à la mobilisation contre l’extrême droite. Pour affirmer visiblement que la diversité des modes de vie est constitutive de notre société. Pour rappeler que la République doit être garante des libertés qui permettent cette diversité.
La République doit donc agir contre l’homophobie et la lesbophobie qui la limitent. Il ne suffit pas qu’elle tolère la diversité ; elle doit garantir que les libertés peuvent être exercées sur un plan d’égalité. Nous n’accepterons pas que l’égalité soit compromise par un retour à l’ordre moral, souvent masqué par un prétendu ordre symbolique.
La Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans rassemblera celles et ceux qui veulent une société ouverte, où chacun-e, libre de son mode de vie est l’égal-e de l’autre.

Inter- LGBT
L'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) participe d'un mouvement qui, depuis plus de 30 ans, inscrit dans la société la question de l'orientation et de l'identité sexuelles par le biais de manifestations publiques. Son but est de lutter contre les discriminations fondées sur les mœurs, l'orientation ou l'identité sexuelle. Elle organise chaque année la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans, le Printemps des assoces (un colloque et un salon des associations) et d'autres interventions publiques ; elle participe au dialogue politique et social; elle lance et soutient des projets interassociatifs ; elle favorise la visibilité des associations LGBT et l'émergence d'une stratégie collective au moyen de son Conseil, rassemblant une cinquantaine d'associations.
Par le succès croissant de la Marche et l'importance qu'elle revêt dans la société, par la participation régulière des associations à ses travaux, l'Inter-LGBT est devenue une force de proposition et un pôle de concertation et de médiation essentiel du mouvement homosexuel français.

Du premier mai à la Marche des fiertés lesbiennes, gaies bi et trans
On situe parfois l'origine de notre Marche aux émeutes de Stonewall de juin 1969, quartier new-yorkais où gais et trans se rebellent contre le harcèlement policier, commémorées aux États-Unis dès 1970 par des manifestations organisées sous le nom de « Gay Freedom Day », parfois de « Christopher Street Liberation Day », ou de « Gay Pride », terme qui s'imposera.
Or, en France, l'affirmation homosexuelle dans la rue trouve son origine dans les mouvements révolutionnaires qui succèdent à mai 68. La première manifestation homosexuelle date du 1er mai 1971, où MLF et FHAR s’invitent en queue d'un cortège syndical. Le 4 avril 1981, juste avant l'élection présidentielle, a lieu à Paris la première « Marche nationale pour les droits et libertés des homosexuels et des lesbiennes ». Dans les années qui suivent la dépénalisation de l'homosexualité (août 1982), la démobilisation des militants est telle que cette Marche prend une nouvelle forme, avec la présence de chars commerciaux (à partir de 1985) et l'intention d'en faire une fête dépolitisée avec « le maximum de bruit, d'animation, de couleurs, pour frapper les imaginations ». Le terme anglais de « gay pride » tombe à pic pour qualifier cet événement.
L'association « Gay Pride » se forme en 1991 pour organiser la Marche du même nom. Un programme de revendications est élaboré par un mouvement associatif qui se structure peu à peu afin de faire de la Marche un outil collectif de défense de nos droits et libertés, tout en préservant son caractère festif. En 1995, la Marche parisienne devient « Lesbian & Gay Pride » dans un souci de visibilité des lesbiennes, tandis que plusieurs Marches régionales commencent à être organisées. Atteignant des records de participation année après année (80 000 en 1995, 200 000 en 1997, 500 000 en 2001), elle est renommée « Marche des fiertés lesbienne, gaie, bi et trans » en 2002. Ce nom exprime un nouvel engagement en faveur des bisexuel-le-s, des transsexuel-le-s et des transgenres et le souci de renforcer leur visibilité dans la société. Il est conforme aux orientations actuelles des ONG internationales (ILGA, Amnesty International,…) dont les missions s’étendent aux personnes « LGBT ».
Il exprime aussi la volonté de dire explicitement nos fiertés dans toute leur diversité, au pluriel. L’association organisatrice adopte alors le nom d’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans.

L'ordre symbolique
Avec les débats sur le pacs et sur l'homoparentalité, on a pu constater l'émergence d'une nouvelle homophobie, dite « scientifique » . Comme d'autres haines « scientifiques », cette homophobie use et abuse de la position d'autorité que confère l'institution universitaire pour asséner de pseudo-vérités indépassables et intangibles. La différence des sexes comme fondement de la rationalité occidentale, la désymbolisation du monde comme source de violence, l'homosexualité comme négation de l'altérité : les thèmes de cette nouvelle homophobie, pétrie de psychanalyse et d'anthropologie, si ce n'est de théologie, trouvent toujours leur origine dans un prétendu « ordre symbolique ». Ces idées, qui ont essaimé dans le discours politique, à droite comme à gauche, s'inscrivent dans un populisme qui se plait à dénoncer la « crise morale » du manque de repères, de la perte de l'autorité ou du désir d'un retour au sens et à l'ordre. Elles ne sont en fait que l'expression d'un fantasme, du refus de la réalité et de l'évolution des mentalités. C'est au nom de ces idées que l'on continue à opprimer les femmes, à réprimer l'homosexualité, à tolérer les propos homophobes, à refuser l'adoption aux couples de même sexe ou à contester aux transsexuel-le-s le droit de changer de sexe. Par leurs choix de vie, leurs revendications, leur visibilité, leur existence même, les lesbiennes, les gais, les bisexuel-le-s, les transgenres, les transsexuel-le-s viennent perturber, subvertir ce prétendu ordre symbolique. Tant mieux. L'Inter-LGBT fera tout son possible pour les aider dans cette entreprise de libération.

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