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L'édito du 19.11


L'EDITO du 19-11-2007

Effervescence à La Rive Opposée. Angelo Rinaldi dans la salle des mariages de la mairie du 5ème à Paris le 23 novembre à 20h et Nicolas Chevalier-Bahuaud à la librairie Les Mots à la Bouche le mardi 27 du même mois à 19h30 dans le 4ème, toujours à Paris, pour son livre Les mots basculés.
De quoi s’agit-il ? Pour le premier, notre cher académicien, sulfureux critique au journal Le Figaro Littéraire pendant un temps, il sera question d’une causerie autour d’un thème récurrent, néanmoins jamais épuisé : Y a-t-il une littérature communautaire ? On peut s’attendre à ce que ça décoiffe (sauf les chauves). À la Salle des alliances conjugales. Eh oui, tout arrive. Pour s’inscrire et se retrouver sur la liste des personnes accueillies à l’entrée, il suffit d’envoyer un mail à : présidentriveopposee@yahoo.fr et d’indiquer son nom et son prénom. L’association La Rive Opposée renoue ainsi avec une de ses traditions : orchestrer des rendez-vous culturels à vocation conviviale, ouverts à tous, dans les lieux de prestige, avec des conférenciers de haute volée et autres sommités de la plume aiguisée. Un moyen d’étendre son désir de partager des connaissances, de mélanger des populations qui se rencontrent rarement ou suffisamment peu pour ne pas éprouver à quel point il est bon de conquérir des relations à développer. Voilà donc une initiative pour élargir le cercle de ses amis dans l’optique de rencontres plus privées lors de soirées organisées chez les uns ou les autres dans l’intervalle des activités artistiques dites « grand public ».
Pour le second événement, l’objet de la réunion tiendra en une séance signature. L’auteur présente en ce moment son livre : Les Mots Basculés. À peine sorti en librairie, ce recueil de textes poétiques trouve son public parmi ceux qui aiment dessiner dans le verbe les émois que la langue peut encore ranimer. Agrémentées de photographies évoquant la tendre solitude des voyageurs enivrés de paysages marins, les 61 pages de cet ouvrage vous aspireront dans l’œil du cyclone des sentiments enfouis. Pour exprimer beaucoup en peu de mots, il me suffit de citer ici avec l’autorisation de Nicolas Chevalier-Bahuaud, ces quelques lignes en forme de parabole :

Un poisson qui marchait debout
Rencontra un pêcheur assis
Impossible le croiriez-vous
Mais là, droit, il reste ébahi

Poisson ou pêcheur enchanté
À ferrer vif à chahuter
La gigue en écailles emballée
Toute convenance écartée

Quel gros poisson pêché sans fleur
Le coup de rêve en alluvions
Pêcheur canné comme du beurre
Pêcheur ! t’as mordu ton poisson

La tendance exclusivement masculine de certains concepts n’empêche pas d’imaginer d’autres possibles (et il y en a !).

Bonne semaine.



Lionel DUROI pour Gayvox .com


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