Commenter / Lire les commentaires  [207]

Sommaire

01-10-2007


L'EDITO du 01-10-2007

Lumière à Paris. Le reste ailleurs. Plus je m’éloigne de la capitale, mieux j’y reviens chaque week-end. Par le passé, à l’occasion de propos prêtant le flanc aux interprétations négatives, on commentait que j’étais hautain avec les provinciaux alors que, originaire d’une campagne, je me sentais plus provincial qu’eux tout en vivant à Paris. Aujourd’hui que j’habite en province, je ne songe qu’à assassiner les grosses vaches et à trucider les veaux adipeux.
Je hais les baronnies sous développées, leurs habitants couverts de culpabilités, engrossés de certitudes visqueuses, empêtrés dans leurs représentations passéistes de la société, dégoulinant de racisme, ne supportant aucune différence, rejetant leurs semblables avec aussi peu de raison qu’une mouche une autre mouche.
J’exècre les attroupements de fin de race qui se donnent des allures de modernité et leurs membres qui enfilent des socquettes blanches sous des mocassins marron crottés de bouse.
Je vomis les précieuses ridicules qui confondent le passé avec le présent et qui pensent qu’un chanteur à succès, de l’Est ou d’ailleurs, figure un militant de l’immigration régulée.
Bref, stoppons là et cessons de porter notre regard condescendant sur ces villageois qui font semblant de ne pas se rendre compte que dans leurs contrées, tout le monde couche avec tout le monde et que le résultat scientifique est pathétique. Va falloir remettre de l’ADN dans la négociation pour la reconnaissance de la paternité des rejetons.
À propos de Gremlins, examinez l’affiche du spectacle Nightshade. Si la représentation artistique des différentes sortes de strip-tease en cours à La Villette s’avère une étrange et surprenante réussite, l’illustration du programme de cette création représente une espèce de E.T. non homologué, glabre et provocateur. Tout simplement répugnant. Du mardi au samedi, vous avez jusqu’au 13 octobre pour voir ce spectacle. Un seul homme sur scène. D’intelligents numéros à destination straight.
Plus musical, glamour, revisité et plus large aussi, parce que Barbara n’était pas qu’une hétéro aux œillères de mule, vous pouvez vous rendre à la salle du Tambour Royal dans le 11ème les jeudis et samedis à 19h00 pour écouter Isabelle Vajra interpréter Barbara. Oui, la grande, la seule, en noir. Accompagnée au piano par Patrick Rouquet, elle ressuscite Une passion. Les murs en tremblent au 94, rue du Faubourg du Temple. Réservation au 01 48 06 72 34.
Sortez du bois. Venez en ville.


Lionel DUROI pour Gayvox .com


Rencontres express
Je cherche
Qui cherche
Résidant en Age entre et ans
Club Gayvox Réservé abonnés