Le renouveau du commerce gay ? Une arlésienne très attendue. Notre presse en dénonce toutes les turpitudes sans même s’en rendre compte. Au travers des rubriques Tendances, Coup de cœur, Voyages, High-Tech ou Shopping, tout semble suffisant pour nous venter des choix à la con bien souvent absolument inabordables. C’est vraiment se foutre de la gueule des PD que d’imaginer qu’ils vont gober tout ça. D’abord, tous ne possèdent pas les moyens d’entretenir ce système pervers du marketing qui consiste à nous faire croire que si les médias le propose ou en parle, c’est que le public le réclame. Ensuite, si les journaux se montrent complaisants avec les logos qui s’affichent en pleines pages avec autant de bon goût que du beurre 100% matière grasse sur une tranche de brioche pure beurre, c’est qu’elle en croque avec autant d’aigreur qu’un clodo avec une cravate qui dit merci quand on lui donne un euro.
Je m’explique. Quand on nous recommande une succession d’articles genre tourne-disque, appareil photo, parfum d’un nouveau monde, sex toys hors du commun et j’en passe, ne vous y fiez pas. Si le texte est une simple présentation de l’objet ou de la prestation avec une belle photo (offerte par la marque car le magasine n’a pas de studio adéquat) c’est parce qu’il s’avère souvent difficile de critiquer un produit, un service, un voyage, etc. qu’on a reçu en cadeau en échange d’un coup de pouce, en réalité un coup de pub, mais en fait, un coup de pute. Disons, une entourloupe dans laquelle tomberons certains consommateurs gays qui ont encore le loisir de faire confiance à leur petite presse corrompue.
Bref, pour clarifier les choses, à l’endroit de celles et ceux (les filles moins que les mecs) qui se laissent berner par la confusion entre une publicité, un publirédactionnel et un bakchich, il devrait être institué des normes, des conventions un peu plus strictes pour aider le destinataire innocent à s’y retrouver.
Je vous passe évidemment le classique : tu m’achètes une page de racolage et je te cite en exemple trois articles plus loin. Ce n’est pas par hasard que les règles floues sont entretenues. Elles arrangent bien ceux qui en profitent. Amen.
Mieux : je vous promets d’y revenir !