En septembre 2000, M. Polydoras Abatzis, maire de la ville d'Eressos, avait demandé par voie de justice à annuler le séjour d'une centaine de lesbiennes dans sa commune située sur l'île de Mytilène, plus connue sous le nom de Lesbos (
News Têtu du 11/09/00). On peut le comprendre : ça ne doit pas être rose, ou mauve, tous les jours d'administrer la ville qui vît naître Sappho...
Plus près de nous, l'écrivain Marie-Hélène Bourcier décrivait son étrange séjour à Lesbos dans son unique roman "Lesvos, oui".
Au vue de ces deux faits, une conclusion s'impose: sur l'île de Mytilène, autrefois appelée
Lesbos, les touristes sont fréquement de
sexe féminin... et rarement en couple mixte... Comment se fait-ce ?
Baudelaire nous apporte la réponse dans une strophe d'un poème bien nommé :
Lesbos
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Qui font qu'à leurs miroirs, stérile volupté !
Les filles aux yeux creux, de leur corps amoureuses,
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité ;
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Et oui, les filles, nous avons une terre d'origine : cette
île du sud de la Mer Egée, dont le nom est à l'origine du qualificatif dont on nous affûble... et que nous revendiquons !
Alors au détriment de M. le Maire d'Eressos, allons faire un pelerinage sur les pas de
Sappho !
En France, il n'y a pas, à ma connaissance, de tour opérator spécialisé dans la visite de Lesbos en particulier.
Alors deux solutions: vous êtes amie(s) avec Marie-Hélène Bourcier qui vous donnera les adresses et les téléphones des
hôtels décrits dans son roman, soit vous consulter
l'office national hellenique du tourisme.
Dans tous les cas, vous nous rapportez les belles photos faites sur place.
Et n'oubliez pas le guide ! Et embrassez bien M. le Maire d'Eressos pour moi !
Bon séjour !
Céline pour Fosfoo.com