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BBK trois lettres ... trois consonnes utilisés par les initiés du NOKPOTE, les barbakers.

Le bareback est une idéologie qui prône la prise de risque et la baise sans capote. Diverses raisons sont invoquées : le partage du virus comme marque d'amour ; le « vrai » plaisir, « naturel » opposé à un plaisir diminué qu'apporterait la baise avec capote ; la « liberté » de disposer de son propre corps ; le fait que le sida serait un danger moins sérieux qu'auparavant. A côté du relâchement des pratiques safe (relapse), le bareback suppose lui une véritable volonté de baiser sans capote et une argumentation pour la justifier. Le bareback a sans doute toujours existé, mais il est sorti de sa confidentialité à un moment où l'épidémie a changé de visage, du moins dans les pays développés. Le bareback se présente volontiers comme un discours révolutionnaire : la liberté du corps contre la « morale » du tout capote.

C'est dans le cadre de la sortie d'un livre intitulé SERIAL FUCKER - Jouranl d'un Barebacker, que Gayvox a pris le parti d'inviter son auteur Erik REMES afin de ne pas ignorer ce qu'est le bareback, sa philosophie, son réseau.
D'insiter sur le fait qu'un jeune ou moins jeune gay ou bi ou hétéro peut lors d'une rencontre et de son passage à l'acte sexuel devoir faire un choix.
Pour ne pas pouvoir dire après , je ne savais pas !!!

Ne vous y trompez pas : mettre une capote n'est pas un acte qui entrave la liberté sexuelle, c'est un acte de protection, le seul moyen d'empêcher la contamination par le virus du sida.
Etre libre de son corps, c'est aussi essayer de garder son corps en bonne santé.

L’opinion publique croit aux trithérapies.
Les Français se protègent de moins en moins. Ils ont tort l’épidémie est repartie.

Si vous pensez que la trithérapie peut vous guérir c’est absolument faux ! Ces médicaments prolongent la vie des séropositifs, avec tous les désagréments que cela apporte. Nausées, déformation de la silhouette, surcharge… La liste est longue.

Aujourd’hui un seul constat : il y a 25 000 français "sidéens" et depuis son arrivée, il y a 20 ans, l’épidémie a tué près de 40 000 personnes. Et chaque année, la mort frappe encore 600 personnes. Chaque jour en France 12 personnes sont contaminées. La maladie touche tout le monde. Les spécialistes craignent un retour de l’épidémie encore plus fort, d’autant plus qu’on assiste à un phénomène de « relapse », de baisse de vigilance.

« Trop d’indicateurs sont au rouge il faut réagir »

Chaque nuit les clients des backrooms font délibérément l’amour sans préservatifs .
Un chiffre, selon un questionnaire réalisé dans les établissements gays parisiens, 70% des hommes séropositifs interrogés, clients réguliers ont des rapports non protégés.
Est-ce de l’autodestruction ? Ou la roulette russe ?

Nous vous invitons a lire ce dossier et à participer le 06/02 à partir de 18h30 au Chat de Erik REMES.

Nous tenons à remercier particulièrement les sites :
www.safeboy.net
www.gaystudies.org
www.multisexualites-et-sida.org






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