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« On s’est connus, on s’est reconnus, on s’est perdus d’vue »… « J’ai la mémoire qui flanche »… « Les printemps ont comme des parfums, un deux trois, un deux trois, cinq six suaves »…

Des mots d’amour, de chansons d’amour. Amour-passion ou amour-papillon. Chansons dont on oublie qu’elles ont surgi dans les années 60, signées d’un certain Bassiak, pseudo de Rezvani ; chansons devenues mots de passe amoureux transmis par la mémoire collective. Leur intime murmure nous accompagne depuis toujours, dirait-on. Depuis l’enfance, en tous cas, pour Helena : sa mère les chantait.
Helena chante Rezvani. Un sourire, une mélancolie, une rêverie, un envol vibrent dans sa voix. Aveux, mensonges, pavanes amoureuses s’en réenchantent. Auprès de celle d’Helena, ici et là, d’autres voix : Marie-France, Philippe Katerine, Vincent Delerm… Et Rezvani. Gourmands partages.
Autour de la voix d’Helena, la ligne claire dont Seb Martel et elle ont habillé, déshabillé plutôt, ces lumineuses demoiselles. Quelques trilles d’un piano-oiseau (tenu par Benoît Delbecq, le complice d’Azul, et par Julien Baer sur La Mémoire qui flanche) ; un vibraphoniste nommé Bertrand Burgalat (patron de Tricatel, producteur d’Azul) ; une clarinette pour un Tourbillon ; un banjo, un violoncelle, un peigne (dont joue le père d’Helena), des guitares acoustiques et électriques, Franck Monnet en choriste-complice… Sons en apesanteur, sculptant le silence autour des mots, des mots d’amour, amour-passion ou amour-papillon.

Helena Noguerra et Serge Rezvani seront en concert du 11 au 15 septembre 2007 au théâtre du Rond Point à Paris.





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