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Nous vous en avions parlé il ya quelques semaines
C'est LE spectacle à voir. Le Théâtre du Châtelet nous offre depuis le 8 octobre le ballet très inspiré et adapté du film éponyme Edward aux Mains d'Argent, mis en scène par Matthew Bourne (Swan Lake, Mary Poppins, Oliver!) à l'affiche jusqu'au au 2 novembre.
Tandis que le désormais "Bernstein de Noël" sera une première française pour On The Town, première comédie musicale marquant la mythique collaboration entre Bernstein et Jerome Robbins et présentée ici dans sa dernière mouture londonienne du 10 décembre au 04 janvier 2009. ( Nous en reparlerons)

Edward aux Mains d'Argent :

Mattew Bourne ( Sawn Lake) présente enfin à Paris sa toute dernière création – Une nouvelle et féerique adaptation du grand classique cinématographique de Tim Burton « Edward aux mains d’argent.
Ce conte de fée gothique, émouvant et plein d'esprit raconte l'histoire d'un garçon créé par un inventeur excentrique, dont la mort subite laisse le héros du film seul et inachevé. Doté de ciseaux en guise de mains, il doit trouver sa place dans une banlieue irréelle où la communauté bien pensante se bat pour discerner au-delà de son apparence, sa richesse intérieure. Avec de nouvelles musiques et de nouveaux arrangements de Terry Davis tirés des thèmes musicaux composés pour le film par Danny Elfman, cette pièce de théâtre palpitante, sans parole, est un régal pour tous. Une féérie visuelle, un moment de grâce.

Trente danseurs et douze musiciens.

Le Los Angeles Times dit « Matthew Bourne nous raconte une histoire avec une originalité et un enthousiasme extraordinaire. Personne n’a fait mieux. »
« Laissez-vous porter par vos sens et par l’émerveillement de la créativité et de l’imagination théâtrale de Bourne »précise The New York Times.

le site officiel :
http://www.edwardscissorhands.co.uk/mk2/



Edward Scissorhands, le film de Tim Burton devient un ballet griffé Matthew Bourne. Le pari était de taille, il est réussi magnifiquement. Sans se laisser écraser par l’univers visuel très fort du cinéaste, mais lui rendant hommage en permanence avec malice et inventivité, ce spectacle est un pur enchantement et un luxueux et splendide complément au film. Les grandes arcanes de l’intrigue, celles d’une fable moderne et universelle, restent en place. La puissance émotionnelle de cette œuvre demeure intacte.
Il faut dire que la musique de Dany Elfman est sublimée par l’orchestre et par les compositions supplémentaires de Terry Davies, qui ne cherche pas à égaler le maestro mais parvient à imprimer sa patte.
En choisissant de décrire une Amérique intemporelle, même si la référence aux années 50, est très présente, la chorégraphie de Matthew Bourne confère toute sa force à des personnages hauts en couleur. Des trouvailles comme le rêve d’amour au milieu des conifères évoque le Bal des Ifs, spectaculaire ballet donné par Louis XV, des pas que l’on croirait inventés pour Fred Astaire confèrent un aspect aérien à un ballet de Noël. Les références sont bien là, et assumées.
L’humour, à l’instar du film, n’est jamais loin. La scénariste du film, Caroline Thompson, a mis son grain de sel dans cette adaptation et cela se sent. C’est sans doute grâce à son intervention que le lien entre Burton et Bourne s’établit de manière harmonieuse. Défilé d’émotions superbes, sans cesse émouvant, avec un final à couper le souffle, c’est LE spectacle à voir, que l’on connaisse le film ou pas.

Conception, mise en scène et chorégraphie, Matthew Bourne
Nouvelle musique et arrangements, Terry Davies
Thèmes musicaux de la bande originale du film, Danny Elfman
Scénario original et coadaptation, Caroline Thompson
Décors et costumes, Lez Brotherston
Lumières, Howard Harrison
Son, Paul Groothuis .

A réserver dès maintenant !



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