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Donne-moi la main
Un film de Pascal-Alex Vincent
Avec Victor Carril, Alexandre Carril, Anaïs Demoustier
Durée : 1h20
Date de sortie : 18 Février 2009

Synopsis :

Synopsis : Quentin et Antoine ont 18 ans et ils sont jumeaux. Ils entreprennent ensemble, à l’insu de leur père, un voyage jusqu’en Espagne où doit avoir lieu l’enterrement de leur mère qu’ils ont très peu connue. Leur parcours en stop sera ponctué de rencontres, de disputes, de réconciliations et d’expériences. Sur la route vont aussi se révéler leurs différences, la différence de leurs attirances, et la confusion de leurs sentiments. Autant d’éléments qui font de ce périple lumineux un véritable voyage initiatique qui va les transformer à jamais en changeant leurs relations et les amener vers l’âge adulte…

Bande annonce :


Critique :

Twins on the road... S'inspirant du road-movie hollywoodien des années 1970, le cinéaste Pascal-Alex Vincent signe un premier long-métrage aux allures boursouflées de tout petit film indépendant français à la limite de l'autisme et dont la prétention laisse souvent perplexe.

Prenant le pari de suivre deux frères jumeaux à travers un périple un brin fantaisiste, métaphore d'un rite d'apprentissage où les rencontres vont marquer les différences de deux êtres a priori semblables, le film tente de nous convaincre d'un acquis : les jumeaux ne sont pas deux êtres identiques... Ah bon ?!
Mis en image à la manière d'une pub pour un parfum Kenzo, célébrant le corps masculin à outrance et sombrant dans les poncifs les plus fâcheux, Donne-moi la main se fourvoie intégralement et perd le chemin de sa dimension initiatique. Un premier film qui ne donne pas très envie d'en savoir plus...
Pascal-Alex Vincent ne filme rien... ou tellement peu qu'on se rapproche de l'indicible, de ce qui échappe littéralement au spectateur. Deux escargots sur une brindille d'herbe avec le coucher de soleil en fond, on se croirait dans Microcosmos. Mais serait-ce la volonté du cinéaste ?
De nous montrer au microscope, empiriquement, que les jumeaux sont des êtres différents malgré leur ressemblance évidente ? Il faut croire que oui... Alors forcément, 1h20 de pellicule pour nous exprimer un propos manifeste, c'est long.
Consacrant ses comédiens au rang de demi-dieux, ébloui par la beauté des deux frères, le cinéaste en oublie ainsi de les diriger. S'il parvient parfaitement, mais de manière très grossière, à capter leur éclat physique, il trace un portrait psychologique insignifiant plombé par une interprétation hasardeuse.
Si un cinéaste comme Gus Van Sant offre à ses comédiens muets une consistance évidente par le biais de leurs mouvements, leurs actions ou leur silence, Pascal-Alex Vincent n'arrive à aucun instant à marquer cette différence entre les deux personnages, encore moins à construire le moindre attachement pour ces derniers.

Mis en scène avec l'élégance et la neutralité coupable d'une pub Kenzo, le film enchaîne les contre-jours, ainsi que les gros plans « nature », les paysages sublimés par un rayon de soleil ou les scènettes dignes d'un mauvais clip de folk américain.
On retiendra, entre autres, le passage affligeant de la rencontre en Deux Chevaux avec les deux nunuches sorties de Woodstock et prêtes à se faire tringler sans se poser de questions ou la séquence « homo-friendly » où, évidemment, il est nécéssaire de se faire attacher pour se faire tailler une bonne pipe.
D'ailleurs, sur le thème de l'homosexualité, on ne pourra que conseiller à Pascal-Alex Vincent d'éviter les banalités et de ne pas camoufler une pauvreté de scénario par des poncifs honteux.
Entre le jeune campagnard esseulé qui susurre des mots doux dans l'herbe sous une nuit américaine et le gros pervers qui paye pour se faire plaisir dans les chiottes, on se rapproche tout de même du degré zéro de la création de personnage.
by Kevin Dutot
source DVDrama.com

"Présenté en avant-première, mardi soir au Rex (sortie prévue le 14 janvier 2009), ce premier long-métrage du Français Pascal-Alex Vincent est un film d' «atmosphère», comme l'a précisé le réalisateur en personne.

Pas d'action débridée donc pour ce road-movie bucolique sur le parcours initiatique de jumeaux partis en stop en Espagne pour assister à l'enterrement d'une mère quasi inconnue. Sur leur route, très champêtre, les deux ados rencontreront une fille plutôt «facile», un jeune ouvrier curieux, une bûcheronne qui préfère les jeunes, sans oublier quelques pervers.
Pascal-Alex Vincent livre ici un film esthétique, sensible, ponctué de dialogues minimalistes («J'ai faim», «j'ai soif», «Ah cool, y a un matelas!») sur la difficulté de la gémellité. Tout passe par les regards intenses et souvent ambigus des jumeaux (Victor et Alexandre Carril). Malgré quelques longueurs, le talentueux réalisateur réussit à rendre palpable cette tension caractérisant une relation fraternelle, qui oscille continuellement entre amour fusionnel (l'homoérotisme incestueux dérange parfois) et haine (jalousie, narcissisme, violence physique)"
source Tetu.com


Making off :





En ligne : 2/02/09





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