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Après « Sarabande pour un corps », voici le dernier ouvrage de Karl Lakolak qui vient de paraître : « Erographies d’incorporelles » chez Everland éditions, janvier 2008.

Quoi de nouveau ? Un développement de l’œuvre. Un prolongement de son travail. Deux cents pages dont un tiers de textes très variés pour dire ce que les images de Karl évoquent ou peuvent faire frissonner.

Dans son premier livre à l’intérieur duquel on trouvait un DVD des séances de pose toutes en musiques, Karl introduisait ainsi le sujet :

« Dans l’Esthétique hégélienne, tout commence par la beauté interlope « l’homo cosméthéticus ». L’homo cosméthéticus est un homme-paon au corps multicolore, qui cherche à se faire reconnaître en tant que tel par d’autres-hommes-paons. »

Dans le deuxième livre tout aussi remplie de parures polychromes, l’érographie peut se voir comme « une leçon d’anatomie érotique » selon les mots de Pierre Zoberman ou « un instant volé au processus » (photographique) selon Sacha Kagan. Chacun y trouve son compte.

Il suffit de suivre les explications de chacun des collaborateurs de l’ouvrage pour comprendre à quel point le corps prolonge le rapport à l’autre. « Le retour du désir initiatique » est en passe de désigner le désir qui nous habite d’affronter des épreuves qui révèlent le désir de l’homme inachevé pour devenir complet. Frédéric Vincent.

Les belles réflexions qu’inspirent Karl Lakolak à quelques intellectuels triés sous (oui, oui, sous) le volet, nous font partager quelques pensées dans les courants de l’esthétique, de l’anthropologique, du littéraire et pour boucler la boucle, revenir aux mots de deux modèles ; une femme et un homme. L’une érographiée, l’autre dominé, dominant.

Avec le lecteur, le jeu consiste à trouver les ressorts qui font tressaillir chacun. Nous avons toutes et tous des désirs de maquillages, de couleurs aux antipodes, des envies de transhumance.

Dans les premières photos de Karl, je me suis baigné comme si j’avais eu envie de plonger dans la peinture. Quand à mon tour je me suis retrouvé peint, nu et coloré, photographié, précipité dans le désir qu’il avait créé, j’ai cru que la terre était devenue plate. Renversante expérience ce réel de la séance que voulaient me révéler ces premières œuvres qui me l’avaient fait rencontrer pour ne plus jamais l’oublier.

Pour visiter le site de l’artiste, cliquez ici !

Lionel DUROI pour Gayvox



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