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LcomeELLE, d’après une idée originale de « les ateliers koani »

LcomeELE est un hommage aux femmes
ELLE livre au fil des pages
O’ temps de dates où se rencontrent
Complicité, Tendresse, Sensualité et Désir
Ce livre des mois et des saisons
Fige le temps l’espace d’un moment



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A l’image des mises en scènes réalisées par Maryline Gérenton et photographiées par Joseph Caprio.

Il me tient à cœur que ce projet soit porté et présenté par GAYVOX car il est le reflet de mes conceptions de l’amour des femmes entre femmes.
Ce projet est né de moments passés sur les sites de rencontres virtuelles, notamment GAYVOX.



L’idée s’est construite à travers plusieurs « aventures » et « tranches de vie ». Après avoir moi-même utilisé abondamment Le Site de Rencontre pour séduire et rencontrer, il m’est apparu peu à peu une nouvelle façon d’aborder l’Image, l’image de l’autre. J’ai vraiment trouvé magnifique et extrêmement touchant toutes ces filles, ces femmes qui se livrent les unes aux autres. Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la facilité avec laquelle nous dévoilons une partie de nous-même. J’ai donc pensé mettre en place un projet graphique où les femmes se rencontrent sans forcément se connaître. Au delà de la rencontre, ce qui est magique c’est le processus que la personne met en œuvre pour interpeller l’autre : la création de son « profil » par l’écrit et par l’image. Cela met en marche tout le potentiel imaginaire que chacun a en soi.
En d’autres termes comment pouvoir se raconter, de manière à susciter l’envie ou le désir chez l’autre. Dans ce cas précis, on peut assimiler l’envie comme la satisfaction du plaisir immédiat et le désir comme la projection dans le temps de ses envies par d’éventuelles rencontres.
Figer le temps l’espace d’un moment par la création de mises en scènes photographiées, dans un lieu hors du temps, où l’osmose se crée entre les modèles.

L’idée du calendrier comme support d’édition m’a paru intéressante car il est éphémère tout comme peut l’être la rencontre virtuelle.
L’idée était alors de réunir ces filles, ces femmes dans un univers où l’envie, le désir se rejoindraient l’espace d’une rencontre et seraient représentés sous forme de mise en scène par l’image.
Après avoir travaillé avec Joseph CAPRIO sur un tout autre projet, j’ai pu découvrir son travail sur le Nu. J’ai perçu avant tout le talent qu’il a de saisir l’émotion chez le modèle. Je lui ai donc proposé de photographier des femmes nues entre elles. Joseph CAPRIO ayant réalisé jusqu’à présent un travail sur le Nu masculin a accepté l’aventure sur le Nu féminin.
Il était important que la personnalité du photographe soit douce et rassurante pour que les modèles se sentent vraiment à l’aise devant l’objectif. Pour la plupart ce devait être une première expérience. Joseph CAPRIO a vraiment ce talent.
J’ai donc commencé le recrutement par Internet, dans la rue et dans mon entourage amical.
Je ne souhaitais pas recruter des tops modèles, mais plutôt des filles, des femmes qui dégageaient une forte personnalité. Le travail du photographe était de saisir la beauté propre à chacune d’elle. Les premières approches se sont révélées très surprenantes durant ces trois week-end de casting qui ont eu lieu à Montpellier, Paris et Grenoble regroupant ainsi des personnes de régions, origines, âges et milieux complètement différents. Ceci était une des priorités du Concept.

Lors de cette première rencontre entre les modèles, le photographe et moi-même, une confiance s’est installée très rapidement entre nous, ce qui a permis dès les premières prises de vues un résultat au-delà de nos espérances.
15 jours plus tard, j’organisais le week-end prises de vues définitives à la Vallée aux ours.
Sa beauté, sa situation géographique, son espace et mon attachement tout particulier aux énergies positives qui s’en dégagent en font un lieu idéal pour ce type de travail.
Une équipe professionnelle composée d’un visagiste Jean- Pascal, d’un coiffeur maquilleur, Jean-Luc, de trois Catering, Monica, véronique et Claire, du photographe Joseph et de moi-même a permis un travail agréable et de qualité.
Cet environnement devait être porteur de la collecte d’émotions que nous allions retranscrire.
Je tenais vraiment à ce que toutes les personnes réunies pour ces trois jours de travail évoluent ensemble avec chacune leurs craintes, leurs peurs, leurs attentes, leurs joies etc. soit tous les sentiments et les ressentis de chacune afin de donner une liberté totale à leur disposition à se « mettre à nu » devant l’objectif.
Dès le premier soir, après le Brief général, l’osmose s’est installée et le lendemain matin on commençait les prises de vue et ce fût pour tout le monde une expérience riche en découvertes, sensations et émotions.

Par ailleurs, nous avons photographié Florence, la princesse de Janvier, celle qui pense qui rêve qui fantasme dans son univers, « La principauté de Comborcière » située en Savoie. Là aussi il était important que ce modèle existe dans un univers différent des autres, le Sien.

La lecture du calendrier est à deux niveaux. Un premier niveau de lecture simple de l’image et un deuxième niveau où l’on comprend, à l’aide des titres, les différentes références utilisées pour ces mises en scènes. Puis libre à chacun d’en faire sa propre interprétation.

La princesse est l’élément de départ de l’histoire puisque c’est elle qui se raconte, elle se raconte les allongées de Février, les filles à l’envers ; la planète Mars où l’on retrouve le mélange des origines, des cultures, puis le temps défile en avril, où l’on s’observe, on se désire du bout des yeux.
En mai, je me plais, mise en lumière de l’égocentrisme.
Les trios de juin mettent l’accent sur le fantasme de l’amour à trois chez les femmes.
L’eau de juillet incite à la douceur et la sensualité du corps nu dans l’eau.
Août d’ô est dans les rapports de soumission et de domination soft, très bien décrit par Silvia Kristel.
Le début de septembre, les affaires reprennent, la femme d’affaire qui a toujours à l’esprit les derniers instants passés avec son amante.
Puis la tentation d’octobre, l’enfermement du couple qui surgit toujours à un moment dans la vie amoureuse de chacun ; au-delà de la grille naît la tentation.
L’attente de novembre, qui attend le baiser de décembre.
L’année se termine pour la princesse dans la beauté du baiser de décembre.

Les deux pages suivantes présentent, une page dédiée à la rencontre virtuelle, mises en scène froides et distantes, très contemporaines, et une autre dédiée aux portraits de chaque modèle avec le reflet de chaque personnalité.

A chaque mise en scène, les modèles se projetaient, se racontaient, vivaient leur rôle ou plus encore étaient vraiment elles mêmes.

Nous avons réalisé une matière d’images beaucoup plus importante que nous l’avions imaginé.

Je tiens vraiment à remercier toutes les personnes qui ont participé à cette aventure avec autant d’engagement et de sincérité ; chacune d’entre elles a su trouver sa place avec spontanéité.

L’approche du corps féminin nu, fût également une découverte positive pour Joseph CAPRIO qui a réalisé à travers ces rencontres, le travail que j’attendais.

Ce calendrier s’adresse à toutes les femmes et mon souhait serait que chacune d’entre elles reconnaissent une partie d’elles-mêmes au fil de ces images, de ces pages.

Aujourd’hui l’objectif premier a été atteint, le calendrier LcomeELLE vient de paraître. Nous souhaitons que sa vente permette la continuité de ce projet qui doit évoluer vers d’autres supports artistiques d’images telles que expositions, installations multimédias, vidéos … et tout reste encore à découvrir.

Maryline Gérenton



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