Selon les informations recueillies autour d’une dépêche AFP, quatre jeunes
gens, dont deux mineurs de 17 ans, ont été mis en examen et écroués
vendredi 29 juin pour "assassinat avec actes de tortures et de barbaries" sur
un jeune homme de 21 ans dont le corps a été retrouvé le 16 juin, dans la
rivière de la Vesle à Reims. Une jeune femme de 22 ans a été mise en examen
pour "non empêchement de crimes" dans le cadre de l'enquête sur cet
assassinat commis le 9 juin.
Les assassins présumés ont reconnu les faits et « les assument totalement », a
déclaré la Procureure de la République de Reims, Madeleine Simoncello. Au
domicile de la jeune femme - qui hébergeait la victime - absente à ce moment,
ils ont torturé dans l'après-midi leur "souffre douleur", le bâillonnant, lui
serrant le cou avec une ceinture, et lui donnant des coups de rangers, le tout
sur fond de « musiques et de chants nazis ». Ils auraient ensuite emmené leur
victime au parc de la Comédie, pour lui faire subir à nouveau des violences.
Puis deux d'entre eux l'ont « jeté dans la Vesle pendant que les autres
restaient là à ne rien faire. Après ils sont revenus tranquillement », a raconté
la Procureure.
Les mis en examen ont commencé à expliquer leur geste. Ils disent «s'en être
pris à ce jeune homme parce qu'il avait le teint basané et qu’il leur semblait un
peu efféminé ». Mais les qualificatifs de crime raciste et homophobe n'ont pas
été retenus « car ce n'est pas suffisamment avéré », a déclaré la Procureure.
EX AEQUO n’a reçu aucune information directe sur ce dossier, même si nous
nous sommes présentés auprès de la Procureure. Depuis quelques jours nous
suivons ce dossier avec beaucoup d’attention et nous n’accepterons pas une
fois encore l’homophobie passant par le crime, la barbarie, et toutes ces
formes de violences innommables !
Nous poursuivons nos contacts et attendons fermement la poursuite de
l’instruction afin de savoir si de nouveaux éléments permettent de compléter le
dossier et de requalifier le crime de raciste et/ou d’homophobe. Si cette
hypothèse venait à être avérée, EX AEQUO poursuivra son action de lutte
contre l’homophobie, notamment par le soutien à la famille de la victime, en se
constituant partie civile lors du procès. Ce soutien s’entend avec l’accord et en
respect total de la volonté de la famille du jeune disparu.