Dons du sang par les homosexuels : Roselyne Bachelot pose des conditions
L'interdiction du don de sang sera levée pour les homosexuels masculins dès que la prévalence dans ce groupe de l'infection par le Vih-sida se rapprochera de celle des hétérosexuels, a déclaré mercredi la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
Répondant à une question de Jean-Pierre Decool (UMP, Nord) lors de la séance des questions orales à l'Assemblée, Mme Bachelot a souligné que la prévalence de l'infection par le virus du sida dans la population homosexuelle était "de 10 à 20%", selon l'Institut de veille sanitaire, alors qu'elle était de 0,2% dans la population hétérosexuelle.
"Dès que la prévalence se rapprochera pour la population homosexuelle masculine de celle de la population hétérosexuelle, nous lèverons cette interdiction", a dit la ministre.
Elle a rappelé que désormais les personnes peuvent donner du sang jusqu'à l'âge de 70 ans, et non plus 65 ans, que l'âge du premier don pouvait être supérieur à 61 ans et que le nombre maximum de dons par an était passé de 20 à 24.
"500.000 de nos concitoyens ont besoin d'un don du sang chaque année, ce qui nécessite 45.000 poches de sang par semaine", a rappelé la ministre, en soulignant que les besoins étaient "de plus en plus importants à cause du vieillissement de la population et des nouvelles thérapeutiques". (Source : AFP)
Clin d'oeil a la St Valentin
Un clin d'oeil pour cette énième St Valentin , ou fête de l'Amour et aussi des calins coquins sous la couette, ne rime pas avec insouciance.
Deux petits bijoux, une publicité pour une marque de préservatif, et une parodie de publicité qui pourrait être aussi efficace pour cette même marque
Roselyne Bachelot maintient l'interdiction du don du sang aux homosexuels
Le 27 novembre 2007, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot déclarait vouloir « suspendre l'interdiction » faite aux homosexuels de pouvoir donner leur sang, qualifiant cette interdiction de « démarche discriminatoire qui n'est pas tolérable ». La suspension de l'interdiction devait, selon la ministre, être effective « d'ici quelques jours ». En décembre 2008, ne voyant toujours rien venir, GayClic avait alors contacté le Ministère de la Santé afin de savoir pourquoi rien n'avait été fait depuis les déclarations de la ministre.
On nous avait alors répondu que suite à une directive européenne, c'est un arrêté du Ministère de la Santé qui devait définir les critères d'exclusion des donneurs, mais que pour l'instant, aucune décision n'avait été prise. Dans une interview accordée au journal Libération parue ce matin (14 janvier 2009), la ministre annonce qu'elle maintient finalement l'interdiction de don du sang pour « les hommes ayant eu des rapports avec un homme ». Voici les explications de la ministre concernant sa décision :
« C'est vrai qu'au début, quand la question s'est posée, j'avais clairement demandé à ce que l'on étudie la possibilité de revenir sur cette contre-indication; tout le monde connaît mon engagement personnel. J'ai sollicité l'avis des experts et des agences sanitaires pour asseoir ma décision sur une évaluation médicale solide. En matière de risque liés au sida, tous ces experts m'ont fait part de deux éléments. D'abord, il y a une période muette de plusieurs jours, entre le moment où la personne a été en contact avec le virus et le moment où le virus circule dans le sang et donc devient détectable. Ce qui pose un vrai problème. Ensuite, les données épidémiologiques sont incontestables : entre 10 et 18 % des gays sont contaminés, alors que ce pourcentage est de 0,2 % pour les hétérosexuels. les situations épidémiques ne sont pas les mêmes. Il y a un risque, et ce risque est trop élevé. D'où le maintien de cette contre indication (...) ce n'est pas une option philosophique, c'est une question de sécurité transfusionnelle. Actuellement, je ne peux pas faire courir ce risque aux malades. Mais on surveille et, s'il y a des changements, on fera évoluer la réglementation. Tous les pays européens sont sur la même ligne. Mais vous savez, de même, toute personne ayant séjourné en Grande Bretagne pendant au moins un an ne peut pas donner son sang en raison des risques de transmission du prion. C'est une analyse sanitaire qui nous a fait prendre cette liste de contre-indications. »
Cette interview intervient alors que Gayclic était en train de préparer un article sur le sujet,. Nous avions alors contacté l'EFS (l'Etablissement Français du Sang qui, en collaboration avec l'AFSSAPS, établissait jusqu'à maintenant les critères des donneurs) pour connaître les raisons de cette exclusion. Les principaux arguments donnés étaient les mêmes que Roselyne Bachelot dans l'interview de Libération. Une raison supplémentaire, que la ministre n'a pas évoquée, et sur laquelle l'EFS avait tenu à insister, est que contrairement aux idées reçues, le sang collecté n'est pas chauffé car cela détruirait les globules rouges. L'EFS avait également tenu à nous préciser que cette interdiction n'avait rien de discriminatoire envers la communauté homosexuelle, puisque le don du sang est autorisé pour les lesbiennes.
Dans son article, Libération rappelle les positions d'Act-Up et de Jean-Luc Roméro (Président des Élus Locaux Contre le Sida), qui avaient appelé au printemps dernier à « la levée de l'interdiction systématique et discriminatoire faite aux homosexuels de donner leur sang », estimant que c'était « les pratiques à risques » qui devaient être exclues et non les « homosexuels ».
Un clip de prévention canadien pour redonner goût au préservatif
Nous aimons bien le nouveau clip de l'association Miels-Québec.
Intitulé Du Latex mur à mur, il présente des gays et des hétéros, des lesbiennes (c'est tellement rare dans les campagnes, bravo!), de tous types et dans de nombreuses situations d'utilisation de la capote.
Avec cette campagne, Miels-Québec veut aussi impliquer tous les propriétaires de commerces gays de la région de Québec comme acteurs de premier plan dans la prévention du VIH auprès de leur clientèle. Le préservatif, en savoir plus sur notre espace prévention
Source Yagg - Christophe Martet
Mis en ligne le 15/12/2008
Positive
Brian Gonzalez, l'auteur du film Positive, a réussi à réaliser avec un budget de 100 $ une oeuvre poignante, magnifique et somme toute ultra pédagogique sur le VIH.
Nul besoin de mots quand la musique de Lisa Germano et les images de Brian Gonzalez suffisent à la compréhension.
A diffuser largement autour de vous...
Il faut continuer à se protéger du Sida,
« Si vous avez des rapports continus et exclusifs avec une seule personne, il suffit de faire un test de dépistage tous les deux. Si les deux sont négatifs, s'il n'y a pas eu de prise de risque. Vous pouvez envisager de ne plus utiliser de préservatif »
Docteur Yves Poinsignon, médecin au centre hospitalier Bretagne Atlantique.
La Journée mondiale, c'est l'occasion de faire le point sur les moyens de se protéger du virus et les traitements.
Docteur, on ne parle plus beaucoup du Sida aujourd'hui. Comment l'expliquez-vous ?
C'est difficilement compréhensible. Depuis quelques mois, on note pourtant une nette reprise des contaminations par voie sexuelle, surtout chez les jeunes hommes homosexuels.
Chez les toxicomanes, par contre, elles sont moins nombreuses. La prévention avec des traitements substitutifs et le remplacement des seringues souillées, réduit considérablement les risques.
Est-ce à dire que les messages de prévention ne sont plus écoutés ?
Ce travail d'information est à poursuivre perpétuellement, surtout auprès des jeunes.
Il faut leur faire comprendre que cette épidémie est encore là pour très longtemps. Il faut intégrer la prévention dans les programmes de sciences et vie de la terre en collège et lycée. Les médecins de famille ont un grand rôle à jouer comme le planning familial. Ils doivent relayer les messages. Je crois, par ailleurs, que cette information doit être encore mieux ciblée auprès des populations à risques.
Elle doit être donnée dans les différents lieux de rencontres.
L'information peut paraître un peu compliquée. Ne faudrait-il pas parler plus simplement ?
Je suis d'accord. Les jeunes ne comprennent pas toujours ce qu'on leur dit.
Nous ne parvenons pas toujours à diffuser un message audible. Alors soyons le plus simple possible.
Que vous soyez hétérosexuel, homo ou bi, si vous n'avez aucun rapport, il n'y a aucun risque de devenir séropositif et d'attraper le Sida.
Si vous multipliez les rapports, il faut vous protéger.
Mais si vous avez des rapports continus et exclusifs avec une seule personne, il suffit de faire un test de dépistage tous les deux.
S'ils sont négatifs et s'il n'y a pas eu de prise de risque récente avec un autre partenaire, on peut alors envisager de ne plus utiliser de préservatif.
Que faire quand on a eu des rapports non protégés ?
Il faut absolument consulter un médecin en urgence, afin de savoir s'il convient ou non de mettre en place un traitement préventif, pouvant empêcher une contamination dans un certain nombre de cas.
Il faut savoir que, plus on a de rapports non protégés, plus le risque de contamination est grand. I faut savoir également qu'une seule exposition peut provoquer une contamination.
Meurt-on moins du Sida aujourd'hui ?
Oui. Il y a beaucoup moins de décès actuellement grâce aux traitements rendus plus simples.
Mais ce sont toujours trois médicaments. C'est ce que l'on appelle la trithérapie.
Ces soins sont, toutefois, lourds, fatigants, avec des effets secondaires.
Mais ils augmentent l'espérance de vie. Ce qui fait que nous soignons des personnes âgées, ici, à l'hôpital de Vannes.
Malheureusement, nous continuons aussi à rencontrer des malades dépistés trop tardivement, comme des femmes, des personnes âgées ou des patients venant de l'étranger.
Au sein de notre service de médecine interne et de maladies infectieuses, au centre hospitalier, nous suivons quelque 400 patients. Il y en a autant à Lorient.
Un vaccin contre le Sida, vous y croyez ?
Ce n'est pas pour demain ! Les essais, tentés ces derniers mois, n'ont pas marché. Ils se sont révélés décevants.
Mis en ligne le 30/11/2008
Coupe sombre dans les budgets de lutte Contre le Sida
À quelques jours de la conférence internationale ICASA et du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, les associations s’inquiètent des priorités affichées par le gouvernement et des conséquences désastreuses d’une telle baisse des financements.
Le samedi 8 novembre, le Conseil d’Administration du Fonds mondial a annoncé des coupes sombres de 25% dans les budgets des programmes sida des pays pauvres, utilisant la crise financière pour les justifier. C’est la première fois de l’histoire du Fonds Mondial, qu’une telle mesure est prise.
Le gouvernement français a révélé des coupes sombres de 60% dans les budgets des programmes d’aide aux pays pauvres, là encore arguant de la crise financière. Aujourd’hui, l’Allemagne passe devant la France dans l’aide publique bilatéral au développement pour l’Afrique.
Pourtant, les dirigeants des pays riches avaient déclaré : « Couper l’aide au développement maintenant serait le pire moment. L’Afrique et les pays en développement font partie de la solution à la crise actuelle » (Gordon Brown, 27 septembre 2008, The Guardian) ; « se concentrer en temps de crise sur nos problèmes internes serait une terrible erreur - l’Amérique doit rester fidèle à ses objectifs de développement international, et ce indépendamment des fluctuations des marchés » (George W. Bush, 21 octobre, The White House Speech Database)
Les sommes nécessaires pour tenir les promesses d’aide au développement des pays pauvres représentent moins de 1% des 1 500 milliards mobilisés par les pays riches pour « sauver » leurs banques cet automne.
Act Up-Paris, AIDES, Coalition PLUS, Solidarité Sida, Sidaction, Oxfam France, Avocats
pour la santé dans le Monde et Action For Global Health.
Elie Semoun pour AIDES contre le SIDA
À l'occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA qui aura lieu le 1er décembre, l'humoriste Elie Semoun a réalisé une petite annonce spéciale pour l'association AIDES. « Se protéger, c'est être libre d'aimer » sera le slogan de cette campagne que les chaînes diffuseront à partir du 15 novembre 2008.
Envoyez le mot « AIDES » au 8 22 42 (3€ par envoi + prix d'un sms) et vous recevrez un fond d'écran collector d'Elie Semoun... C'est pour la bonne cause !
www.aides.org
Mis en ligne le 7/11/08
Barebacking ou "chevauchée à cru"
Depuis plusieurs années, une pratique homosexuelle subversive est sortie du placard, au grand dam des militants d’Act Up.
Cette pratique jusqu’alors méconnue, le barebacking (qui signifie littéralement "chevauchée à cru"), consiste à ne pas porter de préservatifs, volontairement, à avoir des rapports sexuels avec des partenaires qui eux non plus ne sont pas protégés et, pour ceux qui ne sont pas encore atteints du sida, à se transmettre consciemment le virus - ou tout au moins à être conscient des risques de contamination.
Le barebacking c’est le culte du sperme : on éjacule sur un corps, sur un visage, dans la bouche, dans l’anus, on remplit des préservatifs qu’on garde en souvenir ou qu’on échange sur le net...
D’un côté les "gift givers", ceux qui donnent le sperme, de l’autre les "bug chasers", ceux qui reçoivent. En règle générale les partenaires sont consentants, séropos comme séronegs. La pratique peut notamment se réduire à des relations sexuelles entre personnes exclusivement séropositives, entre personnes exclusivement séronégatives ou encore entre personnes qui ne connaissent pas le statut sérologique de l’autre (on parle alors de "roulette russe"). Mais il existe une variante du barebacking qui consiste pour un "gift givers" à plomber un "bug chasers", c’est-à-dire à lui transmettre le virus à son insu, par exemple en perçant le préservatif avec une aiguille, en découpant le bout du réservoir ou en feignant d’enfiler un préservatif avant la pénétration. Quand les partenaires ont des rapports sexuels protégés, on parle de safer sex. Pour évoquer le relâchement du safer sex, on parle de relapse, le ras-le-bol de la crainte du sida.
Désormais des homosexuels déclarent ouvertement se « chevaucher à cru » dans les saunas, les backrooms et les aires de repos, et pour certains jeunes homosexuels cette tendance représente une sorte de rite initiatique. Les backrooms, ces arrière-salles obscures réservées aux mâles où l’on s’abandonne au principe de plaisir, à l’hédonisme individualiste jouisseur, à la baise impersonnelle. Les barebackers affirment que le préservatif, ce tue-l’amour qui les empêche parfois d’être en érection, empêche surtout l’effleurement de la verge avec la chair et donc un parfait abandon à son partenaire. Être libéré du préservatif, c’est être libéré dans sa sexualité, ne plus se soumettre aux mesures de prévention et ne plus baiser dans la crainte. Les barebackers prônent surtout la responsabilité et la liberté : celui qui a des rapports sexuels non protégés le fait sciemment, volontairement : la responsabilité lui en incombe.
Vladimir Martens de l’Observatoire du sida et des sexualités : "Les interprétations psychologiques du bareback sont peu pertinentes sur le plan pratique, difficiles à vérifier et posent des questions éthiques majeures. Associer le bareback ou même le relâchement à un dysfonctionnement psychologique revient à présupposer qu’il est "normal" de se protéger et anormal de ne pas le faire. Cela revient à considérer que tous les comportements que nous posons et qui nuisent à notre santé sont pathologiques : fumer, boire de l’alcool, conduire sa voiture au-delà des limites fixées par le Code de la route seraient des comportements déviants associés à des caractéristiques psychologiques particulières."
Ce phénomène américain exporté en Europe signe la dérive transgressive d’une partie de la communauté gay, celle qui se refile le sida comme une eucharistie et qui se défend par l’argument des fameuses multithérapies rétrovirales (bi, tri, quadri...), censées contenir l’action du virus HIV sans pour autant l’éliminer. La revendication bareback n’a pas son équivalent chez les hétérosexuels ; elle représente une conduite à risque militante dans un pays où le sida est pénalisé et l’homosexualité peu tolérée (Etats-Unis).
Les deux apôtres de ce phénomène en France sont l’écrivain et journaliste Erik Rémès, expert en sexualité libertaire et auteur de Serial Fucker, journal d’un barebacker ; et Guillaume Dustan, de son vrai nom William Baranès, ex-magistrat décédé en 2005 d’une "intoxication médicamenteuse involontaire", qui faisait l’apologie du barebacking dans sa "fausse vraie autofiction" : Nicolas Pagès. Rémès et Dustan : deux séropositifs subversifs et anti-bourgeois. Deux romans qui au pire invitent à avoir des rapports sans capote en étant conscient des risques, au mieux sont un prétexte littéraire pour faire un peu de prévention radicale à l’anglaise. Deux mélanges d’éléments autobiographiques et fictifs, pour mieux semer le trouble chez le lecteur, qui explorent le thème de la destruction et de l’autodestruction jusqu’à son paroxysme. Les prêches de Dustan (paix à son âme) et de Rémès en France font office de figure transgressive au sein d’une communauté qui tend à se normaliser, à s’embourgeoiser et à s’avachir. Les attaques contre le barebacking, qui existe depuis l’apparition du sida, mais qui restait méconnu, se sont multipliées pour offrir l’image du gay petit-bourgeois, hygiéniste, consommateur, et pourquoi pas mari et père de famille.
Et que pensent les détracteurs du barebacking ? "Lutter contre le bareback, c’est combattre un discours qui valorise les pratiques à risques et qui, de fait, banalise l’épidémie de sida. Quand Eric Rémès écrit « le sida vaincra », quand il prodigue des conseils pour découper une capote et contaminer une personne qui se croit protégée ou quand Guillaume Dustan affirme à la télévision que « le sida, c’est fini », nous condamnons ces discours et nous faisons tout pour renvoyer à leurs responsabilités ces personnes et les médias qui leur assurent une publicité. C’est simple : nous luttons contre ceux qui font le jeu de l’épidémie. [...] La littérature du bareback renoue avec la figure fantasmagorique du séropositif meurtrier. Eric Rémès intitule à dessein son livre Serial Fucker. C’est dans cette perpétuelle confusion entretenue entre « contamination volontaire » et crime qu’il trouve assez de subversion pour espérer passer à la télévision." L’association de lutte contre le sida, Act Up (AIDS Coalition to Unleash Power), accuse notamment les barebackers d’abuser de la fragilité psychologique et morale de jeunes homosexuels qui ne s’assument pas encore et pour qui le barebacking représente une sorte d’initiation.
Si le barebacking et sa médiatisation dérangent tant les intégrationnistes d’Act Up comme ceux de Têtu, c’est qu’il touche avant tout à la liberté du désir et à la responsabilité de l’individu. La sexualité gay, puisque non reproductive, ne peut être que celle du désir. Les barebackers assimilent la sexualité au sperme, aux muqueuses, à l’urine, à la défection. Échange de fluides organiques. Question de possession de l’autre et d’abandon de soi. Avec l’apparition du sida dans les années 80 et la croissance des contaminations, les jeux de sperme ont été prohibés, jugés trop risqués. Le barebacking, en recourant à diverses pratiques sexuelles (enfoutrage, fist-fucking, bukkake...) les remet au goût du jour.
Ces pratiques dérangent les miliciens d’Act Up qui, par représailles, jetteront du faux sang (comme les ados fébriles qui recouvrent Carrie de sang de porc dans le roman de Stephen King) sur le plateau de Thierry Ardisson (qui avait invité Rémès pour la promotion de Serial Fucker), en criant des slogans tels que "Ardisson complice du sida !", et saccageront le bureau de Frank Spengler, directeur des Editions Blanche qui publient les livres de Rémès et ceux du sociologue dissident Alain Soral (jugés homophobes et misogynes parce qu’ils traitent du communautarisme gay et du féminisme). Dans le même ordre d’idées, si lire les bouquins de Rémès et de Soral incite à l’homophobie, la misogynie, la baise non protégée, est-ce que lire L’Orange Mécanique d’Anthony Burgess et American Psycho de Bret Easton Ellis incite au pillage, à la baston, au viol, aux meurtres d’animaux, de femmes, d’homos ?
Conclusion d’Erik Rémès : "Le bareback est une problématique transversale fabuleuse.
Il touche à la vie, à la mort, au sexe, au désir, à l’amour, au respect de l’autre, de soi, à l’éthique et patata.
Un prétexte littéraire formidable. Aussi puissant que ne l’était la question de la pédophilie dans les années 70 et provoquant les mêmes réactions violentes et hystériques." (Serial Fucker, journal d’un barebacker).
Source : Blog - L'homme est un concept
Mis en ligne le 19/10/08
Rapport Yeni : le bilan 2008 sur le VIH en France
Le très attendu rapport 2008 sur la prise en charge des personnes atteintes par le VIH vient de paraître. En 440 pages, il revient sur de nombreux points concernant le virus. Le virus est toujours là: 6300 personnes découvrent chaque année leur séropositivité. On estime que 36000 personnes ignorent en France être porteuses du virus. 33% des dépistages sont trop tardifs (maladie opportuniste présent ou taux de T4 bas), ce qui veut dire que ces personnes sont plus exposées au risque de mortalité ou de complications. De nouvelles stratégies de dépistages vont donc être mises en place, celles-ci seront plus rapides et les autorités se rapprocheront des populations à risque (ce qui inclut donc les homos).
Le rapport insiste sur le double-objectif du traitement anti-VIH aujourd'hui à savoir la réduction de la charge virale mais aussi la réducion du risque de transmission du virus. Le rapport met aussi en avant le fait que le traitement peut-être commencé plus tôt, même avec un taux de T4 élevé. Le suivi est également pris en compte dans le rapport avec une attention particulière faite aux femmes, aux transgenres et aux immigrés. Parmi les complications liées au traitement, le rapport constate une augmentation du nombre de cancers et de problèmes cardiaques, osseux ou rénaux entre autres. Les experts insistent donc sur le suivi,le dépistage, et la prévention de ces troubles. De plus une attention particulière est accordée aux personnes atteintes d'une co-infection VIH et hépatite.
Enfin, le rapport insiste sur la qualité de vie et notamment sur la vie sociale des personnes atteintes pour connaitre un succès thérapeutique, en évoquant l'exclusion sociale des séropos. Nous vous rappelons finalement que les séropositifs sont des personnes comme les autres et qui n'ont pas à être exclus de la société à cause de leur état de santé et encore moins jugés. Soyons tous solidaires contre le virus, pas contre ceux qui le subissent.
P.E
Mis en ligne le 6/10/08
Solidaris
Solidaris : L'assurance de votre différence
Une nouvelle assurance à destination de la communauté homosexuelle vient d'être lancée par Solidaris, filiale d'April Group.
On y trouvera une assurance crédit immobilier ouverte aux personnes séropositives. "Les homosexuels ont souvent des difficultés pour faire reconnaître leur conjoint dans leurs contrats d'assurance, ou ils sont regardés de travers quand ils demandent un crédit immobilier", a expliqué Frédéric Autran, PDG de Solidaris.
Pour April Group "Les assurances ne prévoient pas forcément un tarif couple pour deux personnes du même sexe, et pour les personnes séropositives, c'est souvent impossible d'emprunter de l'argent"
Solidaris proposera également une assurance complémentaire santé avec un tarif pour les couples gays et lesbiens, qu'ils et elles soient pacsés ou non.
Pour les séropositifs la ""Solution emprunt VIH" permettra d'emprunter jusqu'à 750.000 euros, avec la demande d'une copie des derniers résultats médicaux et l'assurance d'une réponse en 24 heures.
Un service de protection juridique est associé à ces contrats, avec les conseils d'un avocat pour tout litige d'ordre privé comme un problème de discrimination au travail, de rupture de PaCS, ou d'héritage.
L'assureur ne s'arrêtera pas en si bon chemin puisqu'il envisage très rapidement de proposer des assurances automobile, voyage, habitation ainsi qu'une assurance-vie.
Cette initiative a déjà ses opposants : "Qu'April lance un contrat d'assurance pour les séropositifs, c'est très bien, mais alors pas dans le cadre d'une offre ciblée sur les homosexuels" selon Michel Navion - secrétaire général de SOS Homophobie.
Il est vrai que cela risque fort de stigmatiser encore plus les homosexuels en faisant l'amalgame entre séropositivité et homosexualité.
Rapellons que les hétérosexuels représentent les 2/3 des personnes touchées par le virus...
La nouvelle campagne choc du Sidaction
L'association Sidaction avait prévenu : sa campagne 2007 serait forte.
L'objectif est réussi…
La campagne sera visible dès novembre à la télévision, dans la presse et sur internet.