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Quelques études en références


La relation entre le suicide des jeunes et l'orientation sexuelle est au c¦ur du débat de l'autre côté de l'Atlantique. Une avalanche d'études américaines et canadiennes, entreprises dans les 10 dernières années, fait aujourd'hui office de référence.

Étude auprès de 36 254 étudiants du Minnesota âgés de 13 à 18 ans (Adolescent Youth Risk Behavior Survey - 1987)

Les garçons qui ont reconnu être homosexuels ou bisexuel (environ 1 % de l'échantillon) enregistrent un risque de suicide 7 fois plus fort que les garçons hétérosexuels. En effet 28,1 % d'entre eux ont révélé avoir commis une tentative de suicide contre seulement 4,2 % pour les autres.

Des études similaires ont été menées en 1995 dans les États du Massachusetts et du Vermont (sur une tranche d'âge un peu plus réduite). Elles révèlent des tentatives de suicide de 3 à 4 fois plus importantes chez les jeunes se définissant comme gais, lesbiennes ou bisexuels/les que chez les autres.


Étude anonyme auprès de 750 jeunes hommes de 18 à 27 ans de Calgary (C. Bagley et P. Tremblay - 1997)

Les jeunes homosexuels et bisexuels (13 % de l'échantillon) encourent un risque 14 fois plus grand que la population hétérosexuelle d'attenter à leur vie. 62,5 % des tentatives de suicide sont recensées dans ce groupe.

La raison la plus souvent invoquée est celle du processus difficile d'acceptation de leur identité homosexuelle (processus de coming out) qui engendre des phases de dépression aiguë.

Les jeunes homosexuels n'ayant pas de partenaire et les jeunes se définissant comme bisexuels forment le noyau dur de la population à risque. Ils représentent 80 % des tentatives de suicide et souffrent plus que les autres gais de dépression, stress, paranoïa et isolement, en particulier par la non-acceptation d'eux-mêmes.

Cette étude confirme les résultats obtenus par une précédente étude (Bell & Weinberg) réalisée en 1978.


Étude réalisée auprès de 195 jeunes gais, lesbiennes et bisexuels/les de 15 à 21 ans de 14 centres gais & lesbiens des États-Unis (A.R. D'Augelli et S.L. Hershberger - 1993)

42 % des 142 jeunes hommes et 53 jeunes femmes ont révélé avoir
attenté à leur vie au moins une fois. Parmi les facteurs les plus liés à la propension au suicide reviennent régulièrement les problèmes d'acceptation et d'estime personnelle, d'alcoolisme, de dépression et enfin de perte des amis à cause de l'orientation sexuelle.



Étude réalisée à Ottawa auprès de 129 jeunes gais, lesbiennes et bisexuels/les âgés de 14 à 25 ans (C. Magnuson - 1992) 26 % des jeunes hommes et 44 % des jeunes femmes de l'échantillon ont déclaré avoir attenté à leur vie. Dans près de la moitié des cas, la tentative était liée à une réaction négative de la famille face à l'affirmation de l'homosexualité. Les autres raisons citées sont : la difficulté à s'accepter en tant qu'homosexuel, la solitude, la dépression, les situations de rejet ou leur crainte, les abus de parents et le manque de soutien.

Plus globalement, 61 % des jeunes gais et 76 % des jeunes lesbiennes ont révélé avoir eu des pulsions suicidaires.

Les résultats de cette étude sont largement confirmés par une autre étude menée en 1994 auprès de 221 jeunes gais, lesbiennes et bisexuels/les américains (Étude C.D. Proctor et V.K. Groze).

Enquête italienne L'Associazione gay e lesbica de Florence a mis en place une enquête sur internet à laquelle 800 gais et lesbiennes du monde entier ont répondu (les deux-tiers des réponses provenaient d'Europe)

Cette enquête fait suite à une série de suicides de jeunes gais en Sardaigne, en Sicile (immolation par le feu) et en Lombardie ainsi qu'à la mise à mort publique d'un jeune homosexuel par son père à Foggia dans les Pouilles.

Les résultats de l'enquête internet sont frappants. Si 65 % des gais et 61 % des lesbiennes avouent avoir pensé au suicide, 22 % des hommes et 21 % des femmes ont effectivement un jour tenté de mettre fin à leur jour. 28 % des répondants ont effectué un traitement psychologique ou psychiatrique (11 % contre leur volonté). Enfin la moitié environ des questionnaires fait état de violences subies en raison de l'orientation sexuelle, ces violences pouvant être physiques (le plus souvent les parents et les camarades d'école), psychologiques ou sexuelles.

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