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Suicide et dépression


Suicide et sexualité sont encore aujourd'hui en France des sujets relativement tabous. De nombreux experts estiment que les
statistiques sur le suicide sont sous-évaluées. De plus, à la différence des États-Unis, du Canada et de l'Italie, aucune étude n'a été menée à ce jour sur les risques suicidaires dans la population des jeunes gais et lesbiennes et celles réalisées sur le suicide chez les jeunes n'interrogent, ni ne prennent en compte les difficultés liées à l'acceptation de l'homosexualité ou de pratiques homosexuelles.

Le suicide est aujourd'hui en France la première cause de mortalité chez les 25-34 ans et la deuxième chez les 15-24 ans. Le nombre de suicides de jeunes de 15 à 24 ans a augmenté de façon notable ces dernières années pour atteindre 1 000 cas par an (en moyenne 3 jeunes se suicident tous les jours). Quant aux tentatives de suicide des jeunes de 15 à 24 ans, elles sont estimées entre 15 000 et 25 000 par an.

Quelques rares centres ou points d'écoute ont été créés pour les jeunes en France. Parmi eux, le Centre Abadie du CHR de Bordeaux qui reçoit tous les ans 400 jeunes dépressifs de 13 à 25 ans mais n'a jamais mené d'étude spécifique sur les facteurs de risques liés à l'homosexualité.

La Ligne Azur a été créée fin 1995 pour offrir un espace de parole téléphonique anonyme et confidentiel pour les jeunes garçons et jeunes filles attirés par des relations sexuelles avec un ou une partenaire du même sexe. Après une période expérimentale de 4 mois, la ligne a rouvert de façon permanente en juin 1997. Elle fonctionne dans toute la France.

Entre juin 1997 et juin 1998, la ligne a été sollicitée près de 25 000 fois. Un peu moins de 4 000 appels ont pu être traités aboutissant sur plus de 1 400 entretiens personnalisés (bien qu'anonymes) d'une durée moyenne de 20 minutes. Plus de 70 % des appelants expriment une difficulté à accepter leur différence sexuelle. Les problèmes de peur, de crainte, d'acceptation de soi, de solitude, d'isolement et de mal être reviennent le plus fréquemment durant les entretiens. Le mal être, lui, concerne 13 à 14 % des appelants dont certains n'hésitent pas à parler d'état dépressif, de pulsions suicidaires ou même de tentatives de suicide.

Des témoignages allant dans le même sens ont régulièrement été enregistrés par quasiment toutes les associations ou structures en contact avec les jeunes gais, lesbiennes et bisexuels/les : lignes d'écoute (Écoute Gaie), association de médecins ou psychothérapeutes (AMG, APG), centres d'écoute et d'information (ESPAS, Kiosque Info Sida), associations de parents (Contact, APGL), Centres gai et lesbien de Paris et de Province ainsi que toutes les associations de jeunes gais et lesbiennes (MAG, Degel, Étudions Gayment, Homo-Sorbonne...)
Le questionnaire.

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