- Burlesque le film
COUP DE COEUR
BURLESQUE avec Cher et Christina Aguilera
SORTIE LE 22 DECEMBRE
L'histoire
Parce qu'elle rêve de faire carrière dans le spectacle, Ali quitte sa petite ville pour Los Angeles. Lorsqu'elle découvre la spectaculaire revue du Burlesque Lounge, un cabaret qui fut autrefois la référence, la jeune femme est immédiatement fascinée. Elle parvient à se faire engager comme serveuse par Tess, la propriétaire du club, une femme intransigeante qui est aussi la vedette du spectacle.

Émerveillée par les costumes flamboyants et les époustouflantes chorégraphies, Ali se jure qu'un jour, elle aussi montera sur la scène.
Peu à peu, la jeune femme découvre la vie de ce petit monde. Elle s'y fera des amis, des ennemis, et à force de persévérance, parviendra à approcher son rêve. Mais il faut de la chance et un talent hors norme pour qu'une étoile se mette à briller au point d'éblouir le public. Alors que les jours du Burlesque sont désormais comptés, Ali a peut-être une chance d'accomplir ce qu'elle n'avait même pas osé imaginer…
Un casting de choc
Pour cette première comédie musicale, Steve Antin n'a pas lésiné sur le choix des acteurs.
Pour les rôles principaux, citons, bien entendu, Cher (en cheftaine, propriétaire du cabaret) et Christina Aguilera (Ali Rose, la jeune chanteuse qui vient tenter sa chance à los Angeles).
Parmi les personnages secondaires, citons, entres autres, Eric Dane de Grey's Anatomy, Cam Gigandet (Twilight - Chapitre 1 : fascination), Peter Gallagher (Newport Beach), Alan Cumming (X-Men) et...Kristen Bell!

Et la gagnante est...Kristen Bell
A l'origine ce sont Jessica Biel et Lindsay Lohan qui étaient pressenties pour le personnage de Nikki. C'est finalement Kristen Bell, l'héroïne de la série Veronica Mars, qui a remporté le rôle.
Dans la famille Antin, je demande la soeur!
La sœur du réalisateur, Robin Antin, est la fondatrice des Pussycat Dolls et est connue pour ses chorégraphies.
Un goût de néo-burlesque
Steven Antin, peu connu pour ses longs-métrages, signe ici sa première comédie musicale. Il emprunte bon nombre de procédés et d'éléments au courant néo-burlesque. Ce courant apparu dans les années 1990 aux Etats-Unis prend sa source dans le music-hall. Sa caractéristique principale est d'allier le strip-tease à la danse et au théâtre.
La dimension subversive est présente mais elle reste sous-couverte d'une grande recherche esthétique à la limite du kitsch.
On devine dans le déhanchement suggestif des stars appartenant à ce courant la marque d'un glamour provocateur tirant à la satire sociale. Si le réalisateur célèbre le corps de la femme (Christina Aguilera est on ne peut plus sophistiquée!) et cultive les charmes rétro du burlesque il élude la dimension politique qui accompagne l'apparition de ce courant avant-gardiste.
Il s'intéresse plutôt à la dimension spectaculaire et au show dans la lignée des films tels que Coyote Girls, Dancing Girls ou encore Nine.

Le scénariste et réalisateur Steven Antin possède un lien profond avec l’univers intemporel et flamboyant du burlesque, revenu récemment au cœur de la culture populaire. Sa sœur et lui-même ont en effet perçu la richesse de cette forme artistique et de ses artistes, et la fascination qu’ils exercent. Encouragé par Clint Culpepper, président de Screen Gems, Steven Antin a mis à profit ses connaissances de ce monde pour raconter l’incroyable parcours d’Ali Rose, d’un bar de l’Iowa à un cabaret du Sunset Strip.
Steven Antin souhaitait avant tout rester fidèle à l’esprit premier de cette forme artistique, constatant que l’on associe souvent à tort le burlesque avec le strip-tease. Il explique : « Le burlesque n’a été associé au strip-tease aux États-Unis qu’au début du XXe siècle, et cela a été inspiré par le Moulin Rouge du Paris des années 1890...
Site(s) Officiel(s)
France: http://www.burlesque-lefilm.com/
USA: http://www.burlesquethemovie.com/

ON EN PENSE :
Sexy, décadent, envoûtant. Burlesque est l'exemple parfait d'un divertissement à la hauteur de l'idéal hollywoodien. Les chorégraphies sont splendides, la musique est convaincante et le scénario est... satisfaisant. En allant voir ce genre de film, on ne s'attend pas à voir des monologues moliéresques ou même des situations imprévisibles, on ose par contre espérer être transporté efficacement dans ce monde survolté du spectacle que, même en rêve, on oserait imaginer le nôtre. Et nos revendications ludiques sont longuement satisfaites avec cette oeuvre étonnante de Steven Antin.
Ali est serveuse dans une petite ville des États-Unis. Elle décide un jour de quitter cette existence misérable pour tenter sa chance à Hollywood. En parcourant la ville à la recherche de travail, Ali tombe sur un club qui présente des spectacles excentriques où de jeunes femmes portent des costumes affriolants et dansent sur des chorégraphies originales. Elle décide alors qu'elle veut faire partie de ce monde. Pour prouver sa bonne foi à la propriétaire, Tess, Ali commence par être serveuse avant qu'on lui offre enfin sa chance sur les planches. Lorsqu'elle se met à chanter, l'effet est instantané; Ali devient immédiatement la nouvelle vedette de l'établissement.
Burlesque pourrait être dépeint comme un Coyote Ugly version mature et assumée. On retrouve à peu près les mêmes noeuds narratifs dans chacune des deux des productions - une jeune fille qui part vivre dans une grande ville pour accomplir ses ambitions de célébrité, se retrouve à travailler dans un bar et, en chemin, est victime des affres des grands centres urbains -, mais Burlesque fait preuve de davantage d'équilibre, d'aplomb, que son équivalent adolescent en plus d'être appuyé par une direction artistique incomparable. Les costumes, le maquillage et les mises en scène de certaines chorégraphies sont absolument renversants, et c'est grâce à cette conception artistique hors pair que l'on finit par oublier les inepties du scénario. Même si on retrouve dans Burlesque des stéréotypes mille fois racontés et des situations d'une prévisibilité déconcertante, il faut tout de même avouer que l'aspect humoristique fonctionne adéquatement et qu'il parvient à éviter certains clichés de noble manière.
Les talents d'actrice de Christina Aguilera ont des raisons justifiables d'être mis en doute, mais ses aptitudes vocales et le charisme qu'elle dégage sur scène sont, quant à eux, incontestables. Elle communique une fougue contagieuse et son ingénuité dramatique peut parfois être endossée par la naïveté de son personnage. Ses acolytes à l'écran, notamment Cam Gigandet, Cher et Stanley Tucci, livrent une performance fort respectable vu l'importance limitée qu'on leur accorde à l'écran - la chanteuse de 30 ans a tendance à leur faire de l'ombre. Les coupes souvent abruptes dans le montage amènent un rythme enviable au film, qui aurait pu, sans cette construction énergique, nous sembler fade.
La comédie musicale fait partie de ces oeuvres bonbons que l'on regarde avec un sourire contagieux et une agréable insouciance. Le genre de films parfait pour enluminer nos tristes journées d'automne et combler nos désirs de glamour, qu'ils soient assumés ou purement utopiques.





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