Shakespeare revu et revisité par la scène gay hollywoodienne... Enfin en DVD
Alors qu’il répète son rôle pour la comédie musicale de fin d’année de son lycée, Timothy, un jeune gay malmené par ses camarades, découvre la recette d’un philtre d’amour. Qui devra tomber amoureux de lui au premier regard ? Ce sera Jonathon, charmant, sportif et... hétérosexuel, qui sera l’élu de son coeur. Et ça marche. Tellement bien que Timothy transforme peu à peu les habitants de sa petite ville en amoureux transits et... homosexuels.
Comédie musicale de Tom Gustafson (USA-1h36)
avec Tanner Cohen, Wendy Robie, Judy McLane, Zelda Williams, Jill Larson, Ricky Goldman, Nathaniel David Becker
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Critiques :
Inspiré d'un court métrage et de William Shakespeare
Lors d'une glaciale journée d'hiver, début 2003, à Chicago, Tom Gustafson écrivit le scénario d'un court métrage musical racontant l'histoire d'un adolescent qui prend confiance en lui grâce à Shakespeare.
Son partenaire, Cory James Krueckeberg, vit immédiatement le potentiel de cette idée originale et le rendez-vous fut pris pour la mise en production de «Fairies».
Avec les quelques économies réalisées sur son cachet du tournage de «Master and Commander», Gustafson commença à réunir tout les éléments pour faire un court métrage de qualité.
C'est au cours d'un casting laborieux, à travers Chicago à la recherche de jeunes hommes pouvant à la fois danser, chanter ET jouer devant la caméra qu'ils tombèrent sur la photo de Wendy Robie.
Inconditionnel de Lynch, Gustafson la reconnut immédiatement, se souvenant d'elle au casting de «Twin Peaks», où elle jouait le rôle de Nadine, la jeune borgne.
Peu de temps auparavant, Wendy avait quitté Hollywood pour Chicago, pour revenir à ses premières amours: le Théâtre.
Gustafson était sur qu'elle n'accepterait jamais, mais Krueckeberg insista pour qu'il la contacte néanmoins.
Elle même accepta effectivement du bout des lèvres de lire le scénario, persuadée que son agent ne la laisserait jamais apparaître dans un court métrage sans le moindre budget.
Robie appela Gustafson dès 8h le lendemain matin, pour lui dire qu'elle acceptait de faire le film. Mais plutôt que le rôle de la mère, pour lequel Gustafson avait pensé à elle, elle souhaitait jouer le rôle du professeur. Avant d'être actrice, Robie avait été professeur d'Anglais, très semblable à celle du film, et avait donc de nombreuses idées pour insuffler de la profondeur et de la crédibilité au personnage. Gustafson était ravi à l'idée de travailler avec la jeune femme. Par son engagement dans le projet, Robie amena ce modeste court métrage sous la lumière des projecteurs à Chicago, et changea complètement le personnage du professeur, et par là même le point de vue du court métrage en lui même.
Le tournage, qui dura 5 jours, commença par une douce journée du mois de mars, mais avant la fin de la semaine, 60 centimètres de neige couvraient le sol. Gustafson et Krueckeberg eurent de la chance d'arriver avec autant de succès à ce stade du projet. L'équipe était constituée pour partie de professionnels saisonniers (d'anciens contacts de Gustafson lors de ses tournages pour de grands studios), et de jeunes débutants dans l'industrie, motivés et ravis à l'idée de mener ce projet unique à terme. Tous les autres éléments, des lieux de tournage, jusqu'à la restauration (assurée par la propre mère de Gustafson) se mirent en place d'eux même.
En juillet, après avoir passé 4 mois à perfectionner le film, le Sidetrack (Un bar situé dans BoysTown, le bouillonnant quartier gay de Chicago) accueillit la première projection publique de «Fairies» afin de lever les fonds pour présenter le film à différents festivals.
Et c'est ainsi, projeté dans un bar bondé sur plusieurs écrans, que le court a commencé sa vie.
«Fairies» a par la suite été projeté dans plus de 75 festivals partout dans le monde.
Un an après cette première projection à Chicago, c'est dans l'avion les ramenant du Outfest 2004 de L.A. que Gustafson et Krueckeberg décidèrent de faire de ce court métrage une comédie musicale. Le temps qu'ils atterrissent à New York, les grandes lignes de «Were the world mine» étaient tracées.
Bonus DVD:
- Court-métrage Fairies (dont est inspiré le film)
- Karaoké de la chanson Were the World Mine
- Commentaire audio du réalisateur
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