- Les gays des villes moyennes
Les homos des villes moyennes veulent être comme les autres
L’homosexualité plus difficile à vivre à Boulogne-sur-Mer, Lens ou Cambrai qu’à Lille ?
C’est le constat dressé par une poignée d’homosexuels du littoral qui ont décidé de se constituer en association à vocation régionale. « Comme les autres », ça s’appelle. Et ça veut dire ce que ça veut dire : les homosexuels ne veulent plus du ghetto dans lequel ils se sont parfois eux-mêmes enfermés. L’occasion d’évoquer avec le président, Vincent Claptien, la vie d’un gay dans une ville moyenne.

Les homosexuels dans les petites villes.
L‘homosexualité est-elle entrée dans les moeurs ? Attention, scoop de DailyNord : on n’en est pas encore là.
Bien entendu, rien de neuf sous le soleil de l’amour entre personnes du même sexe. Mais c’est toujours bon de le rappeler. « Il y a un mois, du côté de Saint-Omer, il y avait une soirée transformiste. Façade et voitures taguées. C’était clairement homophobe, explique Vincent Claptien. Moi-même, en six mois, à Boulogne-sur-Mer, j’ai eu deux fois des problèmes. » Deux fois des problèmes dus à son homosexualité, faut-il le préciser.
Le quotidien d’un homo dans une ville moyenne (45 000 habitants pour Boulogne-sur-Mer) ? « C’est plus dur dans les villes moyennes, continue-t-il. Même s’il n’existe pas de statistiques, régulièrement, à la sortie de lieux références gays ou gays-friendly, on a des problèmes. Avec de jeunes cons d’ailleurs… Dont certains sont des homos refoulés qui veulent prouver leur virilité devant leurs copains. »
Le PACS a contribué à l’évolution des mentalités
Evidemment, vu de l’hétérosexualité, on se dit que le bonhomme exagère. Que désormais, les homos n’ont plus de problèmes. Que la société a bien évolué, notamment avec le PACS, qui a fêté sa première décennie en 2009. Vincent Claptien, commercial dans la vie, ne dit pas le contraire : « Attention, on ne veut pas être victimisés. Aujourd’hui, il y a une évolution. C’est clair. Quand on discute avec des quinquas ou des sexas, ils nous disent que ça fait dix ans qu’ils ne se cachent plus. Mais il reste des problèmes. » Plus dans les villes moyennes ou les campagnes qu’à Lille ou Paris, bien évidemment. « Prenons l’exemple du métrosexuel.
A Lille, personne ne fait attention à un mec habillé de cette façon, qui n’est pas forcément homo d’ailleurs. Dans les villes moyennes, on réfléchit avant de s’habiller. » Et dans les villes moyennes, on réfléchit aussi avant de se tenir la main entre personne du même sexe : « Surtout pour les hommes. Pour les femmes, il y a encore le fantasme de la lesbienne.
Moi, tenir la main en public à un homme dans les rues de Boulogne-sur-Mer, je ne le ferais pas. Egalement, parce que j’estime que les enfants ne comprennent pas encore. La société change, évolue, ça va venir, mais c’est long. Il a fallu attendre 1999 pour le PACS, en 2012, peut-être que ça bougera encore plus… »
Marre des reportages caricaturaux
En attendant que ça bouge plus, Vincent Claptien et quelques habitants du littoral ont donc décidé de se bouger eux-mêmes. En créant il y a quelques semaines une association pour les homosexuels. On vous voit venir ? « Tiens, encore une asso qui veut se ghettoïser d’elle-même… » On a eu la même réaction. Que nenni, cher lecteur, selon le président. L’asso s’appelle « Comme les autres », ce qui veut dire ce que ça veut dire : « Ce n’est pas pour autant que nous renions notre sexualité, mais cette appellation parle d’elle-même dans l’optique que nous visons, c’est à dire, le droit à l’indifférence. » Le droit à l’indifférence plutôt qu’à la différence, voilà donc l’objectif poursuivi avec en particularité le fait que « Comme les autres » ne soit associée à aucune fédé nationale.
En arrêtant de stigmatiser les choses : « J’ai eu un appel d’une chaîne de télé dernièrement. Ils cherchaient un homosexuel mis à la porte de chez ses parents. J’ai dit qu’on ne proposait pas ça. Ras-le-bol des reportages caricaturaux. Plein d’homosexuels vivent bien leur sexualité. »
Amener les événements gays friendly vers les villes moyennes
Bon, et comment s’y prendre alors pour réclamer l’indifférence ? Parader en folle dans la Gay Pride ? « Je comprends le cliché, mais la plupart des gens qui y assistent sont habillés comme tout le monde. Non, nous souhaitons travailler sur plusieurs axes. » Sensibiliser les plus jeunes aux maladies sexuellement transmissibles, organiser des groupes de paroles avec les parents d’homosexuels, se constituer partie civile en cas d’agressions homophobes, etc., mais surtout développer des rencontres dans toute la région. Et inverser une tendance : « Aujourd’hui, les événements gays se passent à Lille. Parce qu’il est plus simple d’être homo à Lille.
L’objectif est d’inverser la tendance et d’amener les gens vers les villes moyennes de la région. Dans des lieux gays-friendly. » Bars, mais aussi lieux artistiques, « des endroits plus neutres » avec des événements pour tous pour éviter le ghetto, la volonté de Vincent Claptien et de ses acolytes. « L’homo, c’est Monsieur ou Madame Tout-le-Monde. Ce n’est pas écrit sur notre front, c’est aussi le message que nous voulons faire passer. »
Texte par Nicolas Montard pour le DailyNord
EN SAVOIR PLUS :
Objectif de l'association COMME LES AUTRES :
Les objectifs principaux sont:
En ligne le 2/05/10
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que dire des gays qui vivent dans des pays arabes , dans des villages que éloignés de ces grandes villes
ils couvent leur homosexualité , ils surveillent leurs gestes , leurs paroles , leurs.., leurs.. la liste est longue
ces gays , que l'on considère comme des malades chez nous , ne cherchent qu'une compréhension , un repect
serai-je un jour capable de lancer un association qui regroupera ces âmes blessées
je l'espère bien
bonjour je suis gay dans une ville de province également, Reims, en couple et un enfant ! d'aucun pourrait croire qu'il est difficile de vivre ainsi surtout en province ! mais en fait non, nous avons une vie normale, sans représenter toutes les outrances gay que l'on peut voir a travers les médias ! et nous n'avons jamais eu un seul soucis sur ce sujet, ni meme une reflexion ! De plus notre enfant 10 ans, a su de son coté tres bien gérer cette différence ! à l'école aussi puisque ses amis viennent à la maison jouer avec lui comme tout autres gamins, et pourtant nous sommes une ville tres bourgeoise catholique....cathédrale de Reims oblige ! nous sommes tout les deux dans les affaires, nous cotoyons grands privés ou institutionnels, et la aussi aucun soucis, parce que nous ne faisons pas état ni démonstration outrageante de notre sexualité, notre sexualité nous appartient, elle est privée et que comme beaucoup, lorsque nous parlons à une personne nous n'essayons pas d'imaginer comme il prend sa femme dans l'intimité. L'inverse est vrai aussi !
voila simplement pour dire que la vie gay peut etre tres facile, sauf si vous en voulez au monde entier, mais je vous garantie que c'est pas une maladie, sauf si vous imposer votre image gay aux autres alors que votre gaytitude n'appartient qu'a vous, sauf si vous souhaiter vous considérer comme un cas a part, la difficile de s'integrer dans une société. Vivez normalement, et l'entourage vous prendra comme quelqu'un de normal, car nous sommes normaux !
Apres tout, sauf certains cas particulier bien sur, en règle générale, vivre avec une sexualité gay est tres facile !
bien a vous
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