- Mieux vivre : Plaisir
Gayvox remercie les laboratoires Janssen, Gilead et ses partenaires Santé, dont la contribution et les conseils ont permis la réalisation de ce dossier.
Sous les pavés la plage…
il paraît. On peut rêver. Sous la djellaba, le pagne ou le jean, toi ou moi, et nos pensées. Même si tu dissimules tes 48 kilos, je sais bien que tu en pèses 67. Ce sont tes yeux qui me disent les raisons du creux qui les cerne.
Avec ta bouche, je décrypterai si tu cherches à sur dimensionner ton apparence ou ton cerveau. Il suffira de nous parler, d’échanger. Mon regard a changé sur toi. Tu ne devines pas encore si je m’apitoie ou si je m’intéresse à ce que tu montres. J’éluciderai. Je présume que tu survis pour sauvegarder ton allure. Si c’est le cas, tu n’as plus beaucoup d’énergie pour le reste : Lutter contre la maladie.

L’essentiel à mes yeux : ce que tu en penses. Ce que tu en fais. À cause du culte du corps, son altération est mal vécue. C’est dur de lutter à la fois contre l’affection et contre l’atteinte à l’image. Faut séparer le psychologique du physique. Dans nos sociétés de l’illusion, on cache les vieux, les handicapés et les autres… oui, je songe aussi aux malades.
Impossible de se mentir à soi-même. Donc aux autres. Autant choisir de les affronter. Ils verront de quoi on est capable, même malade. Je sais bien que si ta peau est sèche à cause de quelques molécules contenues dans ton traitement, tu ne vas pas chez l’esthéticienne, mais chez le dermato. Cela dit, l’esthétique peut être le complément du soin. Pas un palliatif. La restauration d’abord.

Comme je l’ai lu sur un post d’un internaute, se préserver et se connaître avant de ventiler les aléas de l’échange, c’est bien. Bien mieux que de vouloir imposer à l’autre ce qu’il ne veut pas voir et donc partager. En douceur, l’acceptation. Avec tendresse la reconnaissance. Amicalement la vérité de soi.
Soit on déniche les bons interlocuteurs, soit ils se révèlent. De toute façon, faut parfois faire le tri, quand il ne se fait pas tout seul. La confiance en soi s’acquiert à coup d’essais et d’erreurs. C’est juste une question d’équilibre pour qu’il y ait le moins de maladresses possible.
C’est agaçant à gérer les mauvaises rencontres. Surtout quand on a d’autres préoccupations.
Lionel DUROI
Mise en ligne le 9/11/2009
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