Edito & L'éditorial
08.08 : UEEH, mon désamour...
Au risque de heurter les âmes féministes, ou activistes ou militantes bon teint, je dirai : « Ça part en couille. »
Les UEEH ne sont plus la belle utopie d’antan.
Si les ateliers proposés ont plutôt séduit un public disparate et coloré, quelques fausses notes majeures sont à noter.
Pour celles et ceux qui ont fait le voyage à Marseille en touristes et sont venus consommer de l’activité, no problème. Pour celles et ceux qui rêvent de bousculer les représentations et qui se sont un minimum engagé dans l’aventure 2005, le son de cloche est nettement moins jovial. Pour illustrer le propos, il faut livrer quelques échantillons de moments forts en parallèle de comportements reptiliens.
J’ai en poche l’exemple d’un participant qui raconte en petit comité qu’il flatte la croupe de quelques membres influents du CA (Conseil d’Administration) pour obtenir à la fois la tranquillité, la reconnaissance et l’entraide. Il dit aussi qu’il a bien saisi le système instauré : sois beau, faussement décalé, gentil et tais toi. Adopte le langage « autogéré » (maître mot quasi administratif) pour avoir l’air « solidaire » (Seconde injonction qui fera les délices de bons mots en fin de séjour) et tu seras accueilli comme l’ange Gabriel… Pas de quoi en effet bander pour ce système de fonctionnement aussi putassier qu’un flic au coin de la rue qui doit s’activer à coller des PV pour complaire à sa hiérarchie.

Autre norme vécu en assemblée générale et dont tout le monde peut témoigner pour peu qu’elle ou il ait été attentive, le rappel à l’ordre langagier. Il est nettement déconseillé d’oublier, même sincèrement, de citer les femmes, ou les trans ou les blondes ou les … peu importe. Vous serez repris de justice illico sur le ton comminatoire d’un procureur dans un angle de la salle… Au féminin ? C’est pareil. Peut-être pire. Surtout féminin. Désolé, j’ai observé.
Aux UEEH, on ne dit pas « partouze », mais « Play Partie », « espace naturiste », mais « espace académique » (ce qui sera corrigé en toute bonne foi par un Belge ! Sans rire !), « sexe en avant », mais « s’Exhib », « démo de cul », mais « safe sex party », etc. il suffit de s’enduire d’une bonne moralité et d’enjoliver avec une couche de pédagogie par-ci, une couche de prévention par-là, la caution culturelle d’un côté, la vocation militante d’un autre, etc. « Vous comprenez chez adhérentEs, nous sommes surveillés de l’extérieur ! ». On croit rêver. Doit-on comprendre qu’il faut complaire aux pourvoyeurs de subventions ?
Ces finasseries considérées, vous reconnaîtrez parfois le zèle avec lequel certaines et certains se drapent dans une dignité de militantes aux allures de moutons de Panurge. C’est ainsi qu’on a vu débarquer une horde de filles à l’espace détente (appelé Chill Out) un soir, au prétexte que l’endroit devait être ouvert à toutEs. Il l’était. C’était écrit partout. Mais à l’occasion d’une rencontre de deux cervelles un peu molles, un garçon faisant une blague à une fille la recevant au premier degré, la place en question fut investi hargneusement, empêchant tout échange, bloquant la situation, cherchant l’affrontement… pathétique.
Le plus navrant dans l’histoire, est l’attitude de la Présidente des UEEH et deux de ses affidés du CA qui se comportaient en pasionaria de la cause désespérée, négligeant soudainement leur ouverture à la discussion, leurs leçons de tolérances et leurs beaux discours sur la haine des méchants pour entrer dans le vif de la bêtise en entraînant d’autres personnes qui finirent d’ailleurs par lever le camp discrètement, abandonnant à leur triste sort les résistants de pacotille. Aux UEEH, on se fout sur la gueule pour éviter de le faire à l’extérieur.
Si les UEEH ont été un plaisir sans fausses notes pour biens des participantEs, il ne faudrait pas oublier que les déçuEs, face à la manipulation, préfèrent aller observer ailleurs si l’air est plus respirable.
Décidément, les conflits qui surgissent au sein des UEEH démontrent à la fois un besoin de s’assurer qu’on est capable de gueuler contre l’autre même si cette capacité révèle un manque de discernement quant à la cible choisie. Voir des filles et des garçons acquis aux objectifs contenus dans les principes des UEEH se rentrer dans le chou au lieu de s’organiser à destination d’un extérieur hostile, c’est affligeant.
Enfin, devant tant d’ineptie, les réactions discrètes en fin de séjour furent à la hauteur du malaise non dit, parce que non exprimable. Alors que garçons et filles dansaient dans la cour d’un patio, une invitation susurrée aux oreilles des mâles qui n’en pouvaient plus d’être harcelés de conseils en bonne conduite et en recommandation de prévention, nous invitait à rejoindre une vraie partouze sauvage et libératoire dans un coin, à l’écart des festivités officielles. Tandis qu’au déjeuner du dernier petit matin, l’humour allait bon train : les pétards devenaient « autogérés » ou « solidaire » selon les humeurs et les amitiés. Etait-il question de revenir à la civilisation en exprimant un soulagement ? CertainEs psychanalystes nous expliqueront sûrement tout cela l’an prochain.
Voir le communiqué UEEH 2005
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
28.11 : Variété
Pas forcément populaire. En effet, la semaine vient de passer avec son lot d’événements pas toujours réjouissants. Les stagiaires précaires (presque une redondance) ont manifesté leur raz le bol dans la rue et ont fini par être relayés par les médias. Il faut dire que dans la communication on atteint des records. N’est-ce pas chers auteurs ? Les parlementaires quant à eux voudraient donner des leçons aux rappeurs. Et France Télécom découvre la fuite de ses clients. Heureusement, je vous ai trouvé une distraction pour le week-end.
Qu’entends-je à la radio ?
211 députés auraient envie de punir quelques artistes de rap pour des chansons ayant soi-disant appelé à la haine, à la révolte, au pire quoi. On croit rêver ! Cette bande, incapable d’analyser quoi que ce soit de la crise passée (mais dont on soupçonne qu’elle couve encore) s’érige en petits matons minables pour enfants pas sages. Décidément, l’intelligence chez certains de nos politiques a du chemin à parcourir. Comme ils ne savent pas prendre en considération, ils veulent réprimer. Histoire sans doute de donner le change à leur incapacité de régler les problèmes que leur présente la société. Histoire aussi d’exister, comme les jeunes en banlieue. Les uns utilisant une force brute qu’ils refusent à d’autres au prétexte d’une légitimité dont on oublie que sa définition n’a rien de naturelle mais qu’elle est une pure construction sociale. Au bénéfice de qui je vous prie ? Excusez-moi. A-t-on encore le droit de poser la question ?… ça devient totalement déprimant.
Dans une France où le chômage atteint des records, où les pauvres crèvent de froid dehors en hiver, ou les chiffres officiels riment avec mensonges éhontés, où les riches sont plus riches, etc., on découvre enfin que
le système des stages est une vaste entourloupe, un abus, une honte en somme. Le principe de la formation est détourné par la plupart des sociétés qui « emploient » on préférera : exploitent, un nombre considérable de jeunes diplômés ou en passe de l’être au détriment des salariés qui cherchent du boulot. C’est tout bénéfice pour qui s'il vous plaît ? Autant pour l’ANPE que pour les entreprises et les politiques. CQFD. Bon, évidemment, quand ils commencent à râler les petits intellos, ça fait désordre.
On continue ? Il paraît que
France Télécom perd toujours plus d’abonnés. Et que la faute vient du dégroupage. On va finir par nous faire croire que France Télécom (FT) est un modèle social de service public. Sauf que, je ne dois pas être le seul à me sentir mal à l’aise avec cette entreprise. Qui a oublié les mises en garde de l’opérateur historique comme on le nomme aujourd’hui pudiquement ? Souvenez-vous : il y a entre 10 et 15 ans, FT jouait la carte de l’appareil agréé. Belle invention marketing. FT menaçait ses clients s’il y avait un problème quelconque de renvoyer la réclamation dans les cordes et ainsi de se dédouaner sur le dos des autres marques. Bref, FT avait trouvé le moyen de vendre plus de répondeurs, de téléphones et de fax en exerçant une pression sur le consommateur et en attribuant les dysfonctionnements aux équipements concurrents soi-disant moins performants. Second exemple vécu, pas si vieux : lorsque vous aménagez dans un nouvel appartement et que vous faites ouvrir une ligne téléphonique FT, vous êtes littéralement assailli par les commerciaux d’un de ses partenaires ou filiales qui, au lieu de venter leurs produits ou la capacité de leurs contrats de fournisseurs d’accès à l’Internet, passent l’essentiel de leur argumentaire à démonter la concurrence avec une telle mauvaise fois, un sens si peu subtil, que vous ne souhaitez qu’une chose : fuir ces gens-là ! Les précédents ne manquent pas. Comme les clients qui prennent la fuite en ce moment.
Du 2 au 5 décembre 2005, le 3ème Salon International de l’Autre Livre se tiendra Salle Olympe de Gouges, rue Merlin dans le 11ème arrondissement de Paris. Sous la présidence de Bernard Lavilliers (on ne voit pas le rapport) l’inauguration se déroulera en présence du Président de Région Jean-Paul Huchon. Il s’agit d’une association d'éditeurs indépendants, créée en 2003, pour assurer la survie de l'édition indépendante, de la variété et de la diversité de la création littéraire française. Elle vise à faire connaître les réalités de cette entité. Face à la mondialisation, à la pensée unique, à la marchandisation de la culture, les éditeurs s’unissent. Ne cherchez pas la définition juridique d’un " éditeur indépendant ", elle n’existe pas. Ce salon privilégie la présence de ceux qui n'appartiennent pas à un groupe ou à une structure dont l'édition n'est qu'une activité parmi d'autres, qui ne sont liés ni à un parti, une église, un syndicat, une secte… et qui effectuent un véritable travail éditorial, c'est-à-dire qui ne sombrent pas dans l'auto-édition ou le compte d'auteur. Une initiative originale qui pourrait séduire plus d’un lecteur à la recherche d’une autre proposition culturelle. Tout sur le site du salon :
l’autre livre
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
02.09 : Rentrée 2005
Vous revenez de vacances. Vous vous ennuyez déjà ? Gayvox existe pour vous rappeler qu’un nombre incroyable d’associations organisent des activités. La plupart possèdent un site Internet. Il suffit de recourir à la rubrique qui créé des connexions et de surfer sur la vague de vos affinités. Ce guide vous appartient ! Compulsez, modifiez, informez, complétez...
Tout est possible dans cette rubrique
Liens que nous avons conçue pour vous, sans passer par les fourches caudines du commentaire lapidaire du support qui cache un intérêt partisan d’aloi douteux. Bref, notre guide fait office d’accompagnateur. Pas un exposé de parti pris puisque vous en êtes les rédacteurs… Version papier,
Genres constitue un annuaire des clubs, cercles et autres amicales. Il peut aussi vous aider à vous repérer sereinement. À consulter sans modération.
Côté presse, ça bouge.
Garçons Magazine reprend du poil de la bête en reparaissant régulièrement après plusieurs mois d’interruption.
Love Pirates magazine s’interrompt brutalement malgré un décollage remarqué.
Oxydo, toujours en kiosque, comme
Préférence, poursuit son bonhomme de chemin. J’ai eu l’occasion d’en découvrir d’autres en province.
Wag par exemple. Et le petit dernier démarre très fort.
Plug (oui, c’est son nom ! N’y voyez pas malice. Il faut chercher la référence du côté de ce bidule technique qu’on appelle plug-in). Le premier numéro est sorti cet été à 75 000 exemplaires. Il est associé à la radio du même nom. On peut l’écouter sur le web :
plug radio
L’équipe est aussi colorée qu’un collier de vahinés. Personnellement, j’éprouve un faible pour Thomas et Fran… que voulez-vous, on a ses têtes. Et celles-ci, particulièrement, elles passent entre les portes… Je n’aime pas celles qui bouchent la vue…
Quant à l’événement incontournable de la rentrée, il s’agit incontestablement du fameux
Salon Rainbow Attitude, porte du Versailles du 21 au 24 octobre. De grands changements sont attendus, tant du côté de la communication (plus sympathique et moins godiche à notre avis que l’an dernier) que de la création, puisqu’une gigantesque exposition d’artiste LGBTQ figurera au menu. Bientôt, nous vous dirons tout de cette manifestation.
En ce qui concerne les nouveaux livres, il suffit de parcourir les rubriques ad hoc de vos magazines et de vous rendre dans vos librairies vénérées. Vous y trouverez pléthore de nouveautés comme chaque année en septembre. Normal, ils préparent tous la course aux prix littéraires. Une folie annuelle sur laquelle beaucoup se cassent les dents. L’important est d’y croire et d’organiser le festival.
Enfin, piqûre de rappel : Gayvox reste à vos côtés cette année encore pour vous permettre de communiquer sans relâche. Profitez de nous, abusez de nous… on adore !
Bonne rentrée courageuse.
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
12/09 : Faire des vagues
Un jeu d’enfant. Les dieux agressent la planète et les hommes la nature. C’est toujours la terre qui trinque. Et sur le globe, y a qui ? Nous ! Pauvres pêcheurs impénitents. Certains impétrants traduiront par impertinent. Mais comme il faut nommer un chat un chat, j’avoue parfois ne pas prendre de gant. Au programme donc, que d’eau, que d’eau ! Et aussi, des vaches qui nous regardent passer quand nous filons vers nos contrées rêvées. Enfin, un espoir à 820 000 euros.
La Nouvelle Orléans en France est à Nîmes. L’avantage de la ville française est de ne pas contenir de ghetto noir. L’alerte rouge a peut-être un peu tardé, mais au moins, les secours ont-ils été dépêchés sur place en moins de temps que n’en met Bush pour se réveiller. En revanche, en ce moment, mieux vaut ne pas habiter un squatte, à Paris notamment... Il n’y a pas de pays idéal. Chacun subit « son petit chose » hargneux et colérique, son petit homme qui voudrait devenir grand.
Et pendant ce temps, la transhumance ou la migration s’organise. Nous apprenons tous les jours qu’un ou une amie quitte la capitale pour filer prendre l’air ailleurs. Les vacances ont souvent eu pour effet de recomposer les motivations. Chacun est allé parfois de surprise en surprise, découvrant que
« les gens du coin » n’étaient pas si rustres ou frustes qu’on le pensait. Le ON étant politique, médiatique et à l'occasion commercial. Certaines villes importantes notamment se transforment en de véritables réserves discrètes de filles et de garçons aux penchants univoques. Ceux et celles qui les habitent ne sollicitent pas de publicité. Ses relations entrent dans la catégorie des représentations nationales acceptées et reconnues, on ne souhaite donc pas devenir des montréEs du doigt. Comme on les comprend !
À l’opposé, celles et ceux qui résident en zones pas franches, qui sont entourés d’imbéciles homophobes ou qui sentent que l’atmosphère est un brin viciée (il n’y a pas que la gaudriole qui soit vicieuse) s’apprêtent à prendre la tangente en direction de Paris. Pourquoi ? Parce que le mythe s’enracine dans les témoignages, presque les écritures. Or, quand on parcourt le territoire, on s’aperçoit que les capitales régionales sont d’une grande vivacité sociale et culturelle à tendance partisane du sexe entre soi. Bref, ne rêvez plus, vous n’habitez pas la ville idéale !
Changeons de sujet ?
J’ai reçu en copie discrète et pas officielle le
Rapport de Préfiguration d’un Centre des Mémoires LGBT Paris / Ile-de-France daté de juin 2005. Très intéressant à lire ! On se demande pourquoi sa diffusion est restreinte. Sans être expert, je le trouve d’une appréciable précision et d’une grande pertinence. Clairement, il décompose les étapes d’un développement possible pour qu’un jour émerge enfin, ce Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelle de Paris (CADHP, ancienne dénomination). Les spécialistes et les divers intéressés commenteront à loisir et en détail les contenus.
Ce qui échappe au témoin de l’histoire, c’est que ce rapport (qui n’est en fait qu’une préparation de la mise en place des premiers éléments, une analyse des possibles) aurait dû être rédigé avant toute dépense et deux années de gabegie. Or, il arrive après une dispersion dans la nature de la subvention de départ. On se demande donc à quoi ont servi les premiers 100 000 euros d’argent public… Payer la SARL à qui les responsables du projet ont sous traité la rédaction de ces 62 pages ? Autre interrogation : Comment doit-on comprendre que des gens choisissent de porter sur les fonds baptismaux un tel projet, sans être capables eux-mêmes d’en découdre à la base, d’y réfléchir de manière au moins aussi pertinente que ne l’ont fait les personnes de la société de conseil ? À moins que la SARL à laquelle nous faisons référence ne se soit contentée de retranscrire les hautes cogitations des membres du Conseil d’Administration de l’AP-CADHP. Mais alors, question supplémentaire : l’Association de Préfiguration du CADHP ne disposait-elle pas d’assez de petits doigts menus pour utiliser un clavier d’ordinateur ? Avait-elle besoin de faire appel à une SARL pour dactylographier 62 pages ? On attend la suite… elle sera passionnante ! Et constructive. Surtout si la Mairie de Paris offre les 820 000 euros pour la « phase de configuration »… et pourquoi pas les 334 300 euros du total des charges annuelles en « phase optimale »… chiffres contenus dans le rapport que je tiens entre les mains.
Je sens qu’on va me dire que je suis tatillon… n’hésitez à commenter ce que vous en pensez. Sur Gayvox, c’est permis !
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
19/09 : Pléthore
Charrette d’événements variés, culturels, revendicatifs… Si en politique on appelle ça une rentrée sociale, en terre LGBTQ on pourrait nommer ça une rentrée cruciale ou pétillante. Après tout, de temps en temps, ça ne fait pas de mal de rappeler que les initiatives fourmillent grâce à de laborieuses entêtées. Le
E étant majoritaire, contrairement à la couverture de certains journaux qui pourraient nous faire croire qu’il n’y a que la tablette de chocolat dans la vie. Voici donc de la culture, de la manif et de l’appel à texte sur Pasolini et l’Europe. Dès fois que l’envie vous prendrait de vouloir publier... Et une exposition sur Pierre Molinier...
Manifestation ExisTrans le samedi 1er ocotbre à Paris. PsychiatriséEs – DiscriminéEs – ContaminéEs... Départ à 14h de la Place Saint Gervais (derrière le M°Hôtel de ville), puis, rue François Miron, rue Saint Antoine, Bastille, boulevard Beaumarchais, Filles du Calvaire, et arrivée : République où se tiendra la tribune des interventions.
En savoir plus
A la librairie Bluebook Paris, rue Quincampoix à Paris le jeudi 22 septembre à partir de 19h30, Olivier Delorme vient nous présenter son nouveau livre « La quatrième révélation » (H&O éditions). Un polar théologique, dans lequel un juge va découvrir ce qu’il n’aurait jamais dû trouver. En l’occurrence, des écrits anciens démontrant que la vie de Saint Paul, l’un des apôtres, et sur lequel se fonde tout le catholicisme, n’était pas du tout celle que l’on imaginait. Les signes phalliques sur ces écrits donnent une petite idée du monsieur…
Du 5 septembre au 3 octobre, Harald Seiwert expose « Cumrades ».
Allemand, il vit et travaille à Amsterdam. Il propose une série de photos « retravaillées », qui ne manqueront pas de vous amuser, de vous choquer, de vous questionner…
bluebookparis
A la librairie Violette and Co, 102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny.
violetteandco
L'exposition "On sapphiche ! Histoire des cultures lesbiennes en affiches", préparée par l'ARCL (Archives, Recherches et Cultures Lesbiennes) continue jusqu'au 25 septembre.
Mercredi 21 septembre à 19h : Rencontre avec Christophe Honoré pour la parution de son roman
Le livre pour enfants (L'Olivier). Romancier (
L'Infamille, La Douceur, Scarborough), il a aussi écrit pour le théâtre (
Dionysos impuissant, qu'il a mis en scène à Avignon cette année).
Mercredi 28 septembre à 19h : Vernissage de l'exposition de photos (jusqu’au 23 octobre) de Cathy Peylan "Le baiser et l'étreinte" qui illustrent le Calendrier 2006 produit par l'association Ipso Facto. Lancement du calendrier pendant le vernissage.
Vendredi 30 septembre à 19h : Rencontre avec Anne Zelinsky-Tristan pour la présentation de son livre
Histoire de vivre. Mémoires d'une féministe (Calmann-Lévy).
Mercredi 5 octobre à 19h : Rencontre avec la romancière Cécile Wajsbrot à l'occasion de la parution de son dernier livre
Mémorial (Zulma) et de la ré-édition de
la Trahison (Zulma). Cécile Wajsbrot est l'une de ces écrivaines de grand talent qui se font avec discrétion une place dans la littérature.
Dimanche 9 octobre à 16h : Pour la deuxième année, une partie de l'équipe de l'association Cineffable vient présenter le programme du Festival "Quand les lesbiennes se font du cinéma". Votre festival se tiendra au Trianon du vendredi 28 octobre au mardi 2 novembre. Info sur le Festival :
cineffable
Vendredi 14 octobre, à l'occasion de la Nuit des libraires : à 19h, la réalisatrice et comédienne Coline Serreau (dont le prochain film
Saint-Jacques La Mecque sort le 12 octobre ainsi que son adaptation littéraire) fera une lecture d'extraits du recueil de nouvelles de sa mère Geneviève Serreau. Vers 20 h 30, un buffet léger sera servi. À 22h, à la demande de la Maison des écrivains, Danielle Charest a choisi Violette and Co comme "librairie complice". Elle viendra parler des femmes et des lesbiennes dans le roman policier.
Dimanche 16 octobre à 16h : dans le cadre de l'événement Lire en fête, Violette and Co rend hommage à Elfriede Jelinek, écrivaine autrichienne lauréate du Prix Nobel de littérature 2004 et auteure, entre autres, de
la Pianiste, Lust, les Amantes. En présence de sa traductrice Yasmin Hoffmann.
Mercredi 19 octobre à 19h : Rencontre sur la question de l'homoparentalité en présence de Claire Altman (
Deux femmes et un couffin, éd. Ramsay) et de Claire Breton (
J'ai deux mamans, c'est un secret, éd. Leduc S.). Deux témoignages, deux histoires.
Vendredi 21 octobre à 19h : Rencontre autour de la revue
Nouvelles questions féministes et présentation de ses deux derniers numéros, le Vol. 24 n° 2 "Féminismes dissidents en Amérique latine et aux Caraïbes" et le Vol.24 n° 3 "Genre et militantisme" en présence de Jules Falquet et de Patricia Roux (sous réserve).
Jeudi 27 octobre à 19h : Vernissage de l'exposition (jusqu’au 20 novembre de "Mon corps est un champ de bataille". En 2004, la jeune maison d'édition Ma Colère publiait un livre original et important : des témoignages et des analyses questionnent la représentation du corps dans notre société et ses impacts parfois dévastateurs.
À la librairie Les Mots à la Bouche, (6, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, 75004 Paris,
motsbouche) organise une série d’événements…
Mardi, 20 septembre 2005, 19 h : Ann Scott signe son roman
Héroïne(paru aux Editions Flammarion).
Mercredi, 21 septembre 2005, 18 h 30 : Karim Ressouni-Demigneux signe son livre pour enfants
Je suis un gros menteur (paru aux Editions Rue du Monde).
Mercredi, 28 septembre 2005, 19 h : Conférence-débat avec Didier Godard sur son nouveau livre
L'amour philosophique- L'homosexualité masculine au Siècle des Lumières(paru aux Editions H & O)
Vendredi, 30 septembre 2005, 19 h : Rencontre-surprise avec Brigitte Fontaine qui dédicacera son roman
La bête curieuse (paru aux Editions Flammarion).
Mercredi, 12 octobre 2005, 19 h : À l'occasion de la sortie conjointe du DVD et du livre
Mysterious Skin nous vous invitons à une rencontre avec Scott Heim auteur du roman dont a été tiré le film de Gregg Araki (publié aux Editions Au Diable Vauvert).
Mercredi, 2 novembre 2005, 19 h :Rencontre-lecture avec Felice Picano autour de son recueil de nouvelles
Tales : from a distant planet.
Jeudi, 10 novembre 2005, 19 h : Rencontre-lecture-débat avec Merlin Holland petit-fils d'Oscar Wilde et préfacier du livre
Le Procès d'Oscar Wilde qui publie, pour la première fois en France, l'intégralité non expurgée du célèbre procès (à paraître aux Editions Stock).
Les 25 et 26 octobre, à Paris, 3ème Conférence Internationale sur l'Homoparentalité. Une cinquantaine de chercheurs feront le point sur l'état des connaissances et les enjeux politiques, juridiques et sociaux. Une initiative, organisée avec le soutien des grandes institutions de recherche scientifique française (CNRS, EHESS, INED,...).
Programme et inscriptions sur
conference apgl
Informations :
e-mail
La Nuit des Libraires le vendredi 14 octobre de 19h à 21h, chez Miss Marple, 18 rue de Gand, au 1er étage,
à Lille. Les Editions gaies et lesbiennes présenteront le roman de Cécile Bailly et Grib Borremans : Génération Arc en Ciel qui sort (qui sort en librairie le lendemain) avec
deux couvertures au choix (une première en Fance !) ainsi que les Editions La Cerisaie avec Corinne Matthieu pour La Vie est gay, Catherine Bourassin pour Délits secrets, et un livre de nouvelles collectives érotique intitulé Dessous d’hiver.
Du 17 au 23 octobre à Saint Tropez, Les 7èmes Rencontres Internationales du cinéma des Antipodes met à l’honneur le cinéma australien et néo-zélandais. Peter Weir (PicNic at Hanging rock, Galipolli, the Truman Show, Master and Commander ...) succèdera à Barrie M. Osborne (producteur, entre autres, de Matrix et de la trilogie du Seigneur des Anneaux) en qualité de Président du jury pour cette édition 2005.
Une programmation Antipodes juniors, mise en place depuis la création du festival, permettra aux scolaires de découvrir chaque jour des films australiens et néo-zélandais et de participer à des débats avec les réalisateurs.
Appel à textes des Editions Biliki pour un livre sur Pasolini ! Date limite d’envoie: 1 mars 2006
Cela fait plus de 30 ans que Pasolini nous manque, ainsi qu’à la culture italienne, européenne, humaniste. Qu'aurait-il écrit aujourd'hui ? Les éditions Biliki vont proposer en mai 2006, un livre intitulé "Pasolini nous manque à tous...." - collectif livre/CD - 30 ans après sa mort - hommage. Vous pouvez participer à cet hommage en envoyant vos textes, photos, vidéos, musiques, peintures, dessins, B.D., sérigraphies, etc.... aux Editions Biliki
biliki.
Les auteurs choisis auront un contrat d'auteur avec les Editions Biliki. Un comité de lecture sera constitué spécialement pour ce livre. Deux thèmes prédomineront cet hommage :
1°/ en quoi Pasolini fait défaut aujourd'hui dans l'univers artistique, culturel et politique - au-delà de son oeuvre cinématographique. En quoi, représente-t-il encore un maître à penser ?
2°/ qu'aurait écrit aujourd'hui Pasolini, qu'aurait-il dit à propos de la mort du prolétariat, du manque de débat politique et de polémique politique (autre que strictement politicienne), de l'homosexualité et du milieu gay, des alter-mondialistes, de Berlusconi, de Bush, de la guerre en Irak, aurait-il défendu la Palestine ?, etc....
Autre appel à textes des Editions Biliki pour un livre sur un thème d’actualité :
"Europe, terre d'accueil ?" Discriminations, expulsions, persécutions, obstructions, fonctionnaires autoritaires, etc...
Date limite : 31 décembre 2005
L'Europe se ferme sur elle-même imposant aux minorités non acceptées ou non acceptables un embargo sur la liberté de circuler stipulé pourtant dans la Déclaration des Droits de l'Homme. Pour des raisons économiques, des hommes, des femmes et des enfants se retrouvent dans des embarcations de fortune, dans des camps retranchés, dans des forêts, des rues, dans l'attente d'une vie "humaine". Envoyez vos textes, photos, poésies, reportages, pour un livre consacré à ce thème.
Les auteurs choisis auront un contrat d'auteur avec les Editions Biliki. Publication prévue en mai 2006 - Envoyez-nous vos textes avant le 31 décembre 2005 à
e-mail
Enfin, une
exposition jusqu’au 11 novembre 2005 à l’Enseigne des Oudin, Galerie, 58 rue Quincampoix, à Paris dans le 4ème arr. concernant Pierre Molinier, artiste précurseur de l’art corporel, de la photographie plasticienne et d’une forme d’hyperréalisme. Tout sur :
enseigne-des-oudin
Si avec tout ça vous vous ennuyez, c’est à désespérer.
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
26/09 : Canardage
Depuis la rentrée scolaire, nous sommes bombardés d’infos particulièrement culturelles. Bien sûr, la Nuit Blanche se fera remarquer du public. La médiatisation bat déjà son plein. Dans le concert du programme, il ne faudra pas oublier les discrets bons plans… Le week-end suivant, ce sera au tour de la Bourse aux vélos... et plus tard, plus loin, à Lyon, une exposition... qui n’aura pas lieu à Paris. Mais que réalise le CADHP ?
Nuit Blanche à Paris
De nombreux petits événements déconcertants et hors programme officiel
En savoir plus sur : paris-culture se dérouleront. Vous n’êtes pas obligé de courir les agapes chics et chocs. Profitez de l’occasion pour découvrir des lieux inhabituels. Infos pratiques et clair sur le site de
l'internaute
Bourse aux vélos pour la première fois dans le sixième arrondissement de Paris. L'association MDB (Mieux se Déplacer à Bicyclette) l’organise sur la place Saint Sulpice le samedi 8 octobre 2005. Toutes les informations sur :
En savoir plus sur : mdb-idf
CADHP à Lyon ?
Personne n’a réagi à l’édito « Faire des vagues ». Surprenant, quand on se souvient des contacts peu aimables, pour ne pas dire carrément disjonctés, expédiés comme des exocets en direct du cabinet du maire de Paris, à l’époque où nous avions décapsulé le dossier du CADHP. Cette fois, motus et modus vivendi. À un détail près : notre lecture-surprise de la page 5 du journal TOPO, des bibliothèques médiathèques de Lyon de septembre octobre 2005, intitulée : « Follement gay ! » consacrée à « L’homosexualité dans les collections de la Bibliothèque de Lyon. ». Le directeur, Patrick Bazin rappelle que depuis quatre déjà, l’établissement orchestre les « Assises de la Mémoire Gay et Lesbienne ». Avec des majuscules, excusez du peu. L’objectif ? Faire œuvre de mémoire et conséquemment d’histoire. Dans la foulée, Mr le directeur annonce qu’il envisage avec son équipe de constituer le premier centre de ressources documentaires gays et Lesbiennes, non communautariste ouvert et pluraliste. Et ils en ont les moyens à Lyon ! La preuve, ils organisent une exposition du 31 octobre au 31 décembre dénommée : Follement Gay ! Ils ont donc de la matière.
Michel Chomarat rédige illico un article titré : « Les gays et les lesbiennes retrouvent la mémoire. » Quel beau titre. Une manière amusante de renvoyer à la question posée : « Qui aurait pu penser, il y a quelques années, que Lyon la coincée, Lyon la frileuse, Lyon la discrète, Lyon la bourgeoise pouvait assumer avec autant d’enthousiasme un tel affichage ? » En effet. Qui aurait pu penser que Paris la coquette, Paris la paillette, Paris la saperlipopette réussirait à fédérer suffisamment de bonnes volontés désintéressées pour un projet de maison d’archives digne de ce nom ? Vous allez voir qu’ils parviendront à nous faire croire que qu’ils étaient de toute façon les premiers, et pourquoi pas les meilleurs, ou les plus intelligents ?
Alors, c’est pour quand ce fameux CADHP ? On a peut-être encore besoin de préfigurer à 100 000 € ? Non ? 800 000 € accessoirement ?
J’ai envie de devenir Lyonnais !
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
Détournement d'image : "Nuit Blanche", by Fran
03/10 : Double je
Je me reposais chez un couple d’amis cet été, dans la campagne française. Une vieille maison charmante restaurée avec goût. De la verdure à se rouler par terre. La plus grande piscine privée du département (so chic !) pour s’y baigner tout nu. De l’espace, quelques poules et leur coq, un carré de plans de tomates et un gentil chien, un labri. Il finira par me mordre en jouant avec lui ! Maladresse quand tu nous habites...
À l’heure de la sieste, je navigue sur Internet. Dans le salon sont disposés deux ordinateurs. Je lis mes e-mails sur l’un, pendant que Jean Louis face à son écran surfe sur Gayvox. Véridique ! (Sauf le prénom. Faut pas pousser).
— Ça vaut le coup de s’abonner à Gayvox ?
Je ne vais pas lui dire non. Que vous répondrait le parfumeur si vous lui demandiez si ses parfums sentent bon ? Je m’étonne simplement de la requête.
— On rencontre vraiment des mecs par Internet ?
Je m’interroge sur le fondement de ses interrogations. Il ne se lasse pas de me presser de questions : comment ça fonctionne ? Est-ce que les abonnés sont satisfaits ? Et la pub, ça rapporte ? Et pourquoi ce n’est pas gratuit ? Et comment se fait-il que je ne puisse accéder à certains services ? Etc.
Mes réponses semblent peu le convaincre en ce qui concerne les fonctionnalités. Je me lance alors dans une démonstration avec mon pseudo et mon mot de passe. Je cible la région où nous nous situons et j’entreprends une recherche. Malgré le beau temps, beaucoup de personnes sont connectées.
Je ne connais pas bien les environs et ne parviens pas à localiser les petits bleds indiqués sur chacun des profils. Je les cite à mon pote qui me guide : « Ça, c’est trop loin. Celui-ci est à 5 ou 10 kms. Là-bas, c’est loin aussi. Ah, c’est à côté. Propose-lui de venir. Il est comment ? » Etc.
Il n’a vraiment pas l’air de maîtriser le fonctionnement, ni de comprendre l’intérêt. Pourtant, il tâte de l’ordinateur depuis longtemps. Je suis très étonné. Mais après tout, chacun utilise le réseau en fonction de ses affinités.
Arrive l’ami de Jean Louis. Il s’appelle Alain.
— Vous faites quoi ?
— On repère les mecs du coin pour les inviter à venir piquer une tête dans la piscine…
— Comment ça marche ?
Il se penche sur mon épaule. Ma démonstration l’intéresse.
— Tiens, regarde celui-ci, lui dis-je.
Il indique qu’il habite la grande ville d’à côté. J’ajoute : « Je reconnais cette photo. C’est un type qui vient sur Gayvox depuis le début. Visiblement, il est accro. »
J’agrandis alors la vignette et je reconnais le visage de Jean Louis ! Stupeur ! Je me tourne vers Jean Louis qui se cache derrière son écran. Je balbutie, je bredouille, j’en bégaie !
Pendant que je cherche à fermer cette fenêtre de malheur, j’explique, dans un élan de justifications cafouilleuses, que le virtuel est un art, que c’est un jeu, qu’on s’y créé des personnages, qu’il ne faut pas recevoir au premier degré les déclarations qu’on y publie etc. Mais Alain insiste. Il est très intéressé. Singulièrement par les détails contenus dans le profil de son mari !
— Ah ! Je ne te savais pas plus jeune ! Bi en plus ? J’en apprends tous les jours ! Tu habites à côté d’ici ? Une chambre en ville je suppose…
Le sourire carnassier aux lèvres en dit long sur le décalage. Alain ne cessera de faire de l’humour chaque fois qu’il entendra parler d’Internet. Quelques ricanements auront même lieu pendant les repas. Surtout concernant les bi… les « bien foutus », les bac + 5 et autres informations que l’on donne parfois pour justifier ce qui ne trompe personne.
— Tu m’as foutu dans une sacrée merde ! me dit Jean Louis en pouffant de rire, jaune, mais, en aparté.
Moralité ? Chacun la sienne ! Pas celle des autres.
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
10.10 : Partenaires
Derrière ce mot se cache une réalité de crépuscule, d’assombrissement. Un peu à la manière du publireportage, le partenariat n’est pas l’information. Juste une forme de celle-ci. Ils ont glissé lentement, l’air de rien, des foules entières vers la déprime, les faiseurs de produits qui veulent à tout prix qu’on en parle. On peut comprendre l’intention sans approuver les moyens d’y parvenir. On est passé de la synergie au partenariat, pour en arriver à l’ère de la compromission. Cela n’a plus rien à voir avec la communication.
Par exemple, si vous êtes « journaliste », dites d’un éditeur qu’un ou deux, voir trois de ses livres ne vous plaisent pas, et n’attendez plus de ses nouvelles. Colportez ce que vous avez pensé d’un film issu de certaines productions, et vous serez rayés des fichiers de leurs relations-presses. Informez le public d’un défaut majeur contenu dans un logiciel, et le fabricant ne vous transmettra plus rien de ce qu’il prépare. Dénoncez la nullité d’un organisateur d’événements, et vous ne serez plus jamais invités. Publiez votre appréciation sur un établissement, une discothèque, un restaurant, une salle de sport, une librairie, ou même une association et la sanction sera de ne plus vous contacter, de vous boycotter.
Il est assez loin de temps des principes et des critiques, des prises de position et des commentaires polémiques. Bienvenues dans l’ère du « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, fermons notre bouche ». Inutile de donner son avis sur ce système qui n’est pas prêt de changer. Pourquoi ? Parce que l’atonie de masse rampe au rythme d’un époumoné cancéreux. La cellule dégénérative se multiplie au pas cadencé d’une marche militaire. Tout le microcosme suit. Personne ne résonne. Tout le monde s’en fout. Personne ne s’en relève.
Vous songiez que telle ou telle pièce de théâtre méritait qu’on se déplace étant donné que le logo d’un média dominant apparaissait en bas de l’affiche ? Vous vous êtes procuré tel roman pour la seule raison qu’il figure en tête de gondole dans la grande surface et qu’en plus on en parle à la télévision ? Vous pensiez peut-être ainsi faire partie des gens cultivés ? Vous avez lu dans un magazine que tel ordinateur valait le détour. Vous l’avez acheté. Ces performances vous déçoivent. Vous avez tort. D’ailleurs, la règle est simple à comprendre : « Si ça se vend, c’est que c’est bon. » Et si par malheur, enquêteur rédacteur dans un média, vous indiquez qu’il pourrait en être autrement, attendez-vous aux pires déconvenues, au bannissement. Le nombre manufacture sa loi. Vous avez tort sur toute la ligne, vous aussi.
Rares sont celles et ceux qui organisent leurs relations avec la presse dans le respect du public. De plus en plus exceptionnellement, les entreprises acceptent le rôle du journaliste. Je passe sur les hommes politiques... Ils se comportent comme des produits… Et la foule ? Parfois elle fait semblant d’y croire. De temps en temps, dans un sursaut, elle éprouve un besoin de réflexion. Mais dans l’ensemble, on ne peut pas dire qu’elle soit aidée dans sa quête d’authenticité. Même les yaourts sont natures, allégés, vitaminés, parfumés, édulcorés, bio et pourtant, tellement tradition.
J’ai en tête l’exemple d’un média proche, communautaire donc, (je rigole ! Quel abus de langage !) qui ne rémunère pas un fifrelin ses auteurs. Des pigistes intellos précaires et surdiplômés qui en crèvent. On leur promet monts et merveille, toujours plus tard, quand ça marchera soi-disant. Ce magazine, qui se donne des allures de partenaire avec tout le monde, cherche à ressembler au plus vieux d’entre eux, avec du papier glacé itou. Comment le public peut-il entretenir une telle entreprise de cassage et saccage ? Comment des confrères peuvent-ils continuer d’y croire ? Pourquoi ce jeu de la part de « responsables » (largement payés par ailleurs à temps complet dans des organismes culturels publics entre autres) ? À quoi on joue là ? Les rédacteurs, souvent excellents journalistes, devraient cesser de collaborer avec des pantins, des dirigeants de papier. Les lecteurs devraient boycotter ces soi-disant médias, vendus aux partenariats les plus offrants. Les annonceurs compromettant devraient arrêter leur complicité avec ce système s’ils veulent gagner en crédibilité. A moins que tout le monde s’en fiche.
Et pendant ce temps, la marmotte, elle emballe le chocolat !
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
Son dernier roman : Le Kotoba
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Illsutration : ©Faujour - les Arènes
17/10 : Rainbow Art
Illustration : "geishas" kino-gautier
Rainbow Art
Au salon Rainbow Attitude, Porte de Versailles à Paris, du 21 au 24 octobre 2005, se tiendra l’une des plus vastes expositions de l’Art Gay. Fichtre ! Me direz-vous. Vous faites bien. « C’est discutable. » Répondra l’écho. C’est pour ça que c’est mis en discussion dans le numéro spécial qu’offre au public l’éditeur de la revue TriAngul’ère Christophe Gendron. Compère, comparse et initiateur de ce projet, Orion Delain n’a pas hésité à prendre un risque en interrogeant alentour : L’art gay existe-t-il ? Cerise sucrée sur le gâteau, Jean-Claude Dreyfus parraine l’événement.
Vous aurez tout loisir d’en débattre au salon. Cette question de l’existence d’un art gay (consommé ?) relève à la fois de l’échange de haute volée quand le concept est au rendez-vous de la dialectique et du café du commerce quand les passions parlent plus fort. Le parti pris d’un dosage intelligent des textes publiés dans le numéro spécial de TriAngul’ère, nous épargne une overdose d’avis en trouvant le moyen de nous inviter à y penser pour nous-mêmes. Tour de force peu commun quand on songe aux aspérités passionnelles qui pourraient frictionner nos petites susceptibilités individuelles.
Comme en conclut l’édito : « Les textes et les œuvres que nous vous proposons vous aideront peut-être à vous forger une opinion sur cette notion d’art gay. » Une oeuvre collective et utile en somme.
Geneviève Pastre aborde la question comme « une autre manière de voir, de toucher, d’appréhender la beauté… » et parle d’invitation « à la réciprocité du regard, élargissant les horizons à de nouveaux ’’arts florissants’’. »
Orion Delain nous dit que l’art gay « C’est celui que l’on accroche dans sa chambre à coucher » ou encore « L’art gay que famille et héritiers ont souvent brûlé / C’est celui que même à maman je n’ai pas montré. »
Pour
Jean-Claude Dreyfus, il s’agit « ...de croquer dans l’art celui de la transparence. »
Laurent Herrou, écrivain, considère qu’« On ne dit pas l’art malade même si on parle des arts vivants. / On ne dit pas l’art mort non plus. / L’art Gay ? »
André Baudry (fondateur de la revue Arcadie) nous revient avec sa fibre homophile. Toute une époque, un langage…
Jean-Christophe Thomazo interroge : Qui a peur de l’art gay ? Son texte est une petite perle de mise en perspective qui permettra à chacun d’occuper l’espace dans la réflexion et de s’amuser avec des questions aussi simples que : « Comme s’il fallait obligatoirement être homosexuel pour aimer Marilyn Monroe ! Demandez donc à Andy Warhol ce qu’il en pense... » On comprend, à le lire, la part de construction culturelle, subjective, contrariante (à défaut d’être contrariée) qu’il peut y avoir dans le fait d’accepter ou pas une telle dénomination, un tel qualificatif dans cette appellation d’ « art gay ».
Avec un humour certain,
Xavier Gicquel trouve le moyen de nous faire sourire : « Pauvre petit art gay, trop ’’bien monté’’ d’un côté, et pas là même mal montré. »
« L’art gay n’est pas assez visible. » conclut simplement
Thierry Brunello.
En deux parties,
Roger Vène nous entretient de « l’infraction faite au code culturel de bonne conduite. » et de « l’infraction faite à l’académisme en place ».
Enfin,
Jean Lonjarret s’emploie à nous faire sourire par un renversement de la qualification : « L’art gay se défini en quelque sorte en négatif, en creux par rapport à l’art hétérosexuel qui, lui, ne se revendique aucune identité, tellement il est emparé de ce qu’il croit être la normalité, épargné de cette tension particulière entre l’œuvre et l’appréhension de l’œuvre. De sorte que l’art, considéré en général, serait ordinaire, tandis que l’art gay, à cause de l’altérité dans laquelle il s’affirme, serait extraordinaire. » Mais oui, mais oui. C’est exactement ce que je pensais !
Le vernissage de l’exposition aura lieu sur invitation le vendredi 21 octobre à 18h. Les œuvres présentées seront à vendre pendant toute la durée du salon. Notez que certaines sommes trébuchantes seront reversées pour la lutte contre l’homophobie. Alors, si vous êtes riches, profitez de l’occasion pour faire un geste gaiement artistique et utile lors de cette « fiaqueue » des arts gay.
Je n’ai pas cité tout le monde (29 artistes !) ni décrypté les liens de cette initiative, analysé la congruence avec l’ensemble des trois jours de manifestation, mais vous l’aurez compris, cette année, l’événement élargit son entregent. Tout sur
le site officiel du salon !
Lionel DUROI pour
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Son dernier roman : Le Kotoba
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Illustration : Bruno Perroud /
Sculpture : Roger Vene /
Illustration - Détail: Orion Delain
24.10 : Arc-en-ciel attitude
Avant de passer le week-end à la porte de Versailles au Salon Rainbow Attitude, vous avez peut-être eu l’occasion de venir au forum des Halles pour la projection de l’intégralité du menu diffusé sur Canal+ le vendredi 28 au soir :
10X+Gay ! Cette année la nuit gay de Canal fêtait ses dix ans. Un peu d’historique, quelques flash-back, une série d’interviews d’hommes et de femmes politiques par
Madame H. , l’aspect gay friendly du tourisme réunionnais, la vie des coiffeurs dans un salon à Paris (beaucoup trop long, vite lassant et parfois limite).
Ensuite, un programme beaucoup plus hot, magistralement servi par les artistes du collectif
Queerfactory, avec de courts extraits, chauds, rythmés, enlevés bref, distrayant à souhait et qui se terminait par une recette ardente offerte avec un humour de fou par Rémy Lange qui méritait les applaudissements.
Un peu relégué au fond du Parc des Expos de la Porte de Versailles à Paris, ce millésime Rainbow Attitude n’a bénéficié sur place que d’une visibilité de niche. Après d’interminables tapis roulants, vous passiez devant l’entrée du Salon de la Maison. Après, il fallait être perspicace pour continuer sa route jusqu’à l’antre arc-en-ciel. Les organisateurs du Salon de la maison auraient-ils vu d’un mauvais œil qu’une signalisation adaptée au Rainbow ne grille leur image ? Ou bien l’organisation du Parc des Expos aurait-elle eu à craindre d’un certain chassé-croisé des publics ? Heureusement, les molosses de la surveillance disposés dans les angles palliaient le déficit de fléchage avec beaucoup de gentillesse.
Second
problème de taille : le plan du salon en page centrale du catalogue n’indiquait pas la référence de chaque stand. Ne vous restait plus qu’à jouer à vous y retrouver. Pas sûr que vous puissiez être à l’heure si vous aviez rendez-vous.
Petit
souci de quantité au Rainbow art. J’ai eu le sentiment d’être dupé. En effet, l’espace consacré à l’art était visuellement très vaste et proportionnellement conséquent; sur le papier. Or, sur place, vous cherchiez le centre, et quand vous le trouviez, il était creux d’escaliers d’accès aux toilettes, d’ascenseurs et autres gaines de sécurité ou techniques. Les œuvres étaient à l’extérieur, contre les murs de cette zone ! C’était suffisamment perturbant pour être remarqué.
Vendredi soir, la
vente aux enchères de certaines œuvres
au profit de SOS Homophobie se déroulait dans un carré VIP ! Première gageure. Comme si les VIP avaient les moyens d’acheter des créations aux enchères ! Ou l’envie, ou l’audace, ou... VIP n’est pas synonyme de riche. « Les intellos précaires » en savent quelque chose. Il faut relire ce livre d’Anne et Marine Rambach paru chez fayard. Et puis, connaissant mon petit monde, sur une centaine de personnes présentes, il n’y avait que 4 très riches, 10 à peu près pourvus d’un portefeuille ad hoc... De plus, l’organisation d’un tel événement relève d’un savoir-faire très spécifique. Il suffit d’assister à une « braderie » de charité (le terme va déplaire, mais passons) à l’américaine, ou simplement d’écouter, ne serait-ce qu’une fois un commissaire priseur, pour s’apercevoir qu’une pareille occasion de récolter des fonds requiert le renfort d’une armada de subtilités à la hauteur du défi. On a encore des cours à prendre. Seulement 750€ ont été recueillis ! Dommage.
La présence des UEEH à ce salon pouvait surprendre, mais on nous a assuré que l’enjeu n’était pas de battre la campagne, mais plutôt le rappel auprès d’annonceurs potentiels. Les UEEH consentiraient-elles à draguer le commercial ? Je n’y comprends plus rien. L’inverse avait été annoncé en assemblée générale en juillet dernier. Revirement ? Je ne juge pas. J’interroge.
La croisade publicitaire du Rainbow Attitude 2005 dans le métro parisien pose une question majeure.
Après l’algarade de l’agence Métrobus revenue à des considérations moins vétilleuses de puritanisme d’antan, l’information a fini par s’afficher. Comme tout le monde, j’ai constaté à quel point la hargne des gueux s’exprimait de manière peu artistique en déchirant les affiches. Je n’ai jamais eu l’occasion de voir à quoi ressemble un de ces imbéciles. Mais il me semble que la véritable utilité du salon se dispute là, dans le rapport de force relative à l’accès à l’affichage des gays et des lesbiennes. Si cette foire a un rôle à jouer en matière de militantisme, il est là où ça frotte, là où ça pique et non dans son contenu commercial. L’un offrant à l’autre les moyens de son expression. Il est peut-être là le schisme des incompréhensions passées. Le salon, tel qu’il s’organise, ne peut pas être militant dans sa teneur. Le commercial et le militant sont antinomiques (du moins en notre pays. Parce que les Anglo-saxons ne l’entendent pas ainsi). Un peu à la manière des difficultés rencontrées par les commerces gay quand ils veulent négocier leur participation à une visibilité militante (non par militance, mais pour augmenter un chiffre d’affaires, alors que c’est le contraire qui est déclaré pour obtenir un droit de présence). En somme, il s’agit d’être clair sur les attendus d’une activité sans faire semblant de la confondre avec l’autre. Nous pourrions alors dire (et écrire, sans être repris sur le même ton que les déchireurs d’affiches dans le métro) que le salon Rainbow Attitude est un événement commercial et qu’une part de ses dividendes est utilisée à des fins partisanes et sympathisantes, notamment par voie d’affichage, de soutien à des causes ou d’aides à des actions. Là, oui, ce serait recevable. La confusion des genres et les non-dits des messages de communication média menant jusque-là aux pires arguments de mauvaise foi. En tout cas, cette année, la position de cette manifestation commence à tenir. C’est un avis. Ayez le vôtre et faites-le connaître. Gayvox vous relaie.
Terminons sur ce
zap de la droite étudiante, à la droite de l’échiquier politique. Autant formuler l’extrême. Une volée d’une trentaine de petits minous excités comme des pimbêches ont soudain investi la grande scène, samedi après-midi, pour dérouler une banderole dont le contenu d’après un témoin était : « Nous sommes tous des enfants d’hétéros ». Je n’ai pas vérifié (on ne rit pas !). Je n’ai rien vu tant le zap était court. J’étais pourtant à cinquante mètres ! C’est dire la rapidité de l’action ! À peine ai-je récupéré un flyer jaune lancé par poignets titré : RED. Le texte : « Rassemblement étudiant de droite. Souviens-toi de Notre-Dame. Il y a quelques mois, des membres du groupuscule Act Up organisaient une parodie de mariage et tabassaient un prêtre. À ce jour, aucune poursuite n’a été engagée contre eux. Act Up Dissolution ! » Suivait l’adresse du site Internet. On attend la suite…
Quel week-end ! Je vais dormir. Et mariner avec impatience jusqu’à l’année prochaine.
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
Son dernier roman : Le Kotoba
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31.10 : Nom d’une pipe !
Malgré les affiches informant de l’existence du salon Rainbow attitude systématiquement déchirées dans le métro parisien, malgré le zap homophobe de la droite étudiante sur les lieux même du salon, malgré l’incurie concernant le projet parisien du Centre d’Archives de la mémoire LGBT, malgré tout, les acteurs LGBT continuent de faire des projets, de bâtir, d’exposer, de mettre en scène ce qui peut encore l’être. A Reims avec le Festival Les Bisqueers Roses, à Lille avec les Festival Question de genres dont nous vous reparlerons et à Paris avec QueerFactory. Safe qui peut !
Lundi 24 octobre à 20h, l’association «
Les mots en scène » organisait sa première soirée performance, lectures et vidéo autour du livre « Quais » de David Wojnarowicz, artiste multi-disciplinaire new-yorkais, mort du sida en 1992. Les textes étaient dits par les comédiens Léonore Confino, Sélim Kéchiouche, Jérémie Elkaïm, Samuel Ganes, Christophe Ratandra et Halim Anou. A l’espace EOF, rue Saint-Fiacre à Paris, on pouvait s’attendre à une relative désertion du public bien que l’entrée fut libre. Qui s’intéresse encore à une heure de ce type d’animation, quelle que soit l’œuvre ? Et bien, ce fut un véritable succès. La salle, heureusement, était vaste. L’étonnement ne s’arrête pas là. On pouvait y rencontrer aussi bien son voisin de palier que la vedette d’un soir en after. Et quelques intellos curieux de voir si par hasard une nouveauté venait de naître à Paris. L’heure d’animation, vraiment bien rythmée par les comédiens, est passée comme une lettre à… Pour être tenu informé de la prochaine, envoyez un mail à : La
Lettre d’info les mots en scène
Cela dit, lors de cette soirée, j’ai rencontré un copain que je n’avais pas revu depuis 15 ans ! Il me racontait qu’il revenait de passer le week-end en province en compagnie d’un intime où il avait vidé
des armoires d’archives gay d’un proche mourant, à sa demande. Deux journées entières à découper, déchirer, brûler, jeter... des dizaines de vidéos, de revues, de photos, d’affiches, de dessins, de lettres, de livres etc. Le récit de ce périple était émouvant du point de vue du propriétaire de ces documents et dossiers, et de ces proches qui lui sont venus en aide. Mais que penser de la pression endurée pour en arriver là ? Comment imaginer que l’histoire d’une vie s’efface aussi simplement qu’un coup de cutter ? Combien sont-ils chaque hiver à détruire ce qui pourrait un jour être exposé comme une réalité de l’existence vécues par tant de nos amiEs, qu’il s’agisse de désir dits contre nature ou de goût en marge pour une autre vision du monde ? Au fond, la déprime me gagnait. Et s’il y avait eu ce putain de
Centre d’Archives parisien dont le projet traîne en longueur depuis des années ? S’il y avait eu un début de médiatisation positive décrivant une action concrète allant dans le sens de la mémoire et de sa conservation, de sa reconnaissance ??? Cette personne mourante n’aurait-elle pas préféré nous faire partager le contenu, l’intérêt, son regard sur le monde, même anonymement ? Pendant ce temps, ils font quoi de leur week-end les responsables qui affirment tout mettre en œuvre depuis des mois pour ce projet de Centre d’Archives ? Cette situation préoccupante demeure déprimante et révoltante. Et je n’aborde pas l’argent public... les Euros qui tombent dans le vide.
Du 4 au 13 novembre à Reims, le Festival des Cultures Lesbiennes, Gays, Bi et Trans, autrement dit
Les Bisqueers Roses programme une série de rencontres dont une avant-première théâtrale mondiale ! Une création de la pièce de Michel Giliberti intitulée Le « centième nom » sera servi par les comédiens Salim Kechiouche et Samuel Ganes mis en scène par Stéphane Aucante. L’approche thématique Orient-Maghreb fera l’objet d’échanges tous azimuts avec des écrivains notamment. Retrouvez le contenu détaillé de ce festival sur :
exaequo reims
De son côté, après le succès de sa prestation lors de la Nuit Gay de Canal +, le collectif Queerfactory recommence à programmer des événements à venir dans la capitale. Nous vous tiendrons au courant d’air, l’air de rien...
qu’est-ce qu’il est drôle !
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
Son dernier roman : Le Kotoba
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Illustration : Affiche du film "The forgotten"
07.11 : Questions de Genres
07.11.05
Cette année, le
festival QuestionDeGenre, quatorzième du nom, se déroulera dans le nord de la France et à Lille particulièrement, du 13 novembre au 15 décembre 2005. Comme d’habitude il sillonnera la région : il accompagne l’inauguration de la toute récente salle de l’Alhambra de Calais par la diffusion de
Hedwig and the angry inch ; il raccroche dans ce délicieux ciné/église du Familia de Berk sur mer pour le film allemand
Summerstorm.
La ville de Hénin-Beaumont confie de nouveau un de ces jeudis citoyens en projetant à l’Espace-Lumière cet extraordinaire film de John l’Ecuyer, the Prom Queen. Rebelote aussi à Douchy les Mines au cinéma Jean Renoir pour
Karmen Geï. Le Fresnoy de Tourcoing inaugure ses séances commerciales (finies les entrées libres !) avec une soirée straight (Ah ! L’ouverture d’esprit des gays !) consacrée pas moins au film
Gorge profonde et au
Dr Kinsey (soirée porno/sexologique) ; il se rapproche de Lille en se nichant dans la salle de projection du Fort de Mons en Barœul pour la 10e nuit gaie de Canal Plus (“ce que vous avez manqué” : en présence des réalisateurs), une soirée The L Word (Ah ! Les filles!) et une soirée Arte Thema sur la fierté gay dans le monde. Lille-Moulins est ensuite à l’honneur avec une première programmation dans la Maison-Folie (la seule à avoir répondu favorablement à Lille – ce qui a empêché de mener l’opération Maison-follies – avec deux L) pour une projection de deux films sur les transgenres et d’un autre, sénégalais celui-ci et lesbien :
Karmen Gei. Lille-Moulins c’est aussi L’Univers qui abrite cette année un porno produit par Lars von Trier, deux enquêtes sur l’homophobie menées l’une par Canal +, l’autre par France 5 ; une soirée british pour les anglophones autour de deux films de Mark Jowett et Christopher Clarke rencontrés par hasard arpentant les rues de Lille cet été ; pour finir par des révélations inouïes sur la sexualité de Mme H par Rémy Lange. En plein cœur de Lille cette fois-ci, la tradition des lundis du Majestic et du Métropole permettra de réviser nos notions cinématographiques par le kaléidoscope du transgenre et de la littérature avec l’extraordinaire Melle de Maupin de Bolognini de 1966 (!!!) et la venue de René Féret pour son film Mystère Alexina (Métropole) ; et passer une soirée avec Virginia Woolf (
The Hours et
Orlando), histoire de changer de sexe et de temps (tourisme). Nous réintégrons l’UGC par un autre coup de force lesbien avec la projection de
My Summer of Love et de
Flying with one wing. Et le couronnement du festival reviendra au Méliès avec Twist (proposé par Danièle elle-même) et surtout Beautiful Boxer, obtenu à l’arraché (notre affiche).
Le Festival c’est aussi des rencontres avec des écrivains autour de leur livre. Cela permettra de découvrir de nouveaux lieux comme ce sublime salon de thé kitschissime où l’on ne peut faire que déguster ce qu’ailleurs on mange. Viendront s’y produire Philippe Robin pour des lectures érotiques « Pédérastie active, Pédérastie active » et d’autres textes savoureux de la fin de l’avant-siècle et l’auteur d’un livre somptueux sur la sapphiste fin-de-siècle, l’enivrante Renée Vivien. Le seul bar gay et lesbien qui a bien voulu soutenir le festival, le 90 ° abritera un roman lesbien sur l’homoparentalité. Sur le même thème et toujours accompagné de l’APGL (qui veille au grain) une rencontre au Bateau-Livre, rue Gambetta, librairie pour enfants tenue par Gonzague Vous vous rappellerez qu’existe à Lille, une place du vieux marché aux chevaux, en vous rendant au tout nouveau café Citoyen pour y écouter une histoire de la prostitution masculine à Paris au 19 e (cela ne nous rajeunit pas). L’Ekilibre accueille Sylvain Cavailhès, camionneur et écrivain pour son nouveau roman Capitaine 52. Vous l’écouterez en savourant les délicieuses préparations diététiques de l’établissement.
Quant au Balatum, rue de la Barre, il nous convie à écouter François Harray qui vient de publier son « corsaire » aux éd. Cylibris et bien sûr à la librairie GayKitschCamp où vous pourrez rencontrer Lionel Duroi, auteur des romans Le Kotoba (éd. Bonobo) et Retour à Calella (Ed. Pastre).
La librairie VO et le cinéma Le Méliès encadrent ce festival consacré au cinéma et à la littérature. Au Méliès, vous n’oublierez pas de venir écouter Paul Vecchiali (A vot’ bon cœur) et à la librairie VO, de rencontrer ces deux écrivains que sont Felice Piciano et David Sandes (pour sa Méthode Miraculeuse).
Précisions et complément d’information sur :
Le site
ou
le programme du Festival (PDF).
Un texte de Patrick Cardon !
Avec le soutien de
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
14.11 : La sortie ?
Tout m’agace en ce moment. Le religieux et le politique notamment. Il est loin le temps où, jeune homme de la campagne débarquant à Paris, comme tant d’autres, j’avais des références à faire fondre un endurci. Je trouvais absurde qu’on interdise de marcher sur les pelouses. Ça a changé (à Paris en tout cas. Merci Delanoë !). Je ne comprenais pas non plus pourquoi en ville il fallait payer pour pisser. Ni pourquoi aux carrefours des feux rouges il y avait quand même des policiers... Il y a tant de petites interrogations qui défient une certaine logique.
Parenthèse
Tous frères contre le sida... Quand je lis le déroulé de l’événement, je me dis : et alors ? Ça sert à quoi ? Qu’est-ce que ça peut bien apporter à ceux qui avalent leurs gélules plusieurs fois par jour ? Ça fait du bien à qui ce genre de rassemblement ? On répondra : C’est un soutien spirituel. Il a bon dos l’esprit divin. Il doit y avoir des choses qui m’échappent... et pourquoi pas une séance de spiritisme ? Ou de désenvoûtement ? Je vais finir par regretter les procès en sorcellerie.
Dans le vif
Autre objet d’agacement moins gay :
La révolte des jeunes. Un journaliste de France Info constatait lors de sa revue de presse hebdomadaire que les éditorialistes ne se mouillaient pas, qu’ils évitaient de « faire les malins » ou de « trancher » dans le vif du sujet et de la polémique. Y a de quoi. Vu les aberrations de la situation, les propos chauds tenus ça et là, les invectives, les raccourcis, les courtes vues, les approximations... on se croirait à la veille d’une remise à niveau des consciences par la force de l’ordre qu’on nommera républicaine et que l’Histoire requalifiera plus tard, quand il sera trop tard.
Pour se permettre de gloser sur le sujet, il faut avoir mis les pieds en banlieue, avoir fréquenté les quartiers dits sensibles, avoir été confronté à leur quotidien sans caméra ni micro, ni cravate, comme tout un chacun. Mais c’est trop tard. L’atmosphère pèse si lourd, que plus personne n’ira voir de près. On préférera envoyer la troupe, armée de préférence.
Je peux l’écrire : j’ai travaillé pendant 10 ans dans ces quartiers, à Bobigny, Epinay sur Seine, Villeneuve la Garenne... pas une seconde je ne pourrai désormais accorder le moindre crédit aux discours des politiques sur la question. Pas une seconde je ne consentirai à reconnaître la plus infime parcelle d’humanité aux imbéciles qui ont fabriqué cette situation et qui vivent aujourd’hui ailleurs, le plus loin possible des réalités, qu’en plus ils exploitent à retardement à des fins politiques et économiques notamment.
Depuis 20 ans, les travailleurs sociaux sur place se cassent le nez à tenter l’impossible. Non par incompétence (loin de là !), non par manque de volonté (re-loin de là !), non par manque de moyen (...!), mais parce que des enjeux supérieurs les condamnent à ne rien pouvoir faire évoluer. On dirait des souris de laboratoire pleines de bonnes volontés dans un labyrinthe sans issue. Les éducateurs, animateurs et autres assistantes sociales qui s’en aperçoivent quittent le terrain de jeux aux règles faussées. Comme moi par exemple, le jour où j’ai surpris un très haut responsable de société HLM déclarer à un de ses pairs : « L’important c’est qu’ça tienne. Les travailleurs sociaux sont là pour ça ! » Comment après cela considérer les discours de ceux qui décident, la larme à l’œil et la main sur le cœur, en public de préférence ? Comment ne pas imaginer une sorte de conspiration du pire de ceux qui se congratulent aux sommets et qui manipulent à la base ? Avant de dégueuler, j’ai préféré partir.
Suis-je pour autant tiré d’affaire ? Pas vraiment. Citoyens nous sommes, citoyens nous demeurons, quelque soit notre religion, notre sexualité, notre sensibilité politique… Avoir des convictions est une chose. Être dupe en est une autre. Et ce, quel que soit l’univers de référence ou d’appartenance. L’agressivité physique, visible et spectaculaire de ces derniers jours, n’est que le revers d’une autre violence, diffuse et sournoise. Au nom de je ne sais quelle valeur ou principe, le pouvoir approuvera ou condamnera plutôt l’une que l’autre. Évidemment.
L’issue ? Je n’ose pas dire ! D’autant que dans certains milieux bien informés et même au-delà, on commence à s’interroger : Pourquoi maintenant ? Pourquoi en banlieue ? Et si une vaste manipulation (conspiration ?) était à l’allumage ? Beaucoup d’interrogations demeurent...
Lionel DUROI pour
Gayvox.com
14.11.05
21.11 : Troyes
On nous a déjà dit que les Éditos au sens académique ne sont pas pour aborder des sujets particuliers. Ben oui, mais j’fais c’que j’veux. Ça agace plein de gens, sauf mes supérieurs. Et les miens sont trop supra cool. Alors aujourd’hui, je me fends d’un édito spécial champagne avant Noël. Où est-ce Troyes ? En Champagne ? Je ne sais plus. Peu importe. Dans la campagne en tout cas, proche de Paris. Un long week-end là-bas, juste pour le plaisir de revenir !
Parcours d’un combattant du siècle.
J’ai chaussé mes après-skis que j’avais troqués contre des escarpins. Je suis parti à la rencontre de l’Éros. J’ai fouillé partout, même entre les vieilles pierres et les colombages. Les maisons penchées ont bien tenté de me séduire, mais elles n’ont contenté ni ma libido, ni mon désir de tête-à-queue. Heureusement, j’avais amené dans mes bagages : Gaieté parisienne de Benoît Duteurtre. Folio N° 3136 ! Plaisant, décontractant et surtout délicieux pour les temps morts.
J’ai dû franchir la porte vitrée d’un café (Le Trianon) situé sur la place du marché pour enfin m’entretenir avec un complice entre une grosse qui parlait fort et un ancien qui buvait sec. Ah ! Les charmes fous d’une bourgade aux yeux de braise… Bourgade au sens élargie, à votre convenance selon votre imagination.
Sur la façade du Trianon donc, le Rainbow flag ! Faut avoir la vue basse pour ne pas le repérer. Les tenanciers, hôtesses de cette nouvelle forme de syndicat d’initiative que l’on trouve dans ces villes où l’ennui risque de vous guetter si vous ne levez pas le nez au moins pour admirer l’architecture, furent admirables. Dégoter le symbole de ralliement comme on cherche un panneau indicateur du (haut ?) lieu repérable. Généralement on le localise sur Internet avant de partir. Ensuite, c’est pain béni. L’informateur dans la place vous indique l’incontournable, le droit chemin (rarement au pluriel).
L’essentiel ici ? Un sauna. Éros situé à 10 minutes à pied du centre-ville, autant dire à une volée de moineaux du bureau du maire. À part ça ? Rien ! Le patron du Berny’s café est bien gentil, mais son établissement doit être fréquenté par des égarés, ou des discrets. Je n’y ai rencontré personne. Je me suis contenté de me signer devant le drapeau arc-en-ciel posé dans un coin.
J’avais noté un night-club à quelques pas de mon hôtel, mais personne ne m’en a formulé du bien. J’ai donc pris la tangente pour me retrouver au Lagon à Reims. Cent bornes pour danser au son d’une bouillie musicale dont il paraît que c’est la meilleure de la région. Soit. Je n’y connais rien. Je m’abstiendrai par conséquent d’en dire plus. Cela dit l’ambiance y était jeune et délurée. Je vieillis. Quatre heures du matin, c’est le maximum.
Quoi d’autre ? Radio Latitude (95,8 FM) diffuse une émission LGBT du nom de Gay graffiti. J’attends toujours qu’ils rappellent le numéro que j’ai laissé sur le répondeur… Heureusement, ce n’était pas urgent. Maintenant, c’est trop tard. Je suis rentré.
À présent, de retour, je suis surexcité. Il a fallu que je choisisse entre tourner en rond ou tourbillonner. Le week-end prochain, je m’enferme !
Lionel DUROI pour
Gayvox.com 21.11.05
Son dernier roman : Le Kotoba
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28.11 : Variété
Pas forcément populaire. En effet, la semaine vient de passer avec son lot d’événements pas toujours réjouissants. Les stagiaires précaires (presque une redondance) ont manifesté leur raz le bol dans la rue et ont fini par être relayés par les médias. Il faut dire que dans la communication on atteint des records. N’est-ce pas chers auteurs ? Les parlementaires quant à eux voudraient donner des leçons aux rappeurs. Et France Télécom découvre la fuite de ses clients. Heureusement, je vous ai trouvé une distraction pour le week-end.
Qu’entends-je à la radio ?
211 députés auraient envie de punir quelques artistes de rap pour des chansons ayant soi-disant appelé à la haine, à la révolte, au pire quoi. On croit rêver ! Cette bande, incapable d’analyser quoi que ce soit de la crise passée (mais dont on soupçonne qu’elle couve encore) s’érige en petits matons minables pour enfants pas sages. Décidément, l’intelligence chez certains de nos politiques a du chemin à parcourir. Comme ils ne savent pas prendre en considération, ils veulent réprimer. Histoire sans doute de donner le change à leur incapacité de régler les problèmes que leur présente la société. Histoire aussi d’exister, comme les jeunes en banlieue. Les uns utilisant une force brute qu’ils refusent à d’autres au prétexte d’une légitimité dont on oublie que sa définition n’a rien de naturelle mais qu’elle est une pure construction sociale. Au bénéfice de qui je vous prie ? Excusez-moi. A-t-on encore le droit de poser la question ?… ça devient totalement déprimant.
Dans une France où le chômage atteint des records, où les pauvres crèvent de froid dehors en hiver, ou les chiffres officiels riment avec mensonges éhontés, où les riches sont plus riches, etc., on découvre enfin que
le système des stages est une vaste entourloupe, un abus, une honte en somme. Le principe de la formation est détourné par la plupart des sociétés qui « emploient » on préférera : exploitent, un nombre considérable de jeunes diplômés ou en passe de l’être au détriment des salariés qui cherchent du boulot. C’est tout bénéfice pour qui s'il vous plaît ? Autant pour l’ANPE que pour les entreprises et les politiques. CQFD. Bon, évidemment, quand ils commencent à râler les petits intellos, ça fait désordre.
On continue ? Il paraît que
France Télécom perd toujours plus d’abonnés. Et que la faute vient du dégroupage. On va finir par nous faire croire que France Télécom (FT) est un modèle social de service public. Sauf que, je ne dois pas être le seul à me sentir mal à l’aise avec cette entreprise. Qui a oublié les mises en garde de l’opérateur historique comme on le nomme aujourd’hui pudiquement ? Souvenez-vous : il y a entre 10 et 15 ans, FT jouait la carte de l’appareil agréé. Belle invention marketing. FT menaçait ses clients s’il y avait un problème quelconque de renvoyer la réclamation dans les cordes et ainsi de se dédouaner sur le dos des autres marques. Bref, FT avait trouvé le moyen de vendre plus de répondeurs, de téléphones et de fax en exerçant une pression sur le consommateur et en attribuant les dysfonctionnements aux équipements concurrents soi-disant moins performants. Second exemple vécu, pas si vieux : lorsque vous aménagez dans un nouvel appartement et que vous faites ouvrir une ligne téléphonique FT, vous êtes littéralement assailli par les commerciaux d’un de ses partenaires ou filiales qui, au lieu de venter leurs produits ou la capacité de leurs contrats de fournisseurs d’accès à l’Internet, passent l’essentiel de leur argumentaire à démonter la concurrence avec une telle mauvaise fois, un sens si peu subtil, que vous ne souhaitez qu’une chose : fuir ces gens-là ! Les précédents ne manquent pas. Comme les clients qui prennent la fuite en ce moment.
Du 2 au 5 décembre 2005, le 3ème Salon International de l’Autre Livre se tiendra Salle Olympe de Gouges, rue Merlin dans le 11ème arrondissement de Paris. Sous la présidence de Bernard Lavilliers (on ne voit pas le rapport) l’inauguration se déroulera en présence du Président de Région Jean-Paul Huchon. Il s’agit d’une association d'éditeurs indépendants, créée en 2003, pour assurer la survie de l'édition indépendante, de la variété et de la diversité de la création littéraire française. Elle vise à faire connaître les réalités de cette entité. Face à la mondialisation, à la pensée unique, à la marchandisation de la culture, les éditeurs s’unissent. Ne cherchez pas la définition juridique d’un " éditeur indépendant ", elle n’existe pas. Ce salon privilégie la présence de ceux qui n'appartiennent pas à un groupe ou à une structure dont l'édition n'est qu'une activité parmi d'autres, qui ne sont liés ni à un parti, une église, un syndicat, une secte… et qui effectuent un véritable travail éditorial, c'est-à-dire qui ne sombrent pas dans l'auto-édition ou le compte d'auteur. Une initiative originale qui pourrait séduire plus d’un lecteur à la recherche d’une autre proposition culturelle. Tout sur le site du salon :
l’autre livre
Lionel DUROI pour
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