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Actualités & Revue de presse

Pourquoi l’homoparentalité sera bientôt reconnue ?


Nadine Morano et Rachida Dati devraient très prochainement déposer un projet de loi sur le bureau de Nicolas Sarkozy fixant les nouvelles dispositions de la reconnaissance d’un véritable statut aux beaux-parents.

Ce projet de loi comprend notamment une partie concernant la situation des 30.000 enfants français vivants au sein de familles homoparentales. Si l’étude de ce projet de loi provoque quelques remous au sein de la majorité UMP avec l’opposition farouche de Christine Boutin, celui-ci devrait prochainement permettre une reconnaissance indispensable pour ces enfants et ces familles qui vient aujourd’hui en marge d’une société qui ne leur donne aucun droit.

La modification des termes « père et mère » en « parents » constitue un pas non négligeable qui confirme que la modification de la législation française –comme celle sur le mariage- reste avant tout une question de sémantique avant tout autre forme de contestation.

L’Inter-LGBT reconnait que ce texte est une avancée importante en soulignant toutefois que les parents non-biologiques resteront tout de même considérés comme des « tiers » à qui il sera demandé de surmonter de nombreux artifices administratifs pour être totalement reconnus. De plus, les parents biologiques conserveront la liberté d’accorder ou non une autorité sur les enfants.

Seuls les conservateurs ou les associations dites « traditionnalistes » contestent formellement la nature même de cette future loi. Ils affirment que c’est la porte ouverte à la possibilité d’adoption pour les couples homosexuels.

Pour ma part, je suis certain qu’ils ont raison sur ce point et franchement : ça fait du bien en temps de crise ! Les homos sont des parents comme les autres…
Mis en ligne : 4/03/09

Pourquoi Christine Boutin repart en croisade contre l’homosexualité et l'homoparentalité ?


3 mars 2009 : Christine Boutin (Ministre du Logement) au sujet de la reconnaissance d’un statut pour les parents homosexuels

«Je n’accepterai pas que l’on reconnaisse l’homoparentalité et l’adoption par les couples homosexuels de façon détournée en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent».

«Le fait de reconnaître le statut du beau-parent risque de mener à la reconnaissance objective de l’homoparentalité et de l’adoption par les couples homosexuels», «l’enfant pour se structurer a besoin d’un papa et d’une maman».

Interview accordée à Top Chrétien


3 novembre 1998 : Christine Boutin (Députée RPR des Yvelines) lors du débat sur le PACS à l’assemblée Nationale

« Qu’est-ce que l’homosexualité, sinon l’impossibilité d’un être à pouvoir atteindre l’autre dans sa différence sexuelle ? (…) Toutes ces acrobaties biologiques et sociales pour justifier l’accession d’un couple homosexuel à la paternité ou la maternité me semblent relever d’un fantasme narcissique d’auto-engendrement. »
Ce jour là cette démocrate et républicaine « exemplaire » n’avait pas hésité à souiller la République et le sacro-saint principe de laïcité en brandissant une Bible au perchoir de l’assemblée Nationale.

Pour la ministre du Logement, la crise économique devrait conduire le gouvernement à remballer ce projet au lieu de traiter une question sociétale. Argument étonnant au lien de causalité vaseux. LA même avance que ce texte est inutile et que le cadre légal et jurisprudentiel est déjà ouvert. C'est vrai mais la procédure serait largement simplifiée.

Alors pourquoi un tel rejet ? Par ce qu'il vient constater une situation de fait que les opposants au projet refusent d'admettre.

Le député du Nord, fort d'un sentiment d'impunité suite à son absolution par la cour de cassation, ne fait pas dans la demi-mesure bien sûr. Sa cible ? Le «très médiatique lobbie» gay, «ultra-minoritaire», évidemment, responsable de tous les maux et dont la seule volonté serait de détruire la société. Pour Christian Vanneste, il y a une «une remise en cause d'une institution essentielle à notre société, dont la solidité est gravement compromise, et dont la pérennité pour la solidarité sociale entre les personnes et entre les générations, notamment en période de crise, est plus que jamais nécessaire : la Famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme, unis pour assurer l'éducation et le bonheur de leur(s) enfant(s), avec le souhait que ce modèle, dans son équilibre, suscite également chez eux le souhait de prolonger la vie et l'amour entre les personnes qui lui donne tout son prix». Que veut-il dire ? Au-delà qu'il rejette le fait que 30000 enfants, selon l'INED, puissent être déjà élevés dans un cadre homoparental, admettre un partage de l'autorité parentale dans un tel cadre viendrait influencer les chères têtes blondes avec un modèle parentale déviant Sic

Pour l'élu, «L'argument est toujours le même : les faits existent, la loi doit s'y soumettre ! On pourrait aussi estimer qu'un certain nombre de familles polygames vivent sur notre sol et que la loi doit donc l'admettre. C'est une conception erronée, trop souvent énoncée par des juristes aux petits pieds comme une évidence. Lorsque l'évolution des mours va à l'encontre de l'Intérêt de la société, il est évidemment nécessaire d'y remédier par la loi. Dans les années 70, une grande tendance à la liberté sexuelle avait même conduit certains à considérer la pédophilie comme normale. On est heureusement revenu sur cette évolution : la loi condamne aujourd'hui plus sévèrement qu'hier la pédophilie». Homosexuels, polygames, pédophiles, même combat !

Christian Vanneste rappelle au-delà son opposition à la loi sur le Pacs, «obtenue par une minorité d'une minorité» et qui a «nui à l'immense majorité et à la société elle-même», faisant fi de son immense adhésion par les couples hétérosexuels eux-mêmes.

Précisons que le projet de loi ne prévoit pas d'ouvrir le droit à l'adoption pour les couples homosexuels ni reconnaître même une filiation pour le parent social. Mais simplement, via une convention soumise au juge aux affaires familiales, de conférer un partage de l'autorité parentale, avec l'accord du parent biologique qui ne vit pas sous le toit de l'enfant, pour des actes courants au parent social, quelque soit le sexe de ce dernier. Cela concerne en effet les coparents homosexuels mais également les beaux-parents dans le cadre de remariages ou autres. L'exposé des motifs de la loi rappelle les données démographiques : «2 millions d'enfants vivant en familles recomposées, 3 millions en familles monoparentales».

Le projet de loi devrait être présenté au parlement à la fin du mois de mars.


Pour mémoire :
26 août 1789 : Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
« Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit »


Site Officiel de Christine Boutin : http://www.christineboutin.com

Mis en ligne le 4 mars

Roberto Benigni s'engage contre l'homophobie au Festival de San Remo


Les homosexuels italiens, habitués à l'homophobie de certains de leurs responsables politiques, ont reçu un spectaculaire soutien de la part de l'acteur et réalisateur Roberto Benigni lors du 59e Festival de San Remo, qui se déroule au Théâtre Ariston du 17 au 21 février, et qui est diffusé sur la RAI. Célèbre pour ses monologues enflammés, Roberto Benigni a délivré lors de la soirée d'ouverture du festival un long et émouvant plaidoyer contre l'homophobie en même temps qu'un hymne à l'amour, homosexuel comme hétérosexuel.

Roberto Benigni a rappelé l'absurdité et l'horreur des déportations d'homosexuels pendant la seconde guerre mondiale : « Des homosexuels ont été torturés et tués dans les camps de concentration, juste parce qu’ils aimaient une autre personne. Imaginez si on nous torturait nous, parce qu'on est tombé amoureux. C’est une absurdité ! (...) Et ce n'est pas la fin de la race humaine comme quelqu'un l'a dit. Les dinosaures ne se sont pas éteints parce qu'ils étaient homosexuels ! L'unique péché, c'est la stupidité »... Certaines oreilles ont dû siffler au Vatican !

Roberto Benigni a terminé en récitant un extrait de « De Profundis », une lettre d'amour d'Oscar Wilde à son jeune amant Alfred Douglas. Une lettre écrite alors que le poète était emprisonné en Angleterre à cause de son homosexualité. À la fin de la lettre, Roberto Benigni a reçu une standing ovation.


Source : Gayclic.com
Mis en ligne : 22/02/09

Les Français et la Saint-Valentin


Pour sa question d’actualité réalisée en partenariat avec Casino et l’Hémicycle, TNS Sofres a voulu savoir comment les Français souhaitaient célébrer la Saint Valentin le 14 février. Près de la moitié d’entre eux (47 %) pensent la fêter (soit parce qu’ils vont offrir quelque chose ou soit parce qu’ils pensent se faire offrir quelque chose). A l’inverse, 48 % ne pensent pas la fêter : soit parce qu’ils ne sont pas en couple (22 %), soit parce qu’ils n’en sont pas adeptes, soit encore parce qu’ils ne pensent rien offrir ni recevoir. A noter que la proportion de Français en couple célébrant la Saint Valentin atteint 60 %.

Les cadeaux les plus offerts à cette occasion devraient être les fleurs (22 % des Français pensent en offrir ou en recevoir) et le dîner en tête-à-tête (19 %). Cette fête est par ailleurs davantage l’occasion d’un cadeau de la part des hommes que de celle des femmes : 61 % des hommes concernés comptent offrir quelque chose, contre 43 % des femmes.

47 % des Français prévoient de fêter la Saint Valentin
Près de la moitié (47 %) des Français de 18 ans et plus pensent fêter la Saint Valentin, soit parce qu’ils comptent offrir quelque chose à leur partenaire (c’est le cas de 41 % d’entre eux), soit parce qu’ils pensent recevoir quelque chose de sa part (c’est le cas de 30 %), ou bien les deux.
A l’inverse, 48 % des Français ne fêteront pas la Saint Valentin. Tout d’abord, parce qu’ils ne sont pas ou plus en couple et donc pas concernés par cette fête (22 % des Français) ; ensuite parce qu’ils n’envisagent tout simplement pas de fêter la Saint Valentin (15 %) et enfin parce qu’ils n’ont rien prévu d’offrir et ne pensent pas non plus recevoir quelque chose (11 %).
Si l’on ne prend en compte que les Français qui se déclarent concernés par la Saint Valentin (78 % des Français), 60 % d’entre eux comptent la fêter.

Une fête davantage célébrée par les classes d’âge intermédiaires
Les classes d’âge intermédiaires (entre 25 et 64 ans) se retrouvent logiquement plus nombreuses à fêter la Saint Valentin : les 18-24 ans - pas forcément encore « en couple » - sont 35 % à ne pas être concernés par cette fête, comme 38 % des plus de 65 ans. Ainsi, la proportion d’individus fêtant la Saint Valentin est de 60 % chez les 25-34 ans, de 55 % chez les 35-49 ans et de 50 % chez les 50-64 ans.
En termes de catégories sociales, cette fête est surtout célébrée par les professions intermédiaires (57 %) et les ouvriers (54 %) ; les foyers de cadres (50 %) et d’employés (50 %) se montrent moins enthousiastes.

Les cadeaux privilégiés : les fleurs et le dîner en tête-à-tête
Les cadeaux que les Français comptent offrir ou espèrent recevoir de leur partenaire sont pour le moins classiques : il s’agit en premier lieu des fleurs (22 %), puis du dîner en tête-à-tête (19 %). Seuls 8 % vont jusqu’à envisager un bijou ou une montre, 6 % pensent à une sortie/spectacle et seuls 3 % à des dessous, de la lingerie.

La Saint Valentin, une fête « galante »
La Saint Valentin se révèle être l’expression d’une vision plutôt traditionnelle des rapports hommes-femmes, signe de galanterie dans lequel l’homme, davantage que la femme, exprime son sentiment amoureux.
En effet, si 61 % des hommes (concernés par la Saint Valentin) comptent offrir quelque chose à leur partenaire, seules 43 % des femmes déclarent vouloir faire de même. Concernant le cadeau, les hommes se montrent beaucoup plus portés sur les fleurs (33 %, contre seulement 1 % des femmes), seuls 19 % prévoyant un dîner en tête-à-tête (19 % chez les femmes également).
A l’inverse, les femmes sont plus en attente d’un geste de la part de leur partenaire : 44 % d’entre elles pensent se faire offrir un cadeau pour la Saint Valentin, contre seulement 31 % des hommes. Pour autant, ceux-ci ne perdent pas espoir : 26 % des hommes disent ne pas savoir ce qu’on leur offrira (contre 12 % des femmes), souhaitant sans doute encore secrètement un cadeau…
Guillaume Petit, directeur d’études Département stratégies d’opinion de TNS Sofres, pôle actualité
En ligne le 12/02/09

Les Français prêts à voter pour un gay à l'Elysée


75% des sondés se disent prêts à voter pour un candidat gay... mais 61% ne pensent pas qu'il puisse être élu, selon un sondage CSA pour VSD.

Les Français se montrent ouverts mais dubitatifs... 75% des Français se disent en effet personnellement prêts à voter pour un candidat homosexuel à la présidence de la République... mais 61% ne pensent pas qu'il puisse être élu, selon un sondage CSA pour l'hebdomadaire VSD.

A la question "vous-même seriez-vous prêt ou non à voter pour un candidat homosexuel à la présidence de la République?," 75% des personnes interrogées répondent oui, 22% non (3% ne se prononcent pas). Mais interrogés pour savoir si "selon vous, les Français seraient-ils prêts ou non à voter pour un candidat homosexuel à la présidence de la République", 61% répondent par la négative, contre 27% oui (12% ne se prononcent pas). 47% disent penser qu'assumer publiquement son homosexualité "peut nuire à une carrière politique", contre 40% qui considèrent que c'est "sans influence" et 6% que cela peut "favoriser une carrière politique" (7% ne se prononcent pas).

Ce sondage a été réalisé après la révélation de son homosexualité par le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi, une première en France pour un ministre en exercice. Interrogés sur cette révélation, 86% des sondés estiment que cela relève "de l'ordre de sa vie privée et ne nous regarde pas", 77% le qualifient de "courageux" et 48% estiment que cela relève "surtout de la communication politique".

Sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 janvier sur un échantillon national représentatif de 1.013 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice complète disponible auprès de la commission des sondages.

Soyons prudent, nous sommes sur du déclaratif, que ce passerait il le jour du vote dans l'isoloir...
Source AFP/ LCI
mis en ligne : 3/02/09

10 ans après, le triomphe du Pacs


Présenté en 1999 comme une hérésie par Christine Boutin, le Pacs (Pacte civil de solidarité) voulu par le gouvernement de Lionel Jospin est aujourd'hui passé dans les moeurs. Mais à l'époque, que n'en a-ton dit ? Ses adversaires redoutaient alors qu'il ne provoque une chute de la natalité, la mort du mariage, l'avènement du mariage gay... Son succès est aujourd'hui indiscutable.

Etait-ce un exemplaire de La Bible ou un règlement de l'Assemblée, comme Christine Boutin le prétend aujourd'hui ? Vieille de dix ans, l'image est restée: une députée (RPR à l'époque), Christine Boutin donc, brandissant dans l'hémicycle un gros livre, arme ultime pour s'opposer au vote d'un texte alors révolutionnaire. Présenté par l'actuelle ministre du Logement comme une hérésie, le Pacs (Pacte civil de solidarité), voulu par le gouvernement de Lionel Jospin, est aujourd'hui passé dans les moeurs. Mais à l'époque, que n'en a-ton dit ? Ses adversaires redoutaient alors qu'il ne provoque une chute de la natalité, la mort du mariage, l'avènement du mariage gay...

Christine Boutin participe à une manifestation, le 31 janvier 1999, au cours de laquelle sont brandies des pancartes ou scandés des slogans comme: "Vous êtes des animaux!", "Sales pédés, brûlez en enfer" ou encore "Pédés au bûcher"... "A l'époque, elle disait: 'Ça y est, tout le monde va devenir homosexuel', ce qui était complètement débile", se souvient un ministre.
Aujourd'hui moins virulente, Christine Boutin se dit toujours persuadée qu'une "crise de l'engagement sévit en France, le Pacs, plus facile à assumer, devenant de plus en plus un substitut au mariage".

Dix ans plus tard, à la différence de l'Espagne et de bien d'autres pays européens, la France n'a pas adopté le mariage homosexuel. Et nul ne peut dire s'il verra le jour. La natalité ne s'est pas non plus effondrée, les Françaises, avec plus de deux bébés par femme, atteignant des records européens. Et même si l'on compte aujourd'hui deux mariages pour un Pacs, ratio jamais atteint depuis 1999, cette nouvelle union n'a pas tué le mariage. Pas encore ? C'est ce que craignent les ardents défenseurs de l'institution matrimoniale, qui voient avec horreur les pratiques évoluer.

Source : Source JDD - Lire la suite
En ligne le 26/01/09

10 ans après Christian Vanneste appelle à la suppression du Pacs... « au plus vite » !

Christian Vanneste : « Le Pacs est certainement l'un des textes les plus stupides, les plus néfastes qui aient été votés dans la cadre de la Ve République. C'est une loi absolument désastreuse, qui torpille la famille (...)
Qu'en ayant fait un certain choix de vie -car l'homosexualité est un choix-, on ait les mêmes avantages que ceux qui font un choix de vie qui manifestement est davantage facteur de stabilité et de développement pour la société, ce n'est pas normal, ce n'est pas juste. Je dis donc : Vive le mariage. Restaurons-le, et faisons en sorte qu'il y ait le maximum de différences au niveau fiscal, au niveau de la succession, entre les gens qui se marient et ceux qui passent un accord entre eux dans leur seul intérêt.
J'estime que les 10 ans du Pacs sont un anniversaire à marquer d'une pierre noire, noire foncée. C'est une catastrophe. Il faut le supprimer au plus vite, et j'espère que le bon sens triomphera ».
Source : Source Gayclic - Lire la suite
En ligne le 26/01/09

Un évêque gay pour lancer les festivités d'investiture d'Obama


Le premier évêque ouvertement gay de l'église épiscopale donnera le coup d'envoi des cérémonies aboutissant à l'investiture de Barack Obama le 20 janvier.

Le futur président américain fait ainsi un grand pas vers les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre (LGBT) des Etats-Unis, qui l'ont soutenu et ne digèrent toujours pas le choix du pasteur anti-mariage homosexuel et anti-avortement Rick Warren pour la prière de la prestation de serment du nouveau chef de l'Etat.

L'évêque anglican Gene Robinson dira la prière dimanche 18 janvier au Lincoln Memorial de Washington, là où le pasteur Martin Luther King avait lancé en 1963 son formidable "I have a dream...". Le Comité inaugural assure que son choix n'a rien à voir avec l'affaire Rick Warren et tout avec la diversité et l'égalité des droits. Pourquoi alors ne pas l'avoir annoncé plus tôt pour désamorcer la polémique?

Gene Robinson, dont la consécration en 2003 divise toujours l'église épiscopale aux Etats-Unis et dans le reste du monde, a été un fervent partisan de Barack Obama pendant la campagne électorale. Il a soutenu le sénateur noir de l'Illinois contre Hillary Clinton dans l'Etat du New Hampshire. Le site Web du diocèse épiscopal du New Hampshire précise que l'évêque Robinson "est père de deux filles adultes et le fier grand-père de deux petites-filles", et qu'"il vit avec son partenaire, Mark Andrew, employé au Service de sécurité de l'Etat du New Hampshire".

Quant à Barack Obama, il est contre le mariage homosexuel mais contre aussi son interdiction dans la Constitution fédérale, et il défend par ailleurs l'union civile ainsi que l'égalité des droits pour les gays et lesbiennes en matière d'adoption. Bref, avec le nouveau président démocrate, les LGBT américains espèrent bien avoir enfin "un ami à la Maison Blanche".
Source : Gayclic.com
Mis en ligne :14/01/09

Sensibilisation contre l'homophobie dans les lycées.


« Moi, je suis homosexuel », confie l'intervenant. « Et merde ! », s'écrie aussitôt un élève. « T'es surpris que je n'en ai pas honte ? » Réponse : « Oui. » Pour la quasi-totalité des 17 élèves de la classe de terminal CAP installation thermique du l...

« Moi, je suis homosexuel », confie l'intervenant. « Et merde ! », s'écrie aussitôt un élève. « T'es surpris que je n'en ai pas honte ? » Réponse : « Oui. » Pour la quasi-totalité des 17 élèves de la classe de terminal CAP installation thermique du lycée Guimard (19e), l'atelier organisé hier par l'association SOS Homophobie était leur première rencontre avec des homosexuels déclarés. L'objectif pour Michel et Arnaud, les responsables associatifs, est de sensibiliser à cette forme de haine. Non sans mal : les préjugés sont immenses, les tabous bien présents, l'ignorance abyssale.

« Moi, je veux savoir d'où ça vient », lance Moussa* qui dit « ne pas comprendre même si ça ne me gêne pas ». « C'est quand on a plus de plaisir avec une fille, on veut goûter à un autre fruit », répond Sam. Arnaud explique alors qu'il ne s'agit pas d'un choix : « Est-ce que vous décidez, vous, de qui vous tombez amoureux ? » Nouvelle interrogation des élèves : « Est-ce qu'un homosexuel, ça se voit ? » « Oui, quand on parle à un gay, il prend une voix de femme », tranche un élève tandis qu'un autre lance à l'intervenant : « Toi, tu le caches bien. » Comment réagiraient-ils s'ils voyaient deux garçons s'embrasser dans la cour ? « Yaurait des insultes », répond un jeune tandis qu'un autre estime qu'« entre deux filles, ça passerait ». Si quelqu'un de leur famille leur annonçait son homosexualité ? « Je lui mettrais des claques pour le remettre dans le droit chemin », affirme l'un, alors que Sam, sous les quolibets, assure que « ce qui compte, c'est qu'il soit heureux ».

Sur des petits papiers, les élèves sont ensuite invités à poser toutes les questions qu'ils souhaitent. Le ton est subitement plus intime : « Ya-t-il plus de plaisir pour le pédé que pour la lesbienne ? Est-on gay si l'on aime les vêtements gays ? » A la sortie de l'atelier, les avis sont partagés. « Ce n'est pas parce que quelqu'un est gay qu'il ne faut pas l'aimer. C'est la première fois que j'entends ça », reconnaît Adnan. Un autre clame que, s'il en voit un, il le « fait dégager ». Les intervenants, eux, sont satisfaits : « Ya encore du boulot, mais le dialogue était possible. Parfois, certains refusent carrément de nous parler. » Sur un bout de papier, un élève leur a laissé : « Beaucoup de gens devraient vous écouter. Il ne faut pas avoir peur d'être amoureux. »
* Les prénoms ont été modifiés.
Source : Alexandre Sulzer 20Minutes
Mis en ligne le 8/01/09

Homosexualité: L'ONU coupée en deux


Un tiers des pays du monde a prononcé jeudi aux Nations unies un appel à la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Le texte, défendu notamment par Rama Yade, se fonde sur la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Mais un autre tiers de la planète refuse la proposition. Une alliance de circonstances, qui va de l'Arabie Saoudite au Vatican. Les Etats-Unis n'ont pas pris position.

La déclaration se voulait historique et pourtant elle divise déjà les Nations unies. La France et les Pays-Bas ont présenté jeudi à New York, à l'ONU, un appel à la dépénalisation universelle de l'homosexualité.
Le texte, dont Rama Yade et Maxime Verhagen, ministre des Affaires étrangères néerlandais, sont les inspirateurs, a reçu le soutien de 66 pays sur 192 inscrits, dont l'ensemble de l'Union européenne. Le texte prend en référence la Déclaration universelle des droits de l'Homme, dont on célèbre cette année les soixante ans. Lu en séance plénière par l'ambassadeur d'Argentine, Jorge Arguello, il réaffirme le "principe de non-discrimination qui exige que les Droits de l'homme s'appliquent de la même manière à chaque être humain, indépendamment de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre".

Car la situation des personnes homosexuelles ou transgenres (transsexuelles ou travestis) dans certains pays est réellement inquiétante. "Comment pouvons-nous tolérer le fait que des personnes sont lapidées, pendues, décapitées ou torturées uniquement à cause de leur orientation sexuelle?", a avancé la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade, en marge de l'Assemblée générale.
Comme le rappelait le membre du gouvernement français, l'homosexualité est interdite dans 77 pays et punie par la peine de mort dans six nations (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Soudan et Yémen). En France, l'homosexualité n'a été définitivement dépénalisée qu'en 1982.

Amalgame entre homosexualité et pédophilie

La déclaration n'a pas de caractère contraignant, elle place simplement la question des droits des homosexuels, bisexuels et transgenres à l'ordre du jour de l'ONU. Pourtant, elle a déjà trouvé ses opposants.
Quelque 60 pays, en majorité issus de la péninsule arabique et de l'Afrique, condamnent fermement le texte européen et estime que ses promoteurs "se mêle de questions qui tombent, pour l'essentiel, sous la juridiction intérieure des Etats", et qui pourraient conduire à la "banalisation sociale, peut-être même à la légitimation de nombreux actes déplorables comme la pédophilie".
Et la Syrie a notamment expliqué que les "lois domestiques" devaient être respectées. Dans le groupe des 60 pays, on retrouve aussi le Vatican. Pour le Saint Siège, la déclaration initiale répond à l'objectif légitime de bannir la répression de l'homosexualité. Mais, en condamnant les discriminations et les préjugés, le Vatican craint de mettre en avant le mariage gay, l'adoption par les couples de même sexe ou la procréation assistée pour les homosexuels.

Bref, pour Rama Yade, la tâche est "difficile" et la campagne pour l'adoption du texte va se heurter à "l'incompréhension, voire à l'hostilité ouverte et aux procès en sorcellerie". Il faut dire que la déclaration manque encore de soutien. La Chine et la Russie ne l'ont pas adoptée. Les Etats-Unis, reflétant bien les divisions au sein du pays sur la question, ont refusé de la signer et sont ainsi le seul pays occidental à ne pas apporter son écot à l'appel. Or ces voix sont nécessaires pour transformer la déclaration en véritable résolution adoptable par l'ONU. Mais Maxime Verhagen, chef de la diplomatie néerlandaise, s'est tout de même réjoui de ce moment unique: "Pour la première fois dans l'histoire, un groupe important d'Etats membres s'est prononcé à l'Assemblée générale contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle". La question des droits des homosexuels n'est désormais "plus un tabou aux Nations unies, elle est solidement inscrite à l'ordre du jour".
Source : JDD
Mis en ligne le 19/12/2008

États-Unis : un Jour Sans un Gay pour protester contre l'inégalité des droits


Aujourd'hui, le mercredi 10 décembre, les organisations homosexuelles américaines organisent une journée "sans gays" pour protester contre le raidissement de la société américaine sur l'homosexualité et le mariage gay, l'adoption de la proposition 8 en Californie ayant pris une valeur de symbole repoussoir dans un Etat jusque là traditionnellement ouvert et tolérant en matière de moeurs.

Les organisateurs de l'événement, Sean Hetherington et Aaron Hartlzer, un couple gay américain, relayés par une kyrielle d'associations, veulent placer leur action symbolique sur le terrain socio-économique : regardez comme les gays manquent au fonctionnement du pays quand ils ne sont pas là, regardez combien ils pèsent économiquement (le chiffre de 700 milliards de dollars est avancé, soit l'équivalent du plan de sauvetage des banques), regardez quelle est leur force de frappe sur l'appareil financier (une des associations demande à tous les gays américains de retirer 80 $ de leur compte en banque aujourd'hui).

On reste un peu dubitatif devant ce virage très libéral, au sens économique du terme, de l'action politique en matière de droits de l'homme et de militantisme anti-discrimination. Sans doute est-ce typique de la société américaine, mais il y a là un parfum d'individualisme et de post-modernisme dans la notion d'engagement militant.

C'est ringard de manifester, de faire des pétitions, d'essayer d'agir auprès du législateur par les relais d'opinion ? De sensibiliser la presse à une problématique tout simplement parce qu'elle est juste ? Et comment va-t-on "mesurer" l'influence des gays aux Etats-Unis ? Au nombre de retraits de 80 $ ? Quel sera le seuil en-dessous duquel on décrètera que les gays comptent pour des prunes et réciproquement ? Et le pédé ouvrier, petit employé ou travailleur agricole, il va faire grève pour homosexualité face à un milieu professionnel goguenard et rétrograde contre lequel il a peu de moyens de défense ? Evidemment, pour l'avocat new-yorkais, les conséquences seront moins graves...

Bref, ce message est bourré d'ambiguïtés et de bizarreries idéologiques, pour ne pas dire plus. Selon des critères français, c'est tout sauf républicain. Ah, ces Américains, ultra-libéraux et hyper-individualistes même dans la revendication anti-discrimination... Sont bien oufs !
Source : leblogldp.blogspot.com
Mis en ligne : 10/12/2008

Dépénalisation de l'homosexualité... USA et Australie ne signe pas


ONU : les USA et l'Australie ne s'associent pas à la déclaration sur la dépénalisation de l'homosexualité
Deux pays abritant d'importantes communautés LGBT ne s'associent pas à la déclaration sur la dépénalisation de l'homosexualité qui doit être présentée par la France - au nom de l'Union européenne - ce mois-ci aux Nations Unies.
Au delà des pays de l'UE, cette déclaration est soutenue en Europe par la Norvège, la Suisse, l'Islande, l'Ukraine, la Bosnie, la Croatie, la Serbie, Andorre, le Liechtenstein, le Montenegro et la Macédoine.
Au delà, le Canada, l'Argentine, le Brésil, le Chili, l'Equateur, le Mexique et l'Uruguay l'ont également signée, tout comme la Nouvelle Zélande, Israël, l'Arménie et le japon.
Au rang des nations africaines, on compte le Gabon, le Cap Vert et la Guinée-Bissau.

La France a défendu, le 2 décembre, son projet de déclaration de l'ONU sur la dépénalisation universelle de l'homosexualité. "L'idée, ce n'est pas de créer une nouvelle règle de droit, mais à partir des textes existant, de créer une dynamique en faveur de la dépénalisation" de l'homosexualité, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier.
Il a rappelé que 90 pays environ avaient une législation réprimant l'homosexualité, dont une "petite dizaine" où elle est passible de la peine de mort. Plaider pour la dépénalisation "est une démarche que nous pensons totalement en respect avec le droit actuel, et qui nous paraît juste sur le plan éthique et humain", a-t-il ajouté.
Cette initiative est vivement critiquée par le Vatican qui y voit un risque d'étendre le mariage gay.

L'archevêque Celestino Migliore, observateur permanent du Vatican à l'ONU, s'est opposé à la déclaration présentée par la France par Rama Yade, la secrétaire d'État aux Droits de l'Homme, prétendant que << avec cette déclaration de valeur politique, signée par un groupe de pays, on demande aux États et aux organismes internationaux visant la réalisation et le contrôle des droit de l'homme, d'ajouter de nouvelles catégories protégées des discriminations sans tenir compte que, si elles sont adoptées, elles créeront de nouvelles et implacables discriminations >>
Il a également ajouté que << les États qui ne reconnaissent pas l'union entre deux personnes de même sexe comme un mariage, seront mis au pilori et feront l'objet de pressions >>
Il précise toutefois que << le catéchisme de l'Église catholique dit, et cela ne date pas d'aujourd'hui, qu'il faut éviter toute marque d'injustice envers les personnes homosexuelles. >>

Il faut savoir que l'homosexualité est punissable d'emprisonnement dans plus de 85 pays et même de peine de mort dans certains d'entres eux, incluant l'Afghanistan, l'Iran, l'Arabie Saoudite, le Soudan et le Yemen.
Source Seronet
Mis en ligne le 8/12/2008

Fichier Edvige : Officiellement retiré


Le fichier policier Edvige a été officiellement retiré jeudi, ce qui lui ôte toute existence légale, à la satisfaction de ses opposants qui restent toutefois "vigilants" face au "flou" entourant la mise en place de sa future version.

Le retrait d'Edvige, qui a remplacé le 1er juillet le fichier des Renseignements généraux (RG), a été décidé mi-septembre par le gouvernement à la suite du tollé provoqué par le type de données "sensibles" collectées (santé, sexualité, personnalités, mineurs dès 13 ans).

Mais ce n'est que jeudi que le Journal officiel a publié un bref décret du ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie annonçant que "le décret numéro 2008-632 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé +Edvige+ est retiré".

Le remplacement d'Edvige, acronyme d'"Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale", par un nouveau fichier, annoncé par Matignon le 18 septembre, n'est toujours pas effectif.

Le décret instituant ce nouveau fichier, baptisé EDVIRSP (pour "exploitation documentation et valorisation de l'information relative à la sécurité publique"), est actuellement soumis à l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), qui délibérait à son sujet jeudi. Il devrait être ensuite présenté au Conseil d'Etat.

Le nouveau fichier ne devrait plus inclure des données sur la santé ou la vie sexuelle ainsi que sur des personnalités exerçant un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux "significatif".

Juridiquement, le "retrait" d'Edvige, à distinguer d'une "abrogation", a un effet rétroactif.

Cela signifie que ce fichier "n'a jamais existé", a expliqué Hélène Masse-Dessen, avocate du collectif d'associations "Non à Edvige". "Toutes les informations rentrées sont censées disparaître."

Un document interne du ministère de l'Intérieur sur "l'évolution des fichiers de renseignement", daté du 17 octobre et évoqué par l'AFP le 26 octobre, avait anticipé en demandant aux services concernés "de cesser toute alimentation ou consultation du fichier" Edvige et "de retirer de ce fichier les données qui ont pu y être intégrées".

Cette note du directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie précisait aussi que l'ancien fichier des RG ne pouvait "depuis le 1er juillet 2008 faire l'objet d'aucune alimentation nouvelle" et qu'"à partir du 31 décembre 2009, toute consultation de ce fichier sera également impossible".

Dans l'attente du nouveau fichier EDVIRSP, plus aucune donnée du type de celles jusqu'à présent collectées ne peut donc légalement être répertoriée, ce qui laisse dubitatifs les juristes.

L'un d'eux, interrogé jeudi par l'AFP, n'imagine pas les policiers stopper toute collecte en attendant EDVIRSP, soulignant qu'il existe d'autres fichiers comme par exemple Cristina, soeur jumelle d'Edvige classée secret-défense, qui peuvent donner une base légale à ce travail de renseignement.

"On est maintenant dans un flou juridique et ce flou ne profite jamais aux libertés", a commenté Mme Masse-Dessen.

D'où la satisfaction prudente des opposants à Edvige. Le retrait est "une première victoire qui n'altère pas notre vigilance", a commenté le Collectif contre l'homophobie. "La vigilance et la mobilisation restent plus que jamais à l'ordre du jour", a renchéri l'association "Imaginons un réseau internet solidaire" (Iris).
Source : AFP

Premiers PACS célébrés en mairie de Toulouse le 7 novembre


Les premiers Pacs vont être célébrés à partir du 7 novembre à la salle des Illustres du Capitole. Il faudra toutefois que le PACS soit déjà signé au tribunal pour y avoir droit. La mairie ne précise pas encore quels seront les délais d'attente pour rendre public leur consentement.

De telles cérémonies sont d'ores et déjà possibles dans différents mairies d'arrondissement de Paris sous l'impulsion de la majorité socialiste au Conseil de Paris ainsi qu'à Nice à l'initiative de l'UMP niçoise.

Socrates pour le mariage gay mais pas prêt à l'inclure dans son programme


Le Premier ministre socialiste portugais José Socrates s'est dit personnellement favorable au mariage homosexuel mais pas prêt à l'inclure dans son programme politique, dans un entretien dimanche à la presse portugaise.

"Je suis favorable" au mariage homosexuel, a confié M. Socrates dans un entretien accordé au quotidien Diario de Noticias et à la radio TSF.

"Je suis très libéral dans ce domaine et je l'ai toujours dit. Mais je cherche à freiner mes caprices. Je suis le leader d'un parti qui a l'ambition de gouverner. Pour cette raison, je ne me sens pas la légitimité de faire un changement dans le pays qui ne figurait pas dans le programme électoral", a-t-il expliqué.

Le Parlement portugais a rejeté début octobre deux propositions de lois autorisant le mariage homosexuel, avec les voix de la droite et de la majorité socialiste, faisant valoir que le débat n'était pas encore mûr dans la société.

Présentées par deux partis ultra-minoritaires, ces propositions n'avaient aucune chance d'être adoptées sans le soutien du Parti socialiste, qui détient une majorité absolue et dont la direction du groupe parlementaire avait imposé une discipline de vote.

Interrogé sur la possibilité de faire figurer cette question dans le prochain programme politique pour les élections législatives de 2009, M. Socrates a répondu qu'il ne s'engageait "à rien" pour l'instant.

"La seule chose à laquelle je m'engage est de lancer un débat sur cette question au sein du Parti socialiste et de la société" portugaise, a-t-il affirmé.

"Je ne suis pas le leader d'un petit parti. Je comprends que les petits partis puissent défendre cette question pour répondre à leurs sympathisants. Mais le PS est un parti qui aspire à avoir un ensemble de propositions dans lesquelles puissent se reconnaître une majorité de personnes", a-t-il ajouté.
Source : (AFP)
Mis en ligne le 27/10/08

Elections US : où est la communauté LGBT?


Si vous suivez la campagne présidentielle américaine, vous avez dû remarquer que les questions des droits LGBT ne sont presque pas intervenues dans le débat entre les deux candidats lors de cette campagne.
Certes, sur fond de crise économique et d'enlisement des conflits au Proche-Orient, la question LGBT ne semble pas être la priorité absolue, mais tout de même en 2000 et en 2004, sous l'impulsion de Karl Rove, George Bush avait évoqué la peur de voir la mise en place du mariage gay pour faire déplacer les conservateurs aux urnes le jour du scrutin. On pouvait s'attendre au même genre d'attaques cette année de la part des Républicains et pourtant ces attaques n'ont pas eu lieu.

Trois états votent pourtant cette année sur une question primordiale pour la communauté :
Le mariage des couples homos.
En fait, durant cette campagne, et dans les deux camps, l'influence et l'activisme des électeurs LGBT a été beaucoup plus important qu'à l'accoutumée.
De plus, les Républicains refusent de répondre aux questions sur le sujet, McCain essaie en effet d'afficher une position plus tolérante vis-à-vis de la communauté sans pour autant accepter ses revenications.
Obama a, par contre, montré depuis longtemps son attachement aux revendications LGBT. In fine, cette année, ni les politiciens ni les citoyens ne semblent vouloir porter leur attention sur les questions LGBT.
Faut-il voir ce phénomène comme une bonne chose, meilleure acceptation de la communauté, ou au contraire comme une régression, une sorte de marginalisation des revendications LGBT?
L'a prise en compte de la communauté au niveau fédéral dans les prochaines années nous le dira.

Source Actuagay
Mis en ligne le 22/10/2008

Portugal : Socrates refuse le mariage homosexuel


Officiellement, le Parti socialiste, qui dispose d'une majorité absolue au Parlement, a réservé sa position, mais, selon plusieurs sources au sein du parti de José Socrates, la direction du PS devrait appeler ses élus à rejeter le mariage gay, estimant que cette question doit "faire l'objet au préalable d'un large débat au sein de la société portugaise".

Il y a quelques jour, José Socrates, le Premier ministre portugais a rejeté l'idée d'inclure le mariage gay dans son programme politique.
La question du "mariage homosexuel ne figure ni dans l'agenda politique du gouvernement, ni du Parti socialiste", a-il déclaré lors d'un débat parlementaire. Ce sont les Verts et le Bloc de Gauche qui sont à l'initiative d'un projet de loi, que le Parlement doit analyser demain concernant le mariage homosexuel.
Deux propositions doivent être discutées, mais n'ont aucune chance d'être adoptées sans le soutien du Parti Socialiste majoritaire.

Le Parti Socialiste estime que cette question "faire l'objet au préalable d'un large débat au sein de la société portugaise", avant d'être transformée en loi...
Source : actuagay
Mis en ligne le 10/10/2008

Indonésie : une école coranique pour les jeunes LGBT


Pour permettre aux travestis et aux homosexuels de pratiquer le culte musulman en toute liberté, une école coranique leur a été dédiée dans un hameau non loin de Jogjakarta, une ville de Java, relate le Jakarta Post.

Souvent perçus comme des déviants sexuels, les lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels sont parfois tenus à l’écart des rites religieux et n’ont pas accès aux lieux de culte. L’accès à la prière, la transcendance et la sensation de se rapprocher de Dieu sont pourtant des droits religieux dus à tout être humain. Dans la pratique, ils sont bien trop souvent réservés aux hétérosexuels.

Ariel, un travesti de 30 ans qui vit depuis plus de dix ans à Jogjakarta [une ville de 500 000 habitants, sur l'île de Java], devait s’introduire secrètement dans la mosquée chaque fois qu’il voulait réciter les tarawih [prières du soir pendant le ramadan]. “J’entrais en cachette et je devais porter le sarong pour pouvoir me joindre aux hommes. Certains amis préféraient mettre la mukena [long voile porté par les femmes pendant la prière] et se mêler aux femmes”, dit-il. Il leur est souvent arrivé de se voir refuser l’accès à la mosquée. “Même si nous sommes des travestis, nous avons besoin de prier Dieu et d’assister à des rituels. Nous aussi sommes des êtres humains avec des yeux et un cœur. Nous aussi sommes des êtres humains et avons besoin de prier Dieu”, poursuit-il en citant les paroles d’une chanson.

Scandalisée par ces discriminations religieuses, Maryani, 51 ans, a ouvert en juillet dernier une école coranique pour travestis, qu’elle a baptisée Ponpes Waria. Dans ce petit établissement, situé dans le hameau de Notoyudan, près de Jogjakarta, les travestis peuvent prier librement, sans se sentir opprimés. Travesti lui-même, Maryani a créé ce lieu pour permettre à ses semblables de se rapprocher de Dieu mais aussi pour accueillir des homosexuels, également victimes de discriminations.
A la différence des autres écoles islamiques du pays, Ponpes Waria n’a ni mosquée ni foyer ni dortoir. L’établissement abrite une salle de trois mètres sur cinq où les élèves se réunissent pour prier, lire le Coran et approfondir leur connaissance de l’islam. “Nous ne nous soucions pas de la surface de la salle, mais plutôt de sa fonction et de ce qu’elle nous apporte. L’important, c’est que nous puissions accomplir nos rites religieux et communiquer sans problème avec Dieu”, souligne Maryani.

Durant le mois du ramadan, des dizaines de travestis se sont rendus tous les jours à l’école, où les activités religieuses commençaient à 3 h 30 du matin. Avant de rompre le jeûne, ils récitaient le Coran et apprenaient les règles de l’islam. Puis ils psalmodiaient des versets à la gloire du prophète Mahomet et, après avoir rompu le jeûne, ils récitaient la prière de l’isha et les tarawih.

Certains travestis rentraient ensuite chez eux tandis que d’autres restaient à l’école pour prier ou lire des ouvrages religieux en attendant l’heure du repas, juste avant l’aube. “Depuis l’ouverture de cette école, je me sens plus tranquille pour étudier la religion”, affirme Yesy, un élève. “Je prie pour être en bonne santé et heureux. Ici on est traité comme des êtres humains. On apprend à lire le Coran ensemble, à rompre le jeûne ensemble, à réciter ensemble les tarawih, le zikir et le tahajud [la dernière prière de la nuit] et à manger ensemble le repas d’avant l’aube. Nous faisons tout ensemble”, dit-il.

En dehors de la période du ramadan, l’école ouvre deux jours par semaine, le lundi et le jeudi. “Ces jours-là, il y a des récitals de Coran et des cours d’islam”, indique Maryani. L’école a besoin de capitaux pour continuer à fonctionner mais il est difficile de faire des démarches officielles de dons en raison des suspicions que la demande pourrait susciter. “Nous souhaitons simplement avoir un lieu où prier et étudier l’islam. Si nous demandons officiellement des dons, les gens pourraient penser qu’il s’agit d’une entreprise”, explique Maryani.

Supri, l’un des enseignants de l’école, fait part de sa joie d’avoir enseigné le Coran à des travestis. Il explique que les travestis forment un groupe à part dans la société mais que, bien qu’ils soient différents, ils éprouvent les mêmes sentiments que d’autres et ont le courage de vivre leur vie. “Malgré leurs différences, dit-il, ils s’assument. Ils sont avides d’étudier l’islam et nous devons les respecter.”
Source: Courrier International
Mis en ligne le 10/10/08

Inde : vers la dépénalisation des relations homosexuelles


En Inde, le gouvernement et le ministère de la Justice, entament un processus pour dépénaliser les relations homosexuelles. Depuis plusieurs mois, la Haute Cour de Justice examine la possibilité d'abroger la loi qui bannie les relations homosexuelles en Inde. Elle a d'ailleurs saisi les autorités de cette réforme.

C'est la Section 377 du code pénal indien, et une loi datant d'il y a 150 ans, héritage du colonialisme anglais. Des peines de prisons sont prévues pour condamner les actes de sodomie. Jusqu'à présent, tous les gouvernement qui ses ont succédés ont refusé de modifier cette loi.

Les partisans de cette dépénalisation mettent en avant la lutte contre le sida rendue possible avec une meilleure prévention. Les personnalités en Inde se range aux côtés des homosexuels, qualifiant cette loi "d'archaï¨qüe et brutale".
Cette année, plusieurs gay pride ont pu avoir lieu pour la première fois, révélant un premier pas vers l'affirmation des droits LGBT.
P.E
Mis en ligne le 6/10/08

Google soutient le mariage gay en Californie


La campagne "No On Prop 8" - non à la proposition 8, qui vise à inscrire la mention "mariage entre un homme et une femme" dans la Constitution, prend de l'ampleur.
Après le ralliement de Brad Pitt puis Steven Spielberg, après le soutien de la marque de jeans Levi's, c'est le moteur de recherche Google qui se lance dans la campagne.

Sur le blog de l'entreprise, la marque précise qu'elle ne peut ignorer les enjeux politiques d'un tel débat. Google rappelle également que dans les débats politiques, la marque n'a pas vocation à prendre parti.

"Toutefois, s'il existe de nombreuses objections à cette proposition - débordement gouvernemental sur les vies privées, texte rédigé de manière ambiguë - c'est son effet discriminatoire envers un grand nombre de nos employés qui amène Google à s'opposer publiquement à la Proposition 8. Bien que nous respections les convictions que les gens ont des deux côtés, nous y voyons fondamentalement une question d'égalité. Nous espérons que les électeurs californiens voteront NON à la Proposition 8.
Nous ne devons retirer à personne, quelle que soit sa sexualité, le droit fondamental de se marier avec la personne qu'il aime"

P.E
mis en ligne le 6/10/08

Les policiers et militaires italiens gays créent leur organisation


Plus de 200 policiers et militaires italiens ont décidé de créer leur propre organisation LGBT dans la péninsule. Un symbole de visibilité et un refus de la discrimination.
La première assemblée de ce nouveau groupe est prévue à Bologne au cours du mois de septembre.

Comme ailleurs, la discrimination dont sont l'objet les homosexuels dans la police ou l'armée sont à l'origine du projet.

"La naissance de 'Polis Aperta' marque une étape dans la visibilité de la communauté LGBT", explique Arcigay, la plus importante organisation homosexuelle d'Italie.

"La présence de gays et lesbiennes visibles dans les forces armées et la police va aider ces institutions à reconsidérer la question homosexuelle d'un point de vue nouveau et positif", espèrent les militants.

Même si une homophobie certaine règne dans ces institutions, l'Italie, comme les autres membres de l'Union Européenne, n'interdit pas l'accès de l'armée ou de la police aux homosexuels.

(22/09/08)


Brésil : Le président Lula favorable au mariage gay


Selon l'AFP, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré être favorable à la légalisation des mariages homosexuels et a appelé à en finir avec « l'hypocrisie », dans une interview à la chaine de télévision publique TV Brasil.





« J'ai toujours défendu le droit à l'union civile des personnes du même sexe. Je pense qu'il faut en finir avec l'hypocrisie dans ce pays », a dit le président du Brésil, le plus grand pays catholique du monde. « Il y a des hommes qui vivent avec des hommes et des femmes avec des femmes et souvent ils se construisent une vie extraordinaire ensemble, c'est pourquoi j'y suis favorable. Nous devons en finir avec les préjugés », a ajouté Lula. « Chaque être humain peut vivre comme bon lui semble à partir du moment où il ne porte préjudice à personne », a poursuivi le chef de l'Etat, rappelant que plusieurs projets de loi pour légaliser le mariage gay sont à l'examen au parlement. « Ce que nous devons faire, c'est l'approuver », a-t-il ajouté.



19/09/08

Bertrand Delanoë critique les déclarations du Président sur EDVIGE


Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé le retrait du décret instaurant le fichier Edvige, ce matin sur Europe 1. "Un décret liberticide" selon lui.

Invité de Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 jeudi 11 septembre, Bertrand Delanoë a demandé le retrait du décret instaurant le fichier Edvige, qu'il a qualifié de "décret liberticide".

Le maire de Paris a estimé qu'Edvige était "une mauvaise action du Président de la république" (...) "qui se défausse sur ces ministres".

Évoquant la question sécuritaire, le candidat à la tête du PS a estimé que Nicolas Sarkozy avait voulu "fanfaronner sur un thème qu'il croit populaire" et "détourner l'attention des citoyens" avec ce décret qui constitue à ses yeux "une atteinte grave aux libertés".

Interrogé sur la visite du pape Benoît XVI à Paris, Bertrand Delanoë a indiqué qu'il le recevrait "respectueusement" en tant que maire de la capitale mais dans un esprit "laïc". "Il n'y a pas de vérité religieuse officielle", a déclaré le maire en dénonçant l'attitude de Nicolas Sarkozy envers le pape.



La GB gagne le championnat de foot gay


Les Stonewall Lions de Grande-Bretagne ont écrasé 5 à 0 le SAF Gay d'Argentine en finale du championnat du monde de football gay par clubs, ont annoncé les organisateurs.

Le club Stonewall FC, qui a aussi remporté le championnat d'Europe gay le mois dernier, ramène ainsi la coupe d'Argentine en Angleterre.

Le match se disputait au stade Matchroom, fief du Leyton Orient, dans l'est de Londres.
Le championnat, organisé par l'Association internationale du football gay et lesbien (IGLFA), rassemblait une quarantaine d'équipes du monde entier.

"Ce championnat réunit les équipes de football gay et lesbiennes à travers le monde et encourage les homosexuels à s'impliquer dans le sport", a souligné l'activiste des droits des homosexuels, Peter Tatchell, dans un communiqué.

"C'est un défi au machisme et à l'homophobie qui est souvent associée au football dans de nombreuses régions du monde", a-t-il ajouté
Source AFP
Mis en ligne le 31/08/08

Bertrand Delanoë bientôt à la tête du PS ?


Bertrand Delanoë, maire de Paris depuis 2001 vient d'annoncer sa candidature à la tête du parti socialiste.

Dans un entretien dans le Monde, sur son programme et ses objectifs, il déclare : "j'accepterai évidemment la première tâche de militant si les socialistes me la confient".

Il continue en fixant des grandes orientations, en proposant "d"annuler l'erreur majeure du paquet fiscal, y compris l'inefficace volet sur les heures supplémentaires", et indique ses priorités :"formation, innovation et recherche, pour l'emploi et la compétitivité de nos produits".

Lire l'entretien complet du 26 août 2008.


Un gay pacsé en France est indemnisé suite au décès de son partenaire


Pour la première fois en Italie un gay, Marcel D'Abé, s'est vu reconnaître par une compagnie d'assurances le préjudice moral en tant que «conjoint» et il a obtenu une indemnisation après la mort de son compagnon, Georges Lillemant, victime d'un accident de voiture début 2008.

D'après le quotidien de Venise Il Gazzettino, les assurances Generali auraient, de cette manière, sauvegardé les droits du conjoint, comme si les deux hommes avaient le statut d'une famille traditionnelle, bien que, entre eux, il n'y avait ni lien de parenté, ni lien juridiquement reconnu par l'État italien. Georges et Marcel, deux septuagénaires vivant ensemble depuis quarante ans et installés à Venise depuis 17 ans, avaient conclu un pacs dans leur pays d'origine, la France. «Aucun procès n'a été nécessaire» a expliqué l'avocat Augusto Palese, qui a soutenu les revendications du veuf devant la compagnie d'assurances.

Generali a simplement accordé, en Italie, un droit dont aurait bénéficié l'assuré en France, où la société est également implantée. Ce qui a tout de même suscité de nombreux commentaires, puisqu'en Italie, où les catholiques disposent d'un poids politique important, aucune reconnaissance n'est accordée aux couples non mariés, qu'ils soient homos ou hétérosexuels.
Mis en ligne le 23/09/08

Le tourisme gay et lesbien : vers un monde gay friendly ?


La population homosexuelle fait de plus en plus l’objet d’études cherchant à circonvenir ses caractéristiques et particularités. A cela, des raisons sociologiques certes, mais également la prise de conscience que cette minorité possède un pouvoir d’achat important.
On estime à environ 4 millions de français et de françaises le nombres de personnes homosexuelles en France. Le domaine du tourisme qui cible la population homosexuelle est l’un de ceux qui connaissent une forte croissance. Ainsi, ce sont près de 70 % des homosexuels qui disent avoir effectué un voyage à l’étranger au cours de l’année écoulée.
Si l’on observe des différences entre le tourisme des gays qui voyagent plutôt en célibataire et celui des lesbiennes qui voyagent plutôt en couple, un critère de sélection important pour une destination reste l’ouverture et la tolérance de la population et de la législation locales. Si les personnes homosexuelles se voient encore malheureusement souvent contraintes à dissimuler leur orientation sexuelle à leur entourage personnel ou professionnel, elles souhaitent au moins pouvoir s’afficher sans restriction pendant leurs vacances. La possibilité de faire des rencontres au sein de la communauté joue également un grand rôle.

Parmi les motivations pour choisir une destination, les grands évènements spécialement dédiés à la communauté homosexuelle tels que les différentes Gay Pride ou les festivals de cinéma attirent un grand nombre de touristes. Les hôteliers et les professionnels du tourisme ne s’y sont pas trompés et affichent maintenant un label «gay friendly » pour permettre aux homosexuels de choisir un lieu de séjour dans lequel ils seront certains d’être bien accueillis. Et ceci d’autant plus que cette population, souvent libre de contraintes telles que les enfants, a tendance à voyager en basse saison.

En France, de grandes villes telles que Paris, Toulouse ou Montpellier sont généralement considérées comme tolérantes. De par l’Europe, de nombreuses capitales et grandes villes possèdent des quartiers largement dévolus à la population homosexuelle, tels que le quartier du Marais à Paris, le quartier autour de la Nollendorfplatz à Berlin, le marché au Charbon à Bruxelles ou le quartier de l’Eixample à Barcelone.

Reste que la tolérance face aux homosexuels demeure très inégale d’un pays ou d’une ville à l’autre. Si certains pays reconnaissent à cette communauté exactement les mêmes droits qu’aux hétérosexuels, de nombreux pays persistent à appliquer une discrimination impitoyable pouvant aller jusqu’à la peine de mort. Il convient donc de bien se renseigner sur les lois en vigueur avant de se rendre à l’étranger. Ce sont encore à peu près 90 pays qui considèrent l’homosexualité comme illégale, parmi lesquels des destinations très prisées des touristes français tels que le Maroc ou la Tunisie, près de 80 ne la reconnaissent pas et seulement 22 pays la considèrent comme tout à fait légale.

Enfin autre aspect important, 11 pays interdisent l’entrée de leur territoire aux voyageurs séropositifs, à commencer par les Etats-Unis. Tout contrevenant se voit immédiatement expulsé…Vive la tolérance et le respect!
Source Idealo.fr

Mis en ligne 8 juillet 2008

Barack Obama soutient le mariage gay en Californie


Barack Obama, le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine, vient de faire savoir qu'il s'oppose à l'amendement constitutionnel visant à interdire le mariage gay en Californie, projet que souhaitent faire aboutir certains conservateurs suite à la décision récente de la Cour Suprême.

Dans une lettre adressée au Club Démocrate LGBT Alice B. Toklas de San Francisco, Barack Obama a écrit : « Je m'oppose aux efforts de division et de discrimination visant à modifier la Constitution de Californie, et à tout effort similaire visant à modifier la Constitution des États-Unis ou celles d'autres États ». Sa position marque un virage chez les démocrates, puisque John Kerry, candidat à la présidentielle en 2004, avait durant sa campagne, soutenu des amendements visant à interdire le mariage gay dans certains états .

John McCain, l'actuel candidat du camp républicain, soutient (sans surprise) cette proposition d'amendement.

mis en ligne le 5 juillet 2008

Les Français favorables à l'adoption par des couples homosexuels


Une courte majorité de Français se déclare pour la première fois favorable à l'adoption d'un enfant par un couple homosexuel, révèle un sondage Ifop pour Le JDD.fr publié vendredi.

Selon cette étude, 51% des personnes interrogées se disent en faveur d'un tel droit, tandis que 49% y sont hostiles. En 1996, 37% des Français soutenaient la légalisation de ce type d'adoption.

Les sondés se montrent en outre très majoritairement favorables au mariage homosexuel (62% contre 38%). La proportion de Français favorables au droit de se marier pour les couples homosexuels s'élevait à 48% en juin 1996.

Le mariage homosexuel comme l'adoption par un couple homosexuel trouvent davantage de soutien chez les jeunes que chez les personnes âgées. Les 25-34 ans disent "oui" à 61% à l'adoption, tandis que les plus de 65 ans ne l'approuvent qu'à 42%.

Le clivage est aussi politique : les personnes ayant voté pour Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 se trouvent en première ligne avec 62% de favorables contre 51% pour les électeurs de François Bayrou et enfin 38% pour ceux de Nicolas Sarkozy.

Ce sondage a été effectué du 24 au 26 juin sur un échantillon de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.
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Illustration par l'image :



Lecture :
J'ai 2 papas qui s'aiment
Auteur : Morgane David - -
Illustrations : Morgane David -
Editeur : Hatier
Collection : Ethique et toc !
Septembre 2007 - 6 Euros
Album à partir de 6 ans
Note : 4/5
ISBN : 2218928051
Ce livre fait partie de la sélection de Ricochet

Mis en ligne le 30 juin 2008

L'Espagne gayment jusqu'au bout


La Catalogne a adopté mercredi à l'unanimité une loi accordant les mêmes droits de succession à tous les couples, mariés ou non, hétéro ou homos...
L'Espagne ne cesse décidément pas de nous étonner et de tirer les traits de son passé franquiste. Ainsi, la républicaine communauté de Catalogne qui dispose d'une très large autonomie, a adopté mercredi dernier un texte à l'unanimité accordant les mêmes droits de succession à tous les couples, mariés ou non, hétéro ou homos.

Le critère de bénéfice de ces dispositions est l'union stable et non le statut matrimonial : «l'existence d'une communauté de vie stable et les liens affectifs» est prise en compte et non «le caractère institutionnel du lien qui unissait le couple».

La loi nouvelle vise également à déclarer «indignes de succession» certaines catégories de personnes : celles condamnées pour avoir tué ou tenté de tuer leur conjoint ou pour avoir commis des violences ou avoir gravement porté atteinte à la liberté, l'intégrité morale ou sexuelle de leur conjoint, enfants, parents ou grands-parents. Les personnes n'ayant pas assumé leurs obligations familiales (pensions alimentaires, obligation d'aliments aux ascendants) sont tout autant visées.

Contrairement à la France, dans le cas particulier des pacsés qui n'ont pas, en droit, la qualité successorale, obligeant les partenaires à conclure un testament indépendant, la loi catalane n'impose pas un tel acte pour bénéficier du régime.

En France, seuls les conjoints mariés, et depuis peu ceux pacsés, bénéficient d'une égalité successorale, égalité qui ne retrouve pas en matière de pension de réversions.

L'Espagne, en général, avec le droit au mariage entre personnes de même sexe et droit à l'adoption, et la Catalogne, avec cette égalité successorale supplémentaire et sa capitale régionale Barcelone qui s'impose comme un spot gay européen, s'affirme comme le pays le plus égalitaire au monde sans nul doute.
Source e-llico

Mis en ligne le 26/06/08

Débat / Sondage : Pas de mères porteuses pour les homosexuel(le)s


Un groupe de travail du Sénat qui planchait sur le sujet de la Gestation Pour Autrui (GPA), nom administratif pour ce que l'on appelle plus couramment les « mères porteuses », a proposé mercredi la légalisation de cette pratique pour la France. La GPA est interdite en France depuis 1994, mais autorisée dans certains pays (Afrique du Sud, Belgique, Brésil, Canada, certains états des États-Unis, Grèce, Israël, Pays-Bas, Russie...). Selon le rapport du Sénat, des « conditions d'éligibilité strictes » seraient toutefois recommandées pour le couple demandeur et la mère gestatrice.

Les futurs parents devraient être mariés ou en couple depuis au moins deux ans, en âge de procréer et résidents en France ; l'un des deux au moins devrait être le parent génétique de l'enfant, et la mère dans l'impossibilité de mener une grossesse à terme. La mère porteuse, elle, ne pourrait être la mère génétique. Elle devrait déjà avoir eu au moins un enfant et ne serait autorisée à mener que deux GPA maximum. Une mère ne pourrait pas porter l'enfant de sa fille. En revanche, une soeur ou une cousine pourrait le faire. La mère porteuse aurait un « droit de repentir », autrement dit de changer d'avis et de garder l'enfant, pendant les trois jours suivant la naissance. Pas de rémunération pour la mère porteuse mais un « dédommagement raisonnable » pourrait être envisagé sous le contrôle d'un juge, notamment les frais non remboursés par la sécurité sociale... et pour finir, la gestation pour autrui ne serait réservée qu'aux couples hétérosexuels.

Invitée hier dans l'Édition Spéciale de Canal +, Michèle André, présidente du groupe de travail au sénat, a déclaré au sujet de l'interdiction de la GPA pour les gays : « La question des homosexuels a été évoquée. Elle a fait partie des questions que nous n'avons pas retenues pour le moment parce que nous savions que pour le coup la barque serait trop chargée ». Sur le même sujet, Elisabeth Badinter, philosophe et écrivain, favorable à la GPA, a déclaré au journal Libération : « Avec le temps, on ira vers un élargissement. Mais je pense de façon très pragmatique qu’il faut peut-être d’abord le réserver aux femmes qui n’ont pas d’utérus. Après, cela pourrait être ouvert aux couples homosexuels. En revanche, je pense que cela ne doit pas être accessible aux femmes qui ne désirent pas porter un enfant (si elles le peuvent) ».

Que pensez-vous de ces propositions et en particulier celle de ne réserver la GPA qu'aux couples hétérosexuels ? À vos commentaires.

Si, comme cela est déjà le cas dans certains pays, la gestation pour autrui était légalisée en France pour les homosexuel(les), feriez-vous appel à une mère porteuse ?...

Mis en ligne le 27 juin 2008

Xavier Darcos s'engage contre l'homophobie


Dans une interview publiée hier dans le journal Libération, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos a expliqué comment il entendait mener la lutte contre l’homophobie à l’école. Voici l'interview.

Pourquoi la lutte contre l’homophobie est si importante ?

La question de l’homophobie intéresse toute la société, et spécifiquement les lieux de culture et de savoir. J’ai donc souhaité que l’école ne la méconnaisse pas. Et que tout élève qui pourrait subir des vexations, voire des violences, liées à son orientation sexuelle soit protégé. D’abord il fallait que nous sachions ce qu’il en était. Des associations et des lycéens nous alertaient. Dans notre logiciel Civis qui recense les violences de toutes natures, nous avons introduit les actes liés à l’homophobie. Les chiffres restent modestes. De septembre à novembre 2007, les violences à caractère homophobe ont représenté 0,6 % du total, et de décembre à février 2008, 0,3 %. Mais il s’agit de signalements, non de la réalité. L’homophobie est une attitude, elle crée un climat et ne s’exprime pas forcément par des violences. Il est en outre toujours un peu compliqué de la dénoncer. Nous pouvons progresser. L’omertà sur tout cela est toujours présente. Des chiffres alarmants montrent que nos jeunes homosexuels ne vont pas bien et qu’ils sont victimes de leur orientation sexuelle : leur taux de suicide est près de trois fois supérieur à la moyenne. On sait aussi que les jeunes se moquent ou insultent, facilement. Tout ceci crée des tensions et beaucoup de souffrance chez les jeunes homosexuels.

Quelles actions lancez-vous ?

D’abord, pour être certain que nos personnels se sentent concernés, j’ai décidé pour la première fois de mentionner explicitement dans la circulaire de rentrée 2008 la lutte contre l’homophobie. C’est un pas décisif qui va engager toute la maison, même si le milieu éducatif est déjà très vigilant. Concrètement, j’ai décidé de rendre systématique à la rentrée l’affichage de La Ligne Azur [pour ceux qui se posent des questions sur leur identité sexuelle, ndlr] dans les lycées, ce qui permettra aux adolescents, victimes de violences homophobes ou soucieux de s’informer, de trouver des interlocuteurs formés. La brochure «Homophobie savoir et réagir» (jusqu’ici distribuée dans les rectorats) sera en outre disponible dans tous les établissements - dans les centres d’information et documentation, les infirmeries, les salles des profs.

Pourquoi exclure les collèges ?

Les collégiens ont de 11 ans à 14-15 ans, ce sont des enfants et des adolescents. Il faut être plus prudent, car il n’y a pas d’homogénéité. Au collège nous préférons donc une approche explicative. Il y a des cours liés à l’éducation à la sexualité, des associations interviennent pour sensibiliser les élèves. Mais il faut surtout que les jeunes trouvent des contacts personnels pour parler de questions relevant de l’intime. Pour cela, nous préparons des modules de formation spécifiques pour que nos infirmières scolaires puissent assumer cet accueil.
Source : liberation.fr.

À deux jours de la Gay Pride parisienne dont le mot d'ordre est cette année « Pour une école sans AUCUNE discrimination ! », la prise de conscience du ministre de l'Education fait plaisir à entendre... enfin à lire ! ;-)

Le journal Liberation annonce également qu'une campagne de lutte contre l’homophobie sera menée dans les universités et les grandes écoles après la rentrée. La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui a rencontré début juin les représentants de l’Inter-LGBT (lesbienne, gaie, bi et trans) et de Gay Lib (issu de l’UMP), a donné son accord.
En outre, un module de formation traitant des discriminations, dont l’homophobie, pourrait être introduit dans le cursus des futurs enseignants, dont le chantier va bientôt s’ouvrir dans le cadre de la «masterisation».

Mis en ligne le 26/06/09

Le Parlement européen demande à l'Iran de dépénaliser l'homosexualité


Le Parlement européen a demandé hier (jeudi 19 juin 2008) à Téhéran d'abolir les exécutions de mineurs et de dépénaliser l'homosexualité.

Les eurodéputés condamnent « fermement les condamnations à mort et les exécutions, en particulier celles de délinquants juvéniles et de mineurs ». Ils dénoncent en particulier la pendaison, le 10 juin dernier, de Mohammad Hassan Zadeh, 17 ans, condamné pour le meurtre d'un enfant de 10 ans en 2006, et appellent les autorités à renoncer à d'autres exécutions de délinquants juvéniles, en particuliers celles prévues de Mohammad Fadaie, Behnoud Shojaie, Saïd Jaziie et Behnam Zareh.

Les eurodéputés appellent aussi à la dépénalisation des relations homosexuelles en Iran, un comportement puni de la peine de mort dans le pays. La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Louise Arbour, avait déjà lancé la semaine dernière un appel en ce sens. L'Iran est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, depuis 1976, et de la Convention relative aux droits de l'enfant, depuis 1994, dont les signataires s'engagent à ne pas appliquer la peine de mort pour un condamné mineur au moment des faits. (Source AFP).

Sans trop d'espoir, espérons que le message soit entendu...

« Out in Iran », un reportage de la chaîne canadienne CBC qui, à travers ses images et ses témoignages, nous fait prendre conscience de l'horreur du quotidien des gays en Iran.

En ligne le 20/06/08
lire 2 commentaires
quentin67100 le 28/01/2009
Titre : quel cretin
Commentaire :
Ce monsieur vanneste est décidement un homophobe , ideux et rétrograde , un Nazi , un rabougri du sifflet , mais comment des personnes comme ça ont encore la parole aujourd'hui........
mekenchar le 14/01/2009
Titre : Bravo
Commentaire :
Je suis content de ce genre d'article!! Preuve que l'image du gay ou des lesbienne est vraiment a revoir!! Personnellement je suis tomber amoureux d'un mec a force de parler avec lui, et il me dit ne pas etre homo, en fait il ne le sais pas encore mais il s'arette a l'image cliché des homos, dommage! Merci a vous continuer comme ca on compte sur vous pour faire évioluer les mentalité bisous a tous!!!!!
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