Actualités & Revue de presse
L’homophobie semble être tenace dans les universités.
Une campagne de lutte contre l’homophobie démarre dans toutes les universités. Preuve que les étudiants ne sont pas à l’abri de préjugés à l’égard des homosexuels ?
L’homophobie semble être tenace dans les universités.
Dans le Parisien, des associations racontent l’arrachage systématique de leurs tracts, la disparition par paquets de leurs magazines associatifs, des problèmes de postes pour les thésards, des difficultés d’obtention d’allocations d’études, les insultes, les boutades, le sentiment d'exclusion etc...
Selon une étude qui date de 2005 plus de 82 % des étudiants masculins homosexuels souffrent de déprimes contre 68 % chez les hétérosexuels.
Concernant les suicides, les gays sont 8 % a avoué avoir fait une tentative, contre 2.6 % chez les seconds.
Alors que pensez-vous de cette campagne d'affichage ?
Croyez-vous que des affiches suffiront à enlever les préjugés ?
Pensez-vous qu'elles peuvent se subsistuer à l'éducation ?
Comment trouvez-vous la phrase sur cette affiche ?
Avez-vous déjà été victime de l'homophobie ?
Doit on boycotter la XboxLive ?
Teresa est lesbienne. Pour l’avoir dit sur son profil Xbox Live, Microsoft a décidé de la bannir, tout en reconnaissant que ça n’était pas très "élégant" de sa part.
Les consoles nouvelle génération comme la Playstation 3 et la Xbox 360 misent sur leurs plateformes de jeu en ligne pour attirer et fidéliser les joueurs. Comme sur n’importe quel réseau social, les joueurs peuvent créer leurs profils et afficher certaines informations, parfois très personnelles. Or ces informations ne sont pas toujours bien reçues par les autres joueurs.
Teresa, qui a voulu afficher son homosexualité sur son profil Xbox Live, raconte ainsi qu’elle a été harcelée par d’autres joueurs lorsqu’elle a fait savoir qu’elle était lesbienne. "J’ai été harcelée par plusieurs joueurs. Ils m’ont suivi sur différents jeux et ont dit à tous les autres joueurs de m’allumer parce qu’ils ne voulaient pas voir cette merde, ou que leurs enfants voient cette merde", raconte-t-elle à Consumerist. "Mon compte a été suspendu et Xbox Live n’a rien fait pour résoudre le problème. A la place, ils ont dit que les autres trouvaient que c’était offensant (...) Microsoft ne fait rien pour arrêter ça ou pour l’empêcher, et au lieu de ça ils se mettent du côté des homophobes", assure Teresa.
Interrogé par MTV, Microsoft reconnaît qu’il a banni la joueuse, et s’en excuse. "C’est inélégant", conçoit Stephen Toulouse, responsable de la régulation de la plateforme Xbox Live. Mais il explique que Microsoft interdit à tous les joueurs d’afficher leurs préférences sexuelles quelles qu’elles soient, y compris hétérosexuelles.
L’an dernier,
un joueur avait déjà été banni parce que le mot "gay" apparaissait sur son vrai nom, Richard Gaywood. Mais pour Microsoft, autoriser l’usage du mot "gay" n’est pas simple, puisque selon leurs études, 95 à 98 % des joueurs qui mettent le mot "gay" dans leur profil le font de façon péjorative.
Microsoft cherche un moyen de permettre aux joueurs d’exprimer leurs préférences sexuelles autrement qu’à travers le champ de description, qui est libre. La firme assure par ailleurs qu’elle lutte contre le harcèlement, et que tout joueur qui en est victime devrait s’en plaindre à travers leur Xbox 360 ou via le site Xbox.com.
Agoravox.fr
Mis en ligne le 4 mars
Neuf Sénégalais condamnés à huit ans de prison
Neuf Sénégalais ont été condamnés à huit ans de prison par le tribunal de Dakar pour homosexualité, a-t-on appris mercredi de source judiciaire et après d'un des avocats, selon lequel il s'agit de la plus lourde peine jamais infligée au Sénégal contre des homosexuels.
Les neuf prévenus, tous âgés de moins de trente ans, ont comparu mardi pour "acte impudique et contre-nature et association de malfaiteurs" après leur arrestation en décembre à Mbao, une ville située dans la banlieue de Dakar, a-t-on précisé de même source.
Le parquet avait requis une peine de cinq ans de prison. L'homosexualité est officiellement interdite au Sénégal, pays à 95% musulman, et passible selon le code pénal d'une peine d'un à cinq ans d'emprisonnement.
La condamnation pour "association de malfaiteurs" a dans le cas des neuf homosexuels alourdi la peine. La majorité des neuf condamnés font partie d'associations de lutte contre le sida dans la communauté homosexuelle.
"C'est la première fois que la justice sénégalaise inflige une peine aussi lourde à l'encontre d'homosexuels", a déclaré à l'AFP Me Issa Diop, un des quatre avocats de la défense.
Source AFP
Mis en ligne le 8/01/09
Agression homophobe sur un parking dans le Nord
Lundi soir, deux Valenciennois ont été victimes d'une agression gratuite, à caractère homophobe et raciste. Les quatre agresseurs ont été interpellés. Ils auraient déclaré souhaiter faire « la chasse aux pédés » ce soir-là.
Ce fait divers récent tend à prouver que l'homophobie est loin de disparaître. Deux Valenciennois ont en effet été hospitalisés, lundi, après avoir été agressés sur le parking de la mare à Goriaux, au bord de l'A23 à Raismes (près de Valenciennes). Antoine (1), 25 ans, a eu le nez cassé par « un coup de boule » (5 jours d'ITT). Son ami Djamel, 21 ans, souffre quant à lui d'une fracture au bras droit ainsi que d'une plaie à la tête et de multiples contusions (21 jours d'ITT) après avoir été frappé avec une matraque télescopique.
C'est que leurs agresseurs les attendaient de pied ferme, ce lundi soir, sur l'aire de Millonfosse au bord de l'axe Lille - Valenciennes. Que ce soit Antoine et Djamel ou d'autres, les quatre garçons semblaient bien déterminés à mener leur « chasse aux pédés » - comme l'a entendu Antoine au cours de sa confrontation avec les agresseurs -, jusqu'au bout. Pour ce faire, les quatre occupants de la Citröen C2 « tunée » s'étaient armés d'une matraque télescopique, et d'un pied de biche dont il ne sera pas fait usage mais que les policiers retrouveront, dissimulé sous un fauteuil.
Tous originaires de Valenciennes et de ses environs, ils décident vers 21 heures de se poster, à l'affût, sur l'aire de Millonfosse qu'ils savent réputée comme lieu de rencontre. Antoine et Djamel tomberont dans le piège.
Après avoir amené les deux amis à l'écart des regards, sur le parking de la mare à Goriaux, trois des quatre occupants seulement participeront à l'agression. Antoine, frappé au visage, s'est effondré tout de suite. Djamel, voulant le défendre, est alors pris à partie. Les agresseurs se déchaîneront sur lui à coups de pied, coups de poing, ainsi qu'avec la matraque télescopique.
Symboles néonazis
Les deux victimes réussiront malgré tout à s'échapper, avant de se retrouver aux urgences de l'hôpital de Valenciennes. Dès le lendemain matin, grâce au numéro d'immatriculation que Djamel avait pu relever, les enquêteurs ont procédé à l'interpellation des quatre agresseurs (deux majeurs et deux mineurs) à leur domicile. Une visite matinale qui semble avoir été riche d'enseignements pour les policiers. Des symboles et des documents comportant des inscriptions néonazies auraient été retrouvés dans les habitations.
Les deux mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant d'être présentés au juge des enfants. Les deux adultes sont quant à eux en détention provisoire dans l'attente d'être jugés en comparution immédiate, lundi, par le tribunal correctionnel de Valenciennes. •
Mis en ligne le 29/12/08
Source La Voix du Nord
GRÉGORY AUTEM
Portrait robot de l'homophe dressé par une Université
L'Université d'Amsterdam (UVA) a présenté hier un rapport sur la violence contre les homosexuels. Ce rapport, réalisé à la demande de la capitale néerlandaise, dresse un portrait robot de l'homophobe.
Selon cette étude, la majorité des agressions homophobes à Amsterdam est perpétrée par « des hommes âgés de 17 à 25 ans, peu scolarisés et de familles à problèmes. Ils redoutent que leur masculinité ne soit remise en cause, et résistent mal à la pression du groupe », a résumé hier Laurens Buijs, chercheur à l'UVA, au cours d'une conférence de presse.
Si 36% des actes de violence sont commis par des Néerlandais de souche, 36% sont le fait de jeunes d'origine marocaine, révèle l'enquête. En 2007, 201 agressions ont été enregistrées officiellement à Amsterdam. 35% sont des agressions physiques, 9% sont accompagnées d'un vol, 39% sont verbales et 19% sont des menaces. Pour autant, toutes les agressions ne sont pas enregistrées, et, en un an, « plus de 1.000 actes de violence, petits ou grands, allant de l'insulte à l'agression physique, sont commis », a admis Leo Wilde, de la police d'Amsterdam. La violence contre les homosexuels « est beaucoup plus répandue qu'on ne le pense généralement, au sein de nombreux groupes de la population d'Amsterdam », souligne l'étude.
Selon Laurens Buijs, les agresseurs se déclarent « tolérants, mais en fait ils ne le sont pas. Ils disent ne pas avoir de problèmes par rapport aux homosexuels, tant que ceux-ci ne les approchent pas et restent invisibles ». D'après l'enquête, les auteurs de violences redoutent « d'être pris pour des objets sexuels, d'être courtisés », ce qui est le motif de l'agression dans 40% des cas. Ils rejettent certaines pratiques sexuelles, une « attitude efféminée » et une manière de se comporter qu'ils attribuent aux homosexuels.
Pour contrer le phénomène, la ville d'Amsterdam table sur trois moyens : « insister sur la prévention dans les endroits où les homosexuels se rencontrent; accroître les interventions de la police et de la justice et inciter les victimes à porter plainte; et éduquer », a déclaré Freek Ossel, l'adjoint au maire chargé de l'Egalité des chances. (Source AFP).
Vanneste veut dissoudre GayLib
Rien ne va plus entre GayLib et Christian Vanneste...
GayLib, le mouvement gay associé à l'UMP, a publié aujourd'hui sur son site une lettre ouverte à Patrick Devedjian (Secrétaire général de l'UMP) en lui demandant « de condamner les propos de Gérard Longuet et de réaffirmer que les déclarations de Christian Vanneste, même si elles ne sont pas en définitive condamnées par la justice, n'entrent pas moins en contradiction avec les valeurs défendues par l'UMP et Nicolas Sarkozy. »
Lire l'intégralité de la lettre.
Aujourd'hui également, Christian Vanneste publie sur son site son « Point de vue de la semaine ». Il y déclare notamment qu'en « père de famille », il serait « choqué » que l’on enseigne à ses enfants « que l’homosexualité vaut bien l’hétérosexualité ». À propos de Gérard Longuet, il affirme que c'est « un homme courageux, qui a parfaitement eu raison d’émettre des réserves et des doutes. » Concernant GayLib, il déclare que cette association « n’a rien à faire dans l’UMP » et qu'il va « entamer une demande de dissolution de ce mouvement auprès de Patrick Devedjian. »
IMPORTANT : Un appel au rassemblement vient d'être lancé par l'association Tjenbé Rèd afin de dénoncer la relaxe de Christan Vanneste. Un premier rassemblement aura lieu aujourd'hui mercredi 19 novembre à 19 heures, face à la Cour de cassation de Paris (au 5, quai de l’Horloge, métro Cité). Un autre rassemblement se déroulera ce samedi 22 novembre 2008 à 19 heures à l'angle de la rue des Archives et Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (métro Hôtel-de-Ville). Concernant ce deuxième rassemblement, nous vous essaierons de vous donner plus d'infos dans les heures qui viennent.
Source :
Gayclic
Mis en ligne le 19/11/2008
Portrait robot de l'homophe dressé par une Université
L'Université d'Amsterdam (UVA) a présenté un rapport sur la violence contre les homosexuels. Ce rapport, réalisé à la demande de la capitale néerlandaise, dresse un portrait robot de l'homophobe.
Selon cette étude, la majorité des agressions homophobes à Amsterdam est perpétrée par « des hommes âgés de 17 à 25 ans, peu scolarisés et de familles à problèmes. Ils redoutent que leur masculinité ne soit remise en cause, et résistent mal à la pression du groupe », a résumé hier Laurens Buijs, chercheur à l'UVA, au cours d'une conférence de presse.
Si 36% des actes de violence sont commis par des Néerlandais de souche, 36% sont le fait de jeunes d'origine marocaine, révèle l'enquête. En 2007, 201 agressions ont été enregistrées officiellement à Amsterdam. 35% sont des agressions physiques, 9% sont accompagnées d'un vol, 39% sont verbales et 19% sont des menaces. Pour autant, toutes les agressions ne sont pas enregistrées, et, en un an, « plus de 1.000 actes de violence, petits ou grands, allant de l'insulte à l'agression physique, sont commis », a admis Leo Wilde, de la police d'Amsterdam. La violence contre les homosexuels « est beaucoup plus répandue qu'on ne le pense généralement, au sein de nombreux groupes de la population d'Amsterdam », souligne l'étude.
Selon Laurens Buijs, les agresseurs se déclarent « tolérants, mais en fait ils ne le sont pas. Ils disent ne pas avoir de problèmes par rapport aux homosexuels, tant que ceux-ci ne les approchent pas et restent invisibles ». D'après l'enquête, les auteurs de violences redoutent « d'être pris pour des objets sexuels, d'être courtisés », ce qui est le motif de l'agression dans 40% des cas. Ils rejettent certaines pratiques sexuelles, une « attitude efféminée » et une manière de se comporter qu'ils attribuent aux homosexuels.
Pour contrer le phénomène, la ville d'Amsterdam table sur trois moyens : « insister sur la prévention dans les endroits où les homosexuels se rencontrent; accroître les interventions de la police et de la justice et inciter les victimes à porter plainte; et éduquer », a déclaré Freek Ossel, l'adjoint au maire chargé de l'Egalité des chances. (Source AFP).
Une députée de gauche compare homosexualité et pédophilie
Paola Binetti, députée du Parti Démocrate (PD) de Walter Veltroni, membre de l'Opus Dei et figure de proue parmi les catholiques a déclaré le 31 octobre au Corriera della Serra: "Des tendances homosexuelles fortement enracinées présupposent l'existence d'un instinct qui peut se révéler incontrôlable. De là, le risque de pédophilie".
Les propos de la députée créent une véritable tension au sein du PD. Paola Concia, autre députée qui défend les droits des homossexuels a solennellemnt appelé Veltroni à "mettre à l'écart la Binetti et ses préjugés". Devant le tollé provoqué par ces déclarations, le PD a ouvert une instruction et examiner les faits. C'est la première fois qu'un parti politique italien va juger sur l'opinion de l'un de ses membres.
Walter Veltroni s'est contenté de déclarer qu'il ne pouvait exister de "délit d'opinion" au sein de son parti. Attitude lâche du leader du PD qui veut étouffer l'affaire au plus vite...
Source : Actuagay
Mis en ligne le 7/11/08
Ouganda: un ministre tient des propos homophobes
James Nsaba Buturo, ministre ougandais de l'Ethique et de l'Intégrité, s'est exprimé très violemment à l'égard des homosexuels parlant notamment de "fin de la civilisation".
Selon lui, elle a pris des proportions inquiétantes dans le pays avec la mondialisation, l'influence occidentale et l'argent et elle constituerait une menace de dépeuplement .... :
"Il y a actuellement une mondialisation de l'homosexualité et certaines personnes en Ouganda essaient d'en profiter". "C'est une tentative de mettre fin à la civilisation.
C'est vraiment grave. Qui peuplera l'Ouganda dans 20 ans si nous devenons tous homosexuels ? Nous savons que les homosexuels ne se reproduisent pas. (Ah bon ? -NDLR) " On voit que Christian Vanneste donne des leçons à l'étranger maintenant...
Le ministre veut renforcer la législation anti-gay en interdisant la défense des droits des gays et des lesbiennes.
Les organisations de défense des Droits de l'Homme reprochent souvent à l'Ouganda les discriminations dont sont victimes les homos dans le pays notamment concernant l'accès aux soins anti-VIH.
Le ministre en question s'était déjà illustrée en demandant l'interdiction des mini-jupes qui seraient responsables... d'accidents de voiture (si si...).
Bref, la situation ne va pas s'arranger pour la communauté LGBT dans le pays.
Source BBC-africa
Mis en ligne le 8/10/08
Le festival de cinéma gay de Saint-Petersbourg annulé
Le Festival du film gay et lesbien de Saint-Petersbourg a été annulé hier in extremis pour de prétendues raisons de sécurité.
Le festival, qui devait débuter hier et se poursuivre jusqu'à dimanche,n'a pas pu ouvrir ses portes après la visite d'inspecteurs du département des incendies qui ont prétendu avoir détecté des problèmes de sécurité.
Dans une interview au site GayRussia.Ru, l'organisatrice du festival, Irina Sergeeva, a précisé que les deux clubs “The Place” et “Sochi” où devaient avoir lieu les projections ont été fermés par les autorités suite à cette inspection.
Les spectateurs qui s'étaient présenté pour la première séance n'ont pu pénétrer dans la salle.
Contactées dans l'urgence, deux autres salles de cinéma, l'une d'état, l'autre privée, ont d'abord accepté d'héberger le festival avant de revenir sur leur accord, ont expliqué les organisateurs qui parlent de pressions des autorités.
De son côté, le responsable de la Gay Pride de Moscou, Nikolai Alekseev, a estimé que “les autorités russes poursuivent leur politique homophobe et leurs actions illégales et arbitraires en empêchant des évènements qui ont pourtant lieu dans des lieux clos et privés en prenant prétexte de raisons techniques".
Dès l'annonce de sa création le festival du film de Saint-Petersbourg avait suscité des oppositions.
Des artistes conservateurs russes avaient demandé l'annulation de l'évènement à l'exemple de Nikolai Burlyaev, artiste d'Etat russe qui avait qualifié les homosexuels de "pervers" et l'homosexualité de "maladie".
Toutefois, les autorités municipales de Saint-Petersbourg avait fait savoir qu'elles ne comptaient pas annuler la manifestation.
Le festival devait présenter "le meilleur du cinéma LGBT contemporain" et rassembler de nombreux visiteurs.
"Côte-à-côte" (c'est son titre) prévoyait aussi de montrer des productions indépendantes et expérimentales ainsi que des documentaires.
Source : E-llico
Mis en ligne le 3/10/2008
De la «réinformation» à la propagande, désinformation, diffamation, injure et homophobie.
E-deo.net qui se présente comme un portail de «reinformation» et condense en fait tous les écueils extrémistes catholiques ne goûte toujours pas les problématiques LGBT.
Le site s'en était déjà pris au vendeur en ligne Matelsom, «coupable» d'avoir affiché un couple gay sur une publicité pour sa literie, c'est au tour de la Marche des Fiertés de faire les frais de l'information orientée, mensongère, fausse pour servir des intérêts idéologiques avec des procédés de sinistre mémoire de ce site.
Ainsi, sous un onglet «SOS Homofolie», e-deo prétend faire un traitement de la Pride parisienne, au renfort en prétendant avoir effectué une vérification in situ, pour avancer que les chiffres de participation «n'ont rien à voir avec la réalité», fait qui, selon l'auteur, aurait été confirmé de vive voix par des policiers sur place Sic. Ce même article est repris par le site lesalonbeige, autre portail d'«information» catholique.
«Je vais être honnête, je ne pensais pas qu'il y avait aussi peu de monde. Je n'ai jamais cru aux 700 voire 800 000 manifestants soit-disant présents en 2006. Mais je pensais tout de même que 150 ou 200 000 personnes y participaient. C'est donc de très bonne humeur que je peux vous assurer qu'il n'y avait pas plus de 35 000 marginaux à ce rassemblement vers 15h00» avance l'auteur du billet. (NDLR : 500 000 personnes selon la Préfecture, et 700 000 selon l'InterLGBT)
«Ayant peur de prendre mes désirs pour des réalités, j'ai parlé à plusieurs policiers en amont du cortège : ceux-ci m'ont expliqué que les autres années, il n'y avait pas plus de 50 000 personnes et ont sourit quand je leur ai mentionné les soit-disant 700 000 manifestants de l'année dernière»
A la question de la participation, vient ensuite celle de la présentation bien sûr pour faire part des dangers : «J'ai été étonné de voir à quel point le cortège est moins jeune que celui de la marche pour la vie (Ndr : manifestation anti IVG). A part peut-être le char du Mag, une association de jeunes militants gavée d'aides par la mairie de Paris sur lequel des jeunes de 14 ans (je dirais même moins âgés mais je ne suis pas sûr.) paradaient. L'idée d'un char pour les jeunes à la gay pride d'Amsterdam avait beaucoup choqué, sachez que cela existe déjà en France».
Dans la rhétorique extrémiste il y a bien sûr de la place pour la victimisation : «La religion catholique est la seule attaquée dans le cortège : des homos fanatiques déguisés en bonnes soeurs, un travelo se trimbalant "crucifié" sur sa croix, etc. Comme vous vous en doutez, aucun symbole juif ou musulman n'est par contre tourné en dérision. Le public est composé d'un nombre élevé de marginaux, souvent très vulgaires et ridicules à la fois. Quant à l'ambiance, elle est malsaine (préservatif géant, imagerie porno, etc.). Des jeunes y sont habillés en diable, on croise des androgynes à moitié nus, etc. Et des groupes d'enfants avec adultes manifestement enthousiastes (animateurs de centres aérés?) le long d'une avenue».
«Et rassembler 30 000 marginaux quand on en attend 800 000, ça s'appelle faire un bide» conclut E-deo.
Faisons notre conclusion : délit de fausse information, délit de diffamation, délit d'injures. Bien sûr ce n'est l'avis que d'un marginal, ce serait intéressant de connaitre l'avis de la Justice en tout cas.
Pour les courageux : http://e-deo.net/archives/3016
Source Citegay
Mis en ligne le 1 juillet
Yvelines : l’agrément de SOS Homophobie devrait être annulé
“En juillet 2004, l’association SOS Homophobie pensait avoir gagné la partie. En obtenant l’agrément du rectorat de Versailles, dans les Yvelines, elle devenait la première association homosexuelle à pouvoir intervenir devant les élèves au niveau de toute une académie. Mais c’était compter sans la vigilance d’activistes catholiques locaux qui ont décidé de poursuivre en justice le rectorat pour «préjudice moral». Le tribunal administratif, qui a été saisi par la confédération des associations familiales catholiques des Yvelines et par deux parents d’élèves, a examiné leur recours le 27 mai et doit se prononcer dans les tout prochains jours. Selon toutes probabilités, il devrait décider d’annuler l’agrément. Par définition, il ne se prononce par sur le fond mais sur la forme. Or le rectorat a fait l’erreur de ne pas publier l’agrément comme il aurait dû. «Sans attendre, nous allons enclencher une nouvelle procédure d’agrément et cette fois nous veillerons à sa publication», assure l’entourage du recteur.”
Félicitation au blog Veille éducation, cité par Libération pour sa dénonciation de l’association SOS Homophobie : «une association homosexuelle extrémiste qui, sous couvert de sensibiliser à la lutte contre l’homophobie à l’école, promeut et banalise le comportement homosexuel auprès des jeunes de l’académie de Versailles.»
Tout est dit.
Manifestement, le recteur a l’intention de persister. Tout chrétien ou individu de bon sens devra tenter d’empêcher le passage dans les classes d’une association malsaine comme SOS Homophobie. Quitte à porter plainte contre le directeur de l’établissement et contre le(s) professeur(s) responsables d’une telle entreprise de perversion de la jeunesse ou à empêcher la tenue du “cours”. Plaintes et initiatives que nous nous ferons un plaisir de relayer.
Source Libération
En ligne le 27/06/08
Gaypride Biarritz: les étudiants nationalistes soutenus par la population, chassés par la police!
Il n’y a rien de plus embêtant pour le système que de souffrir d’une véritable contestation… Il lui faut dès lors l’empêcher de se propager au sein de la population et d’y trouver des relais. Tous les moyens sont bons, soutenus parfois par des arguments ridicules et des menaces à l’encontre des dissidents. Le compte rendu de la campagne organisée par le RED contre la
gaypride à Biarritz en témoigne largement:
Le Rassemblement Etudiant de Droite avait organisé le 21 juin une campagne contre la Gay Pride à Biarritz, considérant en effet que les homosexuels ne sauraient réclamer l’égalité totale avec les couples hétérosexuels et revendiquer avec une virulence incroyable leur spécificité. Leur conduite marginale tout comme leur communautarisme exacerbé justifient à eux seuls qu’on leur refuse un statut qui reviendrait à nier la spécificité et l’irréductibilité des différences entre les hommes et les femmes. Les étudiants nationalistes n’acceptent pas de laisser enrôler la jeunesse derrière le drapeau arc-en-ciel et ont tenu à faire entendre une voix discordante.
C’est ainsi que par un bel après-midi d’été, une dizaine de militants du RED se sont rendus sur le parcours prévu pour la marche scandaleuse et ont diffusé auprès de la population un tract lui expliquant le refus de l’homocratie. Dès le départ les habitants de Biarritz ont apporté leur soutient aux militants, leur affirmant même qu’un “tel cirque ( la gaypride) de la part des “homos” était scandaleux“.
Heureux de voir que les promeneurs et usagers des plages les soutenaient, les militants ont du malheureusement, au bout de trois heures de présence, arrêter leur action: un “capitaine de police municipale” est en effet venu à leur rencontre et les a menacé de les emmener au poste…pour avoir soit disant organisé une contre manifestation!!! Ce brave capitaine aux ordres de la pensée unique, gay et triste, ne se rendait pas compte du ridicule de ses propos: en effet, comment un groupe de trois militants éloignés des autres groupes de 3, et distant chacun d’une dizaine de mètres, restant silencieux, et ne se contentant que de diffuser un tract des plus intègres pouvait-il constituer une contre manifestation? C’est ce que lui signala le responsable du RED. Mais alors le sbire des organisateurs de la gaypride a argué l’existence d’un arrêté municipale interdisant les tractages non autorisés par la municipalité! Le même responsable lui demanda comment celà se faisait que nulle indication dans les rues de la ville ne le signalait…et notre “capitaine” de rétorquer que nul part on faisait celà…ce qui fît rire de plus belle les deux militants qui s’étaient rapprochés, habitués aux rues de Bayonne et des alentours, parsemées de ces fameux arrêtés!
Mais craignant des ennuis judiciaires inutiles pour un simple tractage, le responsable ordonna de le cesser. Puis il se dit qu’en cette fête de la musique un peu de chanson s’imposait, il commença à siffloter…ce qui mit le représentant des forces de l’ordre totalitaire dans un état de rage!
Il se mit à oser dire que les militants présents étaient contre la liberté d’expression, que chacun devait pouvoir faire étalage de ses idées librement! Alors le responsable ne put s’empêcher de lui rire au nez, devant l’incohérence des propos tenus, et, après avoir exprimé sa pensée en une phrase laconique, il tourna les talons.
A Biarritz, la police municipale se retrouve donc dans le rôle du NKVD, instrument de la pensée unique. Mais loin de démotiver les étudiants soucieux de défendre les intérêts fondamentaux de la société, à savoir la famille, ces tristes propos les rendirent encore plus déterminés.
Plus gais que jamais, pour un combat des plus glorieux, les militants du RED ne fléchiront pas! Quand aux collabos, aux tièdes, les militants se souviennent du chants des “Lansquenets”: “Un jour viendra où les traîtres paieront”
Mis en ligne le 23/06/08
Rafle et violences homophobes par la Bac à Cap d’Agde.
Christophe et Jean Philippe, couple homosexuel de garçons gentils et sans histoires, appréciés de toute la région de Beziers Agde qui ont racheté et aménagé une péniche sur le canal du midi pour en faire des chambres d’hôtes et ont même eu les "honneurs de la télévision à plusieurs reprises, ont été victimes d’une attaque hooliganesque par des policiers de la BAC la semaine dernière parce qu’ils étaient homosexuels.
Ils sont allés prendre un verre dans le quartier naturiste du Cap d’agde où ils sont connus de tous les commerçants.
Vers une heure du matin ils sont retournés à leur voiture qui était stationnée sur le parking proche, à l’interieur du quartier naturiste dont l’accès est controlé, il faut le rappeler.
Alors qu’ils étaient rentrés dans leur voiture, se demandant s’ils allaient resortir en discothèque, ils se sont embrassés et ont entendu en même temps que la voiture était soudain entourée d’une bande menaçante le terme : "des tarlouzes!" ils se sont aussitôt enfermés ; la voiture a été secouée, trés effrayés de cette attaque homophobe, ils pensaient appler la police avec leur portable quand ils ont constaté avec stupéfaction que certains hooligans portaient des brassards et qu’il s’agissait probablement de policiers, ce qui n’avait à aucun moment été annoncé. Ils ont alors ouvert spontanément les portes et ont aussitôt été arrachés avec des coups hors de le voiture, jetés à terre, insultés, écrasés et menottés dans le dos bien qu’ils aient supplié d’arrêter et demandé cer qu’ils avaient fait. Or, il n’avaient justement rien fait à part s’embrasser ce qui a révélé leur homosexualité… L’attaque était donc bien une agression en vue du passage à tabac de pédés.
Ils ont été trainé avec des coups en dehors du quartier naturiste, leur voiture étant laissée par les policiers avec les portières grandes ouvertes et le portefeuille et tous les papiers de Jean Philippe restant en évidence, preuve qu’il ne s’agissait nullement d’un contrôle d’identité! naturellement la voiture sera cambriolée dans la nuit et le portefeuille avec toutes leurs affaires volés. Christophe et Jean Philippe ont été emmenés au commissariat et placés en garde à vue toute la nuit avec force coups humiliations et insultes, grelotant de froid, totalement traumatisés; au matin l’Avocate de permanence pour les gardes à vue, de passage n’en a pas cru ses yeux et a obtenu qu’ils soient mieux traités. Ils ont été relâchés mais pour couvir leurs actes et cette nuit de sévices, les policiers ont établi un PV pour rebellion envers agents de la force publique…le monde à l’envers, et leur ont donné une convocation devant le tribunal correctionnel. Christophe et Jean Philippe ont fait constater aux urgences les violences qu’ils avaient subi et ont déposé plainte; ils restent à l’heure actuelle en état de choc avec un suivi psychologique.
Les homosexuels sont hélas habitués aux violences homophobes de bandes de voyou ou à la petite homophobie de tous les jours qui restent inadmissibles bien que cela ne choque pas grand monde même quand cela va jusqu’au meurtre, mais là, le comble du comble c’est que ceux auprès desquels ils sont sensés se réfugier et qui sont chargés de faire respecter la Loi et de les défendre les ont attaqués comme de vulgaires voyou pour les punir d’être des tarlouses (sic). C’est donc une rafle pour ce qu’ils sont, comme pendant la guerre s’ils avaient été juifs ou homosexuels, dont ils ont été victimes. Les auteurs doivent être condamnés et radiés de la police.
Il faut une mobilisation nationale pour cela et que la Gay Pride du 28 juin serve de caisse de résonance pour qu’enfin on puisse se dire que "plus jamais ça"!
Mise en ligne le 19/06/08
Un lycée fait l'objet d'une enquête judiciaire pour des faits d'homophobies
Dans l'Aisne, un établissement scolaire fait l'objet d'une enquête judiciaire depuis un an et demi pour des faits d'homophobies et d'autres faits.
Depuis le 25 octobre 2006, le Commissariat de Police Nationale de Saint-Quentin dans l'Aisne enquête sur des faits inquiétants qui se seraient déroulés dans un lycée de la ville. Élève à l'époque dans ce lycée en tant qu'interne, il aurait subi des actes d'homophobies de la part d'un Surveillant d'internat, mais aussi de certains camarades d'internat. Victime aussi harcèlement sexuel et moral en milieu scolaire, de Menaces nazies et de mort, il a déposé plainte sept fois à l'encontre de différents membres de ce lycée, et contre certains élèves.
Une affaire Unique en France a été revélée par l'Union (Champagne Adernnes Picardie) le 15 mai 2008 dans les pages régions ainsi que par Aisne Tv. L'Union et Aisne Tv révélent que le Lycée Henri-Martin de Saint-Quentin dans l'Aisne fait l'objet d'une enquête unique en France. En effet Nicolas C... a déposé plainte pour la première fois le 25 octobre 2006, après son exclusion d'internat car il est homosexuel et qu'il rencontre de graves problèmes. Nicolas C... a vécu un vrai calvaire dans ce lycée pendant deux ans et deux mois. En passant par des brimades, des insultes, des crachas, des coups, un harcèlement sexuel, bref Nicolas C... a tout vécu dans ce lycée car en seconde il ose dire qu'il est homosexuel.
Ils voulaient lui faire boire de l'urine et du sperme
Nicolas C... a osé dénoncé premièrement ce qu'il vivait dans cet internat, le 18 octobre 2006, Nicolas C... est reçu par différents membres du Lycée Henri-Martin de Saint-Quentin, et a été exclu. Nicolas refusant d'être exclu a tout simplement été invité à monter dans un camion de Pompiers... hospitalisé pendant six jours, et ceci pour des raisons encore floues. L'enquête débuta le 25 octobre 2006 par la Brigade des Mineurs de saint-Quentin mais sans grand succès. En effet l'affaire est classée le 31 août 2007 par le Parquet de Saint-Quentin, sans même entendre les témoins qui souhaitaient témoigner. L'affaire est donc classée mais elle ressurgit le 8 mars 2008, en provoquant un immense scandale dans la région Saint-Quentinoise.
Trois vidéos de bizutages découvertes sur le site You Tube relancent l'affaire...
En effet, le 8 mars 2008, Nicolas C... se rend auprès des fonctionnaires de Police de Saint-Quentin, pour annoncer sa découverte sur le site américain "You Tube", il vient dénoncer trois vidéos intitulées "bizutage internat Henri Martin", sur les vidéos Nicolas n'y est pas, mais souhaite faire appuyer ces accusations avec ces vidéos, où il apparait un surveillant; plus particulièrement le surveillant que Nicolas accuse. L'affaire est aussitôt relancée, et éclate. Nicolas reçoit alors le soutien de la FCPE de l'Aisne.
Ministère de l'Education et Rectorat d'Amiens saisissent l'affaire
Le 7 avril 2008, le Chef de Cabinet de Xavie Darcos, Mr Teiller informe Nicolas C... que le Ministère demande au Rectorat d'Amiens de le recevoir. Chose établie, Nicolas C... a été reçu le 13 mai 2008 dans les locaux du Rectorat d'Amiens par différents membres, et accompagné d'un membre de la FCPE. Enormement de questions ont été abordées et sont restées sans réponse, mais le Rectorat d'Amiens a promis à Nicolas C... de lui venir en aide pour sa rescolarisation en septembre 2008 dans sa section Littéraire Européenne. Car Nicolas C.. est en arrêt depuis novembre 2007, alors lycéen au Lycée Pierre de la Ramée, il a préferé stopper ses études un certain temps en raison des crachas qu'il recevait quotidiennement, ainsi que des menaces nazies à son encontre; mais aussi pour des problèmes de santé.
Nicolas C... attend aujourd'hui la réponse de Monsieur le Recteur d'Académie Chancelier des Universités en France de lui donner une réponse favorable pour sa rescolarisation pour la rentrée en septembre 2008. En ce qui concerne l'enquête judiciaire, celle-ci s'annonce très difficile, étant donné que certaines versions changent, dont celle de Daniel Foucaut dans l'Union. D'après Nicolas C..., ce qui est "dit" dans l'Union est diffamatoire et il a déposé plainte auprès du Procureur de la République, ce qui fait la septième. Le Rectorat d'Amiens attend désormais des témoignages par écrits de certaines personnes qui ont été contactées.
Affaire à suivre...
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Témoignage de Nicolas:
«J’emploie un verbe fort, «avouer», car aux yeux de mes camarades de classe, j’avais commis un acte répréhensible. Je pensais qu’aujourd’hui, être homo ne faisait pas de différence. Apparemment, je me suis trompé. À partir du moment où j’ai confirmé la rumeur, les élèves homophobes ont commencé à se manifester» se souvient Nicolas C.
Dès lors, il affirme avoir été pris pour cible régulièrement, au seul motif de ses orientations sexuelles.
Brimades, crachats, insultes, humiliations, une escalade de violence que subit
Le lycéen, alors en seconde au lycée Henri-Martin de Saint-Quentin, sans rien dire.
«Je pensais qu’ils allaient se calmer mais pas du tout. L’année suivante, j’ai été harcelé sexuellement, les obscénités étaient quotidiennes, je commençais à péter les plombs». Une situation d’autant plus délicate que le jeune homme est interne. Il assure d’ailleurs que c’est dans le dortoir qu’il en a le plus baver.
«On a uriné sur mon matelas, mis des caleçons sales dans ma chambre. J’ai même retrouvé une bouteille remplie de sperme et d’urine. Dans la journée, j’étais entouré de mes amis mais le soir, j’étais isolé, il n’y avait plus personne pour prendre ma défense».
Au bout d’un an et demi, Nicolas dénonce les faits, dans l’espoir d’obtenir de l’aide. «Malheureusement, les choses sont allées en s’empirant car la direction de l’établissement n’a pas tenu compte du fait que j’étais en danger. Les témoins de mes agressions n’ont même pas été entendus».
En octobre 2006, l’équipe pédagogique se réunit pour évoquer son cas. Le lycéen dit avoir été exclu «pour sa sécurité», une décision qu’il fustige, estimant «qu’il était plus facile de me virer que de s’en prendre aux coupables». N’habitant pas Saint-Quentin, il doit se lever à 5h15 pour prendre le bus et ne rentre chez lui que vers 19h30. Difficile alors de suivre une scolarité normale. Le 25 octobre, le jour des vacances scolaires, il porte plainte pour harcèlement en milieu scolaire, homophobie et exclusion abusive.
En janvier, celui qui est aujourd’hui âgé de 19 ans intègre un lycée amiénois et son internat. Tout se passe pour le mieux. Pourtant, à la rentrée 2007, il revient à Saint-Quentin. Inscrit à La Ramée, il n’y reste que quelques mois «car certains de mes agresseurs avaient quitté Henri-Martin pour arriver ici» se souvient Nicolas qui estime alors que le plus simple pour lui serait de suivre des cours par correspondance.
Il s’inscrit, progresse, mais est contraint d’arrêter. «Le centre d’examen est le lycée Henri-Martin. Or, le proviseur m’en interdit l’accès. Cela ne servait à rien que je continue si je ne pouvais pas passer le bac».
Pas question cependant de laisser passer les agressions. Ses différentes plaintes sont entre les mains de la justice. Mardi, il a été reçu au rectorat pour trouver une solution quant à sa scolarité.
«J’en ressors à la fois déçu et content. Déçu à cause de questions qui sont restées sans réponses, par exemple pourquoi les responsables n’ont pas été sanctionnés. On m’a juste dit que l’Éducation nationale ne pouvait pas interférer avec la justice. Par contre, j’ai eu une bonne nouvelle: je serai rescolarisé en septembre, à Amiens. J’ai l’impression d’avoir été écouté».
Lui qui voulait entamer une carrière de conseiller principal d’éducation a désormais fait une croix sur son projet et cherche une nouvelle voie.
La position du proviseur :
«Nous l’avons aidé tant que nous avons pu»
Mis en cause, ainsi que son équipe pédagogique, par Nicolas C... qui affirme que le lycée Henri-Martin n’a rien fait pour lui venir en aide, le proviseur Daniel F... tient à remettre les choses en place: «Nous étions au courant de ce qui se passait et nous avons tout fait pour l’aider.
Quand je dis «nous», c’est le conseiller principal d’éducation, l’infirmière, l’assistante sociale, le médecin de santé scolaire ou encore mon adjointe de l’époque, qui ont passé des heures à l’écouter pour essayer de comprendre comment on en était arrivé là. Tout ce qu’ils ont récolté, c’est un dépôt de plainte».
Le proviseur ne souhaite pas rouvrir un dossier qui est maintenant sur le bureau du procureur de la république mais refuse de voir son établissement taxé de laxisme, surtout sur un sujet aussi sensible que l’homophobie. D’ailleurs, il ne dit pas que les faits dénoncés par le jeune homme n’ont pas eu lieu. «Indéniablement, quelques camarades ont dû être durs avec lui mais il a aussi été très provocateur envers certains d’entre eux. Comme tous potaches, ils se sont fait des crasses. Cependant, l’homophobie est un sujet grave et des sanctions ont été prises envers certains élèves».
Daniel F... assure d’autre part que Nicolas n’a pas été exclu de l’internat: il aurait en sa possession une lettre signée par le lycéen, son père et sa belle-mère, indiquant qu’il souhaite quitter l’internat de son propre chef. Par contre, le chef d’établissement confirme qu’il a interdit l’accès du lycée à ce jeune, «pour la simple et bonne raison qu’il n’y est plus scolarisé. On n’entre pas à Henri-Martin comme dans un moulin. Mais il est évident que le jour où il se présentera pour passer le bac en candidat libre, on ne lui fera aucune difficulté».
Source de l'article : L'union Champagne Ardennes Picardie
En ligne le 07/06/08