• Santé
Gayvox.fr
Mieux-vivre sa maladie - Santé
Santé & Mieux vivre sa maladie

Prévention VIH : quelles sont les campagnes les plus efficaces ?


 

Lorsque l'on parle du VIH, on  touche à plusieurs tabous : la sexualité, les relations entre hommes, les prises de risque et depuis l'apparition du VIH, l'injonction sociale de se protéger !

Dans la "chambre à coucher" (et autres lieux d'activité sexuelle", c'est parfois différent, puisque les contaminations continuent…

 

Parler du sida, c’est aussi traiter d’une IST mortelle et incurable. Ainsi chercher à faire de la prévention, au sujet du VIH est aussi délicat que nécessaire.

Alors oser en rire ou faire peur, sans stigmatiser les séropositifs et laisser chacun libre de vivre sa sexualité, faire de la prévention globale, ciblée ou combinée : Effrayer pour avertir ou divertir pour inciter? Quelle communication est la plus efficace?

 

 

Les campagnes pédagogiques

Les tutoriaux de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation à la santé)

Pour évaluer les campagnes de prévention, des études de réception, des pré-tests et des post-tests sont réalisés [PDF]. Mais il est très difficile de rendre compte de leur influence réelle sur le comportement de la population générale.

Pour David Heard de l’INPES, «la pub n’est pas une science exacte. C’est très difficile de dire ce qui marche et ce qui ne marche pas». Un ton trop positif ou anodin peut ne pas avoir d’impact suffisant.

 

Les campagnes institutionnelles

En 10 ans, la communication de la ville de Paris a bien évolué, oscillant de la peur à l'humour.

Voir le diaporama ici : http://www.v2asp.paris.fr/commun/sida/index.html

 

La communication humoristique

… Le Zizi graffii d’AIDES...

http://www.dailymotion.com/video/xcg0ag_prevention-zizi-graffiti-www-aides_webcam

 

 

Les campagnes trash

… comme celle d’une association allemande qui présentait le virus sous les traits d’Hitler:

http://www.dailymotion.com/video/xafimh_hitler-dans-un-clip-choc-contre-le_news

Efficace en termes d’impact, cette dernière a créé la polémique et a été accusée de stigmatiser les séropositifs.

Pour David Heard, chef du département des campagnes à l’INPES : «Si l’on va trop loin, le public peut ne pas se sentir pas concerné. Comme une personne qui roulent à 200km/h et pense que les accidents viennent de ceux qui conduisent mal.»

Mais «Rien ne prouve qu’en faisant peur, on pousse à se protéger, ni qu’en faisant de la communication plus positive, on risque le rebond», explique Christian Andreo, directeur de la communication au sein de l’association AIDES.

 

Les messages idéalistes

 

Fin juillet, lors de la 19e conférence internationale sur le sida à Washington, on avait parlé d'une possible fin de l'épidémie et la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton s’était prise à espérer «une génération sans Sida». Un peu trop idéaliste pour une maladie qui tue des millions de personnes chaque année. On a pu craindre ainsi qu’un trop plein d’optimisme ait des effets pervers en termes de prévention individuelle et donne lieu à un relâchement de la vigilance de chacun.


Pour David Heard, le message positif sur la fin du sida délivré fin juillet à Washington a été utile : «Cela permet de montrer un but atteignable et de communiquer sur les moyens. Même si cela n’élude pas les difficultés et les morts, on ne peut pas avoir la même communication que dans les années 1980-90.»

 

VOIR NOTRE  VIDEO DEBAT   : Mieux vivre sa sexualité : Constats sur la prévention en France

 

Mis en ligne le 19 aout  2013

J.Patinier pour Gayvox.fr

Informations
Pour utiliser nos services, tu dois être membre de Gayvox et identifié.
Je suis déjà membre Mot de passe oublié ?
Pas encore membre
Je souhaite m'inscrire maintenant :

Rencontres express

Je cherche
Qui cherche
Résidant en


Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus OK