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Vivre son VIH au féminin : Que sait-on des effets indésirables ?


 

Conçue dans l’idée d’objectiver les effets indésirables spécifiques ou non liés au VIH et/ou son traitement pour les femmes séropositives, l’enquête EVE apporte des premiers résultats. Mais encore rien sur la spécificité. Décryptage. 


« L’épidémie de l’infection VIH en Europe et en France a été d’abord masculine. Les soignants n’ont donc pas pris en compte pendant longtemps la spécificité de l’infection et de son impact pour les femmes » confiait à Seronet en septembre 2013 l’infectiologue Anne Simon. C’est donc dans l’idée d’objectiver  les effets secondaires de la maladie ou des traitements, et leur spécificité ou non qu’est née l’enquête EVE. Et les premiers résultats sont significatifs. 


Ainsi, il ressort que les effets indésirables sont nombreux puisque 50% des 315 participantes ont ressenti plus de 13 effets (sur 23 recensés) dans les 12 derniers mois. « Ces effets indésirables ont un impact fort sur leur vie quotidienne puisque 50% des femmes ont ressenti plus de neuf événements les dérangeant » poursuit Marguerite Guiguet, épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). 

A ce titre, la fatigue est l’événement indésirable le plus fréquemment ressenti (90% des interrogées). Suivi des moments de morosité et de déprime (70% des répondantes), des douleurs musculaires et des ballonnements (70%), des problèmes sexuels (60%) ou encore des diarrhées (50%). Mais pour autant, ces premiers résultats ne permettent pas pour l’instant de mettre en évidence la spécificité de ces effets secondaires explique Guillemette Quatremère, chargée d’études économiques et sociales chez Aides. Ils ont moins le mérite d’objectiver une récurrence et un ressenti qui impacte la qualité de vie. 

 

L’ « auto-sélection », un des biais de l’enquête

 

L’enquête EVE présente tout de même un biais puisque « c’est surtout des femmes qui vivent des effets indésirables qui ont répondu » analyse Guillemette Quatremère. Un phénomène d’auto-sélection des répondantes auxquels les chercheurs ont essayé de remédier en recoupant avec l’étude nationale VESPA2 sur les personnes séropositives suivies en service hospitalier. 

« Une hypothèse est que le questionnaire ait pu paraitre long (23 effets indésirables étaient listés avec pour chacun d'eux des éléments de fréquence et d'intensité du ressenti ainsi que des questions sur l'impact de cet effet dans la vie quotidienne et sur l'abord de cet effet avec le médecin) aux femmes ne ressentant pas ou peu d'effets indésirables  amenant à un abandon en cours de route que nous n'avons pas pu tracé » conclut Marguerite Guiguet. Reste à connaître les résultats définitifs !

 

Propos recueillis par F. Bardou pour Gayvox.fr


A lire aussi :

L'enquête EVE

L'interview du docteur d'Anne Simon

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