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L'autotest, et vous ?


 

L’autotest de dépistage VIH est disponible en pharmacie depuis le 15 septembre 2015. L’arrivée de ce nouvel outil a fait beaucoup de bruit. 6 mois après, on mesure l’impact qu’il a eu sur tous les publics.


La communication autour de l’autotest n’a pas été parfaite. L’autotest a été mis en vente en pharmacie avec peu d’informations sur son utilité et son utilisation. En clair, le test est arrivé avec un peu d’avance en France. Pour pallier le manque d’informations, le professeur Olivier Epaulard du service des maladies infectieuses du CHU de Grenoble a mené une enquête sur l’arrivée des autotests et leur impact sur le public. « C’était intéressant de savoir si les gens allaient se sentir concernés par ce nouvel outil ». Le but étant de mesurer la perception du public sur les autotests. 


 

Une enquête de 30 questions. Un questionnaire a été diffusé en mi novembre, et disponible jusqu'à mi janvier. 30 questions parmi lesquelles, « Comment avez-vous su que les autotests étaient disponibles en pharmacies ? ». Ou encore « Pensez-vous que les autotests pour le VIH soit un bon outil pour le dépistage ? ». Le test comporte également des questions plus généralistes sur le VIH et le dépistage. Ce questionnaire a été transmis aux sites internet concernés comme AIDES ou Sida Infos Services et aux sites de rencontres homosexuelles, soit à une population filtrée.


Les résultats. Environ 1300 personnes ont répondu à ce questionnaire. C’est deux fois plus que ce que le professeur Olivier Epaulard attendait. « Nous sommes très contents du succès de l’enquête. On ne s’attendait pas à autant de participants ». Sur ces 1300 personnes, les deux tiers sont des hommes dont 20% d’hétérosexuels. On apprend que 57% connaissaient l’autotest avant son arrivée et que 2/3 de cette population considèrent que l’autotest est un bon outil, y compris pour eux-mêmes, ce qui signifie qu’ils sont prêts à l’utiliser. Effectivement, entre mi novembre et mi janvier, 10% ont déjà eu recours à l’autotest. 



L’inquiétude. Certains résultats sont inquiétants mais pas pour l’autotest, car seulement 5% estiment que ce n’est pas un bon outil. En menant cette étude, Le professeur Epaulard a découvert que 57% des répondants ont eu des rapports sexuels non protégés, et ¼ avec leur partenaire habituel. Seulement 43% se protègent lors de rapports extra conjugaux. « Sur ces gens là, il est difficile de connaître le nombre de personnes qui s’orientent ensuite vers un dépistage du virus du VIH. »

 

22 avril 2016 - Magathe pour Gayvox

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