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Christophe Madrolle, Chanson et pansexualité

"Chanson et pansexualité"

 

Être un artiste engagé pour la communauté LGBT est loin d’être toujours une partie de plaisir.

 

Je l’ai découvert à mes dépends lorsque j’ai (malgré moi) popularisé le terme de pansexualité dans un témoignage de Rue 89 – Le Nouvel Obs le 14 février 2012 

 

 

Permettez-moi tout d’abord de revenir sur une définition simple de la pansexualité et d’éclaircir certains points que je n’ai pas suffisamment abordés à l’époque et qui me permettront de répondre à certains commentaires indélicats et peut-être même, aussi, de mettre fin à certaines idées reçues.

 

Être pansexuel, c’est aimer une personne sans prendre en considération son genre. C’est se laisser l’opportunité d’être attiré par un homme, une femme ou une personne transgenre.

 

 

Pour calmer les fantasmes, je ne suis ni pédophile, ni nécrophile, ni zoophile et tous mes partenaires ont été consentants. D’ailleurs, le consentement et encore plus la réciprocité du consentement sont des notions profondément ancrées dans la pansexualité. À tout hasard, si l’on s’interroge sur mon état de santé mentale, je vais bien merci. "Ceux qui accusent les pansexuels de ne pas être « regardant sur le contenu de l’assiette » se trompent fortement. Bien au contraire, j’aime les mets délicats et je me considère comme quelqu’un de plutôt difficile.

Comme la plupart des gens sur Gayvox, j’ai des critères de sélection : la taille, la corpulence… Mais je me fie essentiellement au feeling. J’ai toujours trouvé ce site plus intéressant que les autres sites de rencontres car, mis à part le coté historique pour la communauté LGBT, il permet à tout le monde de s’y retrouver. Je pourrais presque dire que c’est un site pansexuel.

« Où est le chat ? » Un des titres de mon dernier album LE POINT G est consacré à ces applications. D’ailleurs Gayvox nous avait inspiré. Pour les besoins du tournage nous avions été obligé de créer graphiquement un faux site, avec une fausse application. Cela devait être réussi car à la suite de ça plusieurs personnes voulaient s’y connecter. D’autres m’ont demandé si j’aimais les paons et les arbres. Allez comprendre ! 

 

 

 

Il y a quelques années, j’avais voulu conclure mon témoignage sur une note amusante en supposant que si tout le monde était pansexuel, il y aurait moins de conflits. J’ai vite compris que j’avais mis le doigt sur un sujet sensible (sans mauvais jeu de mot) Mais je persiste, et pardonnez-moi si je choque, si tout le monde était pansexuel, si tout le monde pouvait ne serait-ce qu’envisager et se laisser la liberté de tomber un jour amoureux d’une personne sans faire attention à son genre, et bien l’homophobie, l’hétérophobie, la transphobie et la biphobie n’existeraient plus. Bien sûre, c’est une utopie, je sais que la réalité est toute autre.

Mais l’idée est là. 

 

Je ne suis pas en train de dire qu’il faut que tout le monde couche avec tout le monde, ni qu’être homo ou hétéro est une mauvaise chose, bien au contraire si ces sexualités sont choisies. Mais ne nous arrêtons pas à ça. On peut se définir comme pansexuel et n’avoir eu dans sa vie que des rapports hétérosexuels. On peut se définir comme pansexuel et n’avoir eu dans sa vie que des rapports homosexuels. Et finalement, on peut se définir pansexuel et n’avoir eu dans sa vie qu’une seule relation. Car oui, les pansexuels peuvent aussi être fidèles en couple.

 

 

La pansexualité n’est pas une nouvelle « étiquette » comme je l’entends souvent et ceux qui se demandent si nous faisons parti de la communauté LGBT n’en ont pas encore compris la définition. Nous n’avons pas besoin d’un drapeau pour nous différencier, mais pour nous unir. Nous représentons toutes les sexualités légales et consentantes.

Je ne me considère pas comme « à part » mais comme visionnaire car nous entrons là dans une révolution sociétale. Certains d’entres vous, en lisant cet article voudront m’assassiner, me censurer mais cela ni changera rien. Car oui, nous sommes de plus en plus nombreux, oui nous sommes en train de faire émerger un courant de grande liberté sexuelle dans lequel nous nous donnons la possibilité d’aimer n’importe quel humain quelques soit son genre. Demain, cette liberté naissante sera remise en cause par des mouvements radicaux et réactionnaires, j’en suis bien conscient mais c’est cette liberté que nous défendrons.

 

 

Je finirais ce message en confiant que depuis 2012, certainement suite aux nombreux soutiens et témoignages que j’ai reçus, je me suis impliqué dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits LGBT. Je n’étais pas militant mais je le suis devenu.

Aujourd’hui, je soutiens la communauté transsexuelle, j’ai choisi de réaliser un clip avec Tonya Loren, chanteuse du groupe Sister Queen (Let Me Be A Drag Queen), l’association Le Refuge qui vient en aide à des jeunes qui sont jetés à la rue à cause de leur sexualité. le-refuge.org

 

 

 

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lire 1 commentaire
R... le 17/11/2015
Titre : Amour et pansexualité
Commentaire :
Ce mec m'a beaucoup aidé à une période où je me cherchais. Il a un coeur en or !
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