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Philippe Saurel boude toujours la Gay Pride de Montpellier


 

Ils étaient tous présents à Montpellier ce samedi 8 juillet où se déroulait la nouvelle édition de la Gay pride, la 24ème selon le président Montpellier Fierté Pride, Vincent Boileau-Autin, président de l’association depuis plus de 10 ans. Tous sauf le maire de Montpellier, Philippe Saurel.

 

La région Occitanie partenaire officiel de la Gay Pride à Montpellier

 

Pour l’occasion, la présidente PS de la Région Carole Delga, en partenariat avec la SNCF avait mis en place des billets TER spécial Gay Pride. En pleine période des soldes, le billet aller-retour spécial Gay Pride du TER coûtait seulement 5 euros au départ des gares de la région jusqu’à dimanche, un beau cadeau que pourront apprécier les contribuables de la région.

 

C’est au jardin du Peyrou que l’on pouvait découvrir le « forum des associations » avant le départ de la marche vers 17 h  – une enfilade de 15 camionnettes à plateau, les fameux «chars» décorés par des associations présentes à la Marche des Fiertés : l’association montpelliéraine Le Refuge par exemple, des boîtes de nuit gays de la métropole ou encore le syndicat CFDT qui distribuait des drapeaux arc-en-ciel. Pour la première fois, la Région y avait son char où l’on y distribuait des tournesols – thème du char et des casquettes au logo de la région. On y croisait aussi des militants de la France Insoumise ou encore d’Amnesty International. Un stand distribuait différents fascicules d’information sur les pratiques homosexuelles, les drogues, les MST…

 

Cette discothèque ambulante traversa le principal axe commerçant de Montpellier jusqu’ à la place de la Comédie avec à sa tête et côte à côte derrière la banderole, des élus locaux : la nouvelle députée LFI de la 2ème circonscription de l’Hérault, Muriel Ressiguier, Marie-Thérèse Mercier, conseillère régionale PS et ancienne responsable du MEDEF, ou encore Michael Delafosse, conseiller départemental PS ou encore Annie Yague, déléguée aux affaires sociales de Montpellier et vice-présidente de l’agglomération de Montpellier qui a lancé la marche. Après un bref discours élogieux sur le président de la Gay pride, l’ancienne maire de Montpellier Hélène Mandroux, première maire à avoir marié à grand frais le couple Boileau-Autin, s’est rapidement échappée peu après le départ de la marche.


 

Mais le grand absent de cette Gay Pride, c’est le maire de Montpellier, Philippe Saurel, qui s’est fait représenter par plusieurs élus municipaux. Il faut dire que les relations entre Philippe Saurel et les associations LGBT n’ont pas toujours été au beau fixe. Lors de l’édition 2016 déjà, l’absence du maire avait été remarquée et critiquée.

 

Une fin de règne pour Vincent Autin

 

Vincent Boileau-Autin, premier marié homosexuel en France a été candidat divers gauche aux législatives de la 1re circonscription des français de l’étranger (Amérique du Nord) où il réside depuis cette année avec son mari Bruno.

 

Le candidat non-investi par LREM et aux 145 votants (0,39 % des exprimés) quitte la présidence de l’association le 1er août. Il sera remplacé par Stéphane LOSSILLA de l’association LGBT 66 qui devra relever les comptes de l’association, déficitaire depuis l’annulation de la Marche en juillet 2016 suite à l’attentat de Nice.

 

La marche 2017 renouait plus que jamais avec les us et coutumes des milieux gays et lesbiens aux accoutrements qui peuvent choquer et aux revendications militantes des droits LGBT.


 

Alors que la Gay Pride parisienne exigeait ouvertement en juin « la PMA* sans condition, ni restriction », la Gay Pride de Montpellier avait pour slogan « Rien ne nous arrêtera ». Vincent Boileau-Autin cita les 19 % d’augmentation d’agressions homophobes sur Montpellier en 2016.

 

A cet effet, l’affiche 2017 de l’événement présentait Wilfrid, un homme tuméfié en avril 2013 et dont les agresseurs homophobes Taiek K. et Abdelmalik M. ont été jugés en 2014. On pouvait aussi y lire le nom de La Manif Pour Tous après une liste de noms comme cruauté, agressions, homophobie, etc. Le mouvement anti-mariage homosexuel régulièrement présent sur la ville au travers de différentes actions militantes pacifiques et visibles a dû apprécier cette citation.


 

Les militants finirent leur marche sur la place de la Comédie où était dressé un podium monté par les services de la ville le matin même – un autre podium était aussi installé sur les parvis de l’hôtel de Ville pour une soirée de clôture.

 

A nouveau, les décibels tournaient à plein régime grâce à une DJ – Barbara Butch avant un discours militant du président interpellant Emmanuel Macron à marcher pour les causes homosexuelles. Les organisateurs appelèrent les participants à lever leurs poings pendant une minute de silence en mémoire aux victimes de l’homophobie.


Outre les banderoles de la mairie qui informaient les montpelliérains de la marche sur la place de la Comédie, la municipalité avait installé un stand qui distribuait des informations contre l’alcoolisme et des bouchons d’oreilles.


Il y aurait eu 8 000 à 10 000 participants. Un chiffre supérieur aux 4 000 participants de 2016 mais qui reste inférieur au 20 000 participants de 2015.


Source et crédit photos : Lengadoc Info


En ligne le 12 juillet 2017

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lire 1 commentaire
p... le 19/07/2017
Titre : Hé alors ?
Commentaire :
Personne n'est obligé d'y aller encore heureux !!
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